PREUVES
mons, en ouvrant seulement la cavité thoracique et en mettant à nu le cœur, les poumons, les gros vaisseaux de la base du cœur, le thymus, une partie de la trachée-artère et le larynx. L’examen général des parties peut donner certaines présomptions.
Chez les mort-nés, les poumons sont petits et rapprochés des gouttières vertébrales. Chez ceux qui ont respiré, ils sont volumineux et recouvrent le cœur, et dans les cas d’asphyxie on constate que le cœur droit est gorgé de sang, les vaisseaux remplis. Si la putréfaction a commencé, on remarque des bulles de gaz dans les vaisseaux et le thymus.
Pour l’examen des poumons eux-mêmes, après avoir noté leur situation, il faut signaler leur apparence extérieure, leur structure, leur poids, leur volume.
La couleur, ainsi que le montre notre planche, est uniformément d’un brun foncé, ou rouge lie de vin chez le mort-né. Elle est d’un rose vif, parfois rouge, d’une teinte nuancée et comme marbrée chez l’enfant qui a vécu. Le poumon à l’état fœtal a une surface lisse, sans lobules distincts; le poumon qui a respiré présente une surface lobulée et partagée en cellules polygonales distendues par l’air. Dans le premier cas, le poumon est spongieux et compact; dans le second, il est vésiculeux et nacré; à la coupe, le poumon qui a respiré laisse écouler de l'écume et l’on sent comme une sorte de froissement.
Après la respiration, le poids des poumons augmente. D’après Ploucquet, tous les auteurs ont répété que le rapport du poids du poumon avec celui du corps était de 1 à 70 pour le poumon n’ayant pas respiré et double pour le poumon ayant respiré1 Casper a mon-
* Cornil pense que vers le sixième mois l’air ne peut pénétrer