‹ Précis de médecine judiciaireChapitre 207 sur 237 · DE LA VIE DE L’ENFANT · texte numérisé non relu

DE LA VIE DE L’ENFANT

Iré que les différences sont bien plus faibles et qu’il n’y avait pas lieu de tenir compte de ce signe.

L’épreuve réellement décisive et importante pour savoir si l’enfant a respiré est l’expérience appelée docimasie pulmonaire ou hydrostatique. Voici comment on la pratique : après avoir incisé la trachée-artère pour voir si elle contient du sang, de l’eau ou de l’écume, on saisit avec les pinces l'extrémité supérieure du larynx, puis on sépare la trachée de la colonne vertébrale et on la détache de haut en bas avec toute la masse des organes contenus dans le thorax. On les porte aussitôt dans un vase plein d’eau à la température ordinaire, dans un seau ordinaire, par exemple.

On constate alors que la masse va au fond de l’eau ou qu’elle surnage. Selon le cas, on a déjà des présomptions.

Lasurnatation peutèlre très-nette, ou bien l'ensemble des organes reste entre deux eaux. La surnatation, c’est-à-dire la diminution de densité, peut tenir à la respiration naturelle, à un commencement de décomposition qui a produit des gaz putrides, à une insufflation pratiquée chez un enfant en état de mort apparente.

S’il y a eu respiration normale, les poumons onlles caractères déjà signalés; en outre, des fragments de poumons, pressés sous l’eau, remontent à la surface, car il n'est pas possible d’exprimer complètement tout l’air que la respiration y a introduit,

Dans les cas d’emphysème putride, qui d’ailleurs se produit assez tardivement, à moins que le corps n’ait séjourné dans l’eau, quand on presse sous l’eau des fragments de poumon, on exprime àpeu près tous

<|ue dans les bronches, sans pouvoir, à cause do leur structure anatomique, distendre les vésicules.

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