‹ Précis de médecine judiciaireChapitre 92 sur 237 · ASPHYXIÉS PAH LE FHOID · texte numérisé non relu

ASPHYXIÉS PAH LE FHOID

1" On portera l’aspliyxié, le plus promptement possible, de l’endroit où il a été trouvé au lieu où il devra recevoir des secours; pendant ce trajet, on enveloppera le corps ^ couvertures, de paille ou de foin, en laissant la face libie. On évitera aussi d’imprimer au corps et surtout aux membres des mouvements brusques ; 2“ dans l’asphyxie par le froid, .1 est de la plus haute importance de ne rétablir la chaleur que lentement et nar degrés. Un asphyxié par le froid qu on approcherait du leu. ou que° dés le commencement des secours, on ferait séjourner dans un lieu trop chauffé, serait irrévocablement pcrcJii. Il fau t, en conséquence, le porter dans une chambre sans feu, et la, lui administrer les premiers secours que reclame sa position , a si l’asphyxie a lieu par un froid de plusieurs degrés au-dessous do zéro on déshabillera le malade dont on couvrira le corps y compris les membres, de linges trempés dans de 1 eau e laquelle on aura ajouté des glaçons concasses. Il y aurait meme avantagea le plonger dans une baignoire contenant assez d eau additionnée de glace, pour que le tronc et les membres en fus sent couverts. Enfin, il y a utilité à pratiquer des frictions avec de l’eau glacée, et mieux encore avec de la neige; o“ 'orsque malade commence à se réchauffer, ou lorsqu'il se niamfes e des sûmes de vie, on l'essuie avec soin, et on le p ace dans un lit on s’abstenant toutefois d’allumer du feu dans la p.ece ou es le m tant que le corps n’a pas recouvré sa chaleur naturelle, =1- aussitôt que le malade peut avaler, on peut lui fane ■ PJe"^e un demi-verre d’eau froide dans lequel on aura mis une eu lcrée à café d’eau de mélisse, d’eau de Cologne ou de tout au î nmd de spiritueux ; G" dans le cas où l’asphyxié aurait de la pro- Sfon à l asToi, pissement, on lui administrerait des lavemen irritants, soit avec de l’eau salce, soit avec de 1 eau de savon .

AUX ASPHYXIÉS

est utile do faire observer que, de toutes les asphyxies, l'asphyxie par le froid est celle qui laisse, selon l’expérience des pays septentrionaux, le plus do chances do succès, même après plusieurs heures do mort apparente. Mais, d’un autre côté, cotte asphyxie exige aussi plus que toute autre une grande précision dans l’emploi des moyens destinés à ,1a combattre, et notamtnant dans le réchauffement lent et progressif du malado.

ASNIVXIÉS PAH LA CIIALECn.

1“ Si l’asphyxie a eu lieu par l’effet du séjour dans un lieu trop chaud, il faut transporter l’asphyxie dans un lieu plus frais et lui enlever, sans délai, tout vêtement qui pourrait gêner la respiration et la circulation; 2- dans toute asphyxie par la chaleur, la première chose à faire est de débarrasser le cerveau, en tirant du sang; s'il n’y a pas de médecin pour pratiquer une saignée et si quelqu’un des assistants est apte à le faire, il no devra pas hésiter un seul instant, principalement dans les contrées et les saisons chaudes; 5” les sinapismes en pèle ou en feuilles seront très utilement employés aux extrémités inferieures; !• dés que le malade peut avaler, il faut lui faire boire, par petites gorgées, de l’eau fraîche acidulée avec du vinaigre ou du jus de citron, et lui donner des lavements d’eau vinaigrée mais un peu plus chargée en vinaigre que l’eau destinée à être bue. Chez les asphyxiés par la chaleur, les boissons aromatiques ou vineuses sont toujours nuisibles; 5" en cas de persistance des accidents, et si aucun des assistants n’est apte à pratiquer une saignée, on peut, sans attendre l’arrivée du médecin, appliquer huit à dix sangsues derrière chaque oreille, ou quinze à vingt à l’anus; 6“ si l’asphyxie a été déterminée par l’action du soleil comme cela arrive surtout aux moissonneurs et aux militaires’ le traitement est le même; mais il faut, dans ce cas, faire des applications d’eau froide sur la tête ; il est à noter que c’est surtout dans ces circonstances que la saignée est efficace' i* pendant l’administration des secours, le malade doit être maintenu dans une position droite et la tête élevée. Si une personne a été asphyxiée par la foudre, il faut immédiatement la porter au grand air, la débarrasser sans délai de ses vêtements, faire des affusions d’eau froide, comme dans les cas d’asphyxie pai les gaz méphitiques, pratiquer des frictions aux extrémités et chercher à rétablir la respiration par des pressions alternatives de la poitrine et du bas-ventre, et par les autres moyens employés dans les soins ê donner aux noyés.

DES ASPHYXIES

COMPOSITION DE LA CAISSE DE SECOUIIS DITE FUMIGATOIKE rotin LES NOTÉS ET LES ASrlIÏXIÉS.

1» Une paire de ciseaux de 16 centimètres de long, à pointes mousses • 2“ un peignoir de laine ; 3“ un bonnet de laine ; A' un levier de buis; 5° un caléfacteur de un demi-litre à un litre;

G» deux frottoirs de laine ; 7" deux brosses ; 8“ une bassinoire a eau bouillante; 9“ le corps de la machine fum.gato.re ; 10" son soufflet • 11“ un tuyau et une canule fumigatoire ; 12 une boite en ler-blanc contenant du tabac à fumer ; 15" une seringue a lavement avec canule; 14“ une aiguille à dégorger la canule . 15“ des plumes pour chatouiller la gorge; lb° une cuilleiernée;17"un gobelet d'étain; 18“ un biberon; 19“ une bouteille contenant de l’eau-de-vie camphrée; 20" un flacon contenant de l’eau de mélisse spiritueuse; 21" un flacon renfermant un demilitre d’alcool; 22" une petite boite en fer-blanc renfermant plusieurs paquets d’émétique de 5 centigrammes chacun; 2o un flacon à l’émeri, à large ouverture, contenant 500 grammes chlorure de choix en poudre; 24" un flacon contenant 100 grammes de vinaigre ; 25" un flacon à l’émeri contenant 100 grammes d’éther sulfurique; 26" un flacon à l’émeri contenant 100 giammesd ammoniaque (alcali volatil); 27" 100 grammes de sel gris ; og" des bandes à saigner, des compresses, de la charpie et un plaque de taffetas d’Angleterre; 29" un nouet de poivre et ; do camphre pour la conservation des objets de laine, oO une palette ; 31" un briquet ; 52" un spéculum laryngien ; où un martoiu de Mayor ; 34“ une rondelle de caoutchouc.

Outre ces objets, on place un thermomètre centigrade . > chaque localité où il est possible de le faire.

A ces indications générales, nous ajouterons la description det méthodes de Marshall-Hall et de Sylvester qui peuvent être employées dans les différentes asphyxies.

La méthode de Marshall-Hall consiste « à tourner doucement le corps sur le côté et un peu en arrière, puis a le ramener brusquement, et cela alternativement». On exerce, e“re une pression sur la paroi postérieure du thorax chaque fois que le corps est amene dans la pronation.

Dans la méthode du docteur Silvester, 1 effet mspiratone est produit par l’extension des bras et leur e evation de chaque côté de la tôle. L’expiration a heu quand on replie les bras sur les parties latérales du tronc.

DK LA SUFFOCATION.

En résumé, la première méthode commence par un mouvement d’expiration, tandis que la seconde commence par une inspiration.

La société médico-chirurgicale de Londres (1863) a constaté que cette dernière méthode était préférable, et que pour faire cesser la mort apparente, dans les cas d’asphyxie par submersion, il faut la considérer comme un moyen capable de produire des mouvements respiratoires semblables à ceux de la respiration normale.

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