VERS INTESTINAUX
Lannelongue, etc.), mais cette constatation na guère de valeur. Dans l'appendice même, on a trouvé des oxyures, des tricocéphales ayant pénétré dans la muqueuse (Weinberg). La présence de ces vers dans les appendices malades est relativement rare ; G. Railliet (1911), sur 119 appendices examinés, a trouvé o8 fois des oxyures et 1 tricocéphale.
Les parasites ne jouent donc qu'un rôle restreint dans
• tiologie de Lappendicite l'Letulle et Weinberg; Jalaguier).
2^ Phénomènes généraux et troubles divers. — Le tricocé.
jihale peut faciliter l'infection par le bacille d'Ebert Guiart).
Les lombrics déterminent parfois des rtnts fébriles, qui peuvent
même simuler la fièvre typhoïde aussi bien chez l'enfant
Weil) que chez l'adulte (Chauffard).
Assez souvent il existe une anémie plus ou moins accentuée; l'examen du sang décèle la diminution des hématies et de Ihémoglobine ainsi que de Véosinophilie. Quelquefois se développe une anémie grave, pernicieuse, surtout avec les botriocéphales et rankylostome, mais même avec les tœnias, les lombrics, les oxyures fAudéoud).
Des troubles nerreuxne sont pas rares: instabilité du caractère, insomnie, vertiges, palpitations, troubles du rythme cardiaque, convulsions, crises épileptiformes, etc. On a même vu réalisé le tableau de la méningite tuberculeuse (méningisme vermineux), mais il faut se méfier des coïncidences et toujours pratiquer la ponction lombaire.
3° Troubles liés aux migrations extra-intestinales. — La sortie des oxyures par l'anus, leur migration au périnée et surtout à la t'«/r<', déterminent des démangeaisons, qu'exagère la chaleur du lit; elles constituent un bon signe de ces parasites, et peuvent provoquer Vonanisme, particulièrement chez les petites filles, des vulvites..
Les migrations anormales des ascarides sont causes de troubles divers en rapport avec leurs localisations multiples (p. 26-i).
Diagnostic. — Les symptômes n'ont rien de pathognomonique. On ne peut les rattacher à leur cause que par la recherche attentive des vers ou de leurs œufs (fig. nO) dans les fèces et par la guérison à la suite de leur expulsion. 11 faut penser à l'intervention possible des vers intestinaux, mais lie pas mettre toujours sur leur compte les phénomènes observés.
Pronostic. — Le pronostic est généralement bénin. Sauf
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pour rAnkylostome et le Botriocéphale, les accide'nts graves sont exceptionnels.
Prophylaxie. — Elle dérive des conditions étiologiques particulières à chaque espèce de vers. On ne donne ni viande de bœuf ni viande de porc crue ou peu cuite ; on prescrit de préférence, dans un but thérapeutique, la viande crue de mouton ou de cheval; on ne laisse boire que de Teau pure, fdtrée ou bouillie; on évite les légumes et fruits crus qui peuvent être souillés; on proscrit la cohabitation avec les chiens et les chats; on assure la propreté des mains avant les repas.
Traitement. — Le traitement a pour but l'expulsion des vers par l'emploi des substances anthelmiitlhiqnes associées à des purgatifs.
11 est utile de mettre préalablement l'enfant au régime lacté pendant 1 ou 2 jours. Cette précaution n'est pas jugée indispensable par tous les médecins.
Contre les Taenias, les Botriocéphales, on use habituellement de la fougère mâle associée au calomel ou à la scammonée; plus rarement des semences de courge mondées, dont l'action est incertaine, de Vécorce de racine de grenadier, qui donne facilement des vertiges, des malaises, des vomissements ; l'alcaloïde de cette dernière, la pelletiérine, est généralement proscrit chez l'enfant.
Contre l'Ascaris lumbricoides, le médicament de choix est le semen-contra et son principe actif la santonine.
Les Oxyures comportent une indication prophylactique spéciale ; il faut empêcher l'enfant de porter à la bouche ses doigts chargés d'œufs après grattage de la région anale, couper les ongles ras, enduire les doigts d'une substance amère (quassia amara, aloès). On calme l'irritation périanale et vulvaire et on empêche l'émigration des oxyures par des bains locaux, par l'application d'une pommade à l'onguent napolitain (1 partie pour 2 de vaseline), au calomel ou à l'oxyde jaune de mercure. Enfin on provoque l'élimination des vers par les anthelminthiques pris par la bouche, notamment la santonine, par des lavements d'eau salée, froide à 20 p. 100, d'eau sucrée, cVeau de savon à 2 p. iOO, de solutions antiseptiques taibles {acide borique à 3. p. 100, bichlorure de mercure à 1 p. o.OOO), d'huile d'amandes douces. . Contre le Tricocéphale, le meilleur anthelminthique est le thymol.
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Le thymol peut être utilisé d'ailleurs contre les autres vers. On a conseillé son emploi dans Tappendicite; il ne paraît pas légitimé par l'observation clinique : les appendices d'enfants qui en ont pris de fortes doses (4 à 10 gr. suivant lage) renfermaient des oxyures vivants (Raillietj.
Aux États-Unis, on prescrit volontiers l'huile de Chenopodiuni ambrosioides contre les divers parasites intestinaux, notamment contre les Ascarides et l'Ankylostome duodénal.