‹ Précis de médecine judiciaireChapitre 142 sur 237 · I.1CASSACSB. q · texte numérisé non relu

I.1CASSACSB. q

nique (Duroziez, Lewy) caractérisé par une dyspnée extrême.

Du côté de la peau : Teinte plombique, frissonnement prolongé, fourmillements et pas de sueurs, de l'ictère. D’après Guider, quand il y a ictère saturnin, on trouve alors sûrement une urine hémaphéique. Les accidents qui suivent sont pour ainsi dire secondaires et dénotent une intoxication plus profonde.

Du côté du cerveau et des nerfs : Le plomb s’accumule dans le cerveau, cet organe est comme hypertrophié, la substance grise est pâle et anémique. Encéphalopathie (forme comateuse, délirante, convulsive, mixte], puis des troubles de la sensibilité générale : anesthésie, hémianesthésie, des phénomènes ataxiques.

Du côté des organes des sens : L’ouïe, le goûl, la vue sont atteints.

Du côté des mouvements des membres : Les membres affectés sont fléchis (paralysie des extenseurs); rarement les deux membres d’un même côté sont affectés en même temps; il y a des contractions, des tremblements (thèse de Lafont, Paris 1869) ; un épiphénomène aigu qui est comme la colique des articulations, c’est l’arlhralgie saturnine (douleurs violentes dans les jointures, la peau, les muscles); la tumeur dorsale de la main (Guider) ; des accidents du côté du système osseux (périostites, caries, nécroses).

Du côté de l'utérus : Il agit sur les libres musculaires lisses de l’utérus et provoque l’expulsion prématurée du fœtus (G, Paul), d’où la fréquence des avortements chez les ouvrières qui manienl les composés de plomb, principalement les polisseuses en caractères.

Empoisonnement aigu. — Ktiolocjie.

Il est connu depuis bien longtemps : Nicander a décrit l’empoisonnement par la céruse un siècle avant Jésus-Christ, mais c’est seulement à notre époque que l’action nocive du plomb a été bien appréciée. Orfila en faisait un poison irritant; Rognelta le rangea parmi les hyposthénisanls.

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