‹ Précis de médecine légaleChapitre 137 sur 410 · QUESTIONS DE SURVIE · texte numérisé non relu

QUESTIONS DE SURVIE

qu'il y a égalité d'&ge, ou si la difTérenoe qui existe n*6xcède pas une année.

SMls étaient du même sexe, la présomption de survie qui donne ouverture à la succession dans Tordre de la nature doit être admise ; ainsi le plus jeune est présumé avoir survécu au plus âgé.

Les médecins interviennent quelquefois dans ces questions de survie, parce que les héritiers leur demandent s'il est possible d'établir par la nature des blessures, par Texamen des cadavres et par les circonstances du fait, si telle ou telle personne a succombé la première ou la dernière. C'est là un problème qui ne comporte que rarement une solution précise et certaine, et toules les considérations générales que les auteurs les plus renommés, comme Foderé et Devergie, ont présentées à cet égard, ne nous paraissent guère susceptibles d'application pratique. On doit même dire que les consultations médicales qui ont été publiées sur les questions de cette nature n'ont fait, pour la plupart, qu'émettre des hypothèses plus ou' moins soutenablés et dont on comprend que les juges n'aient pas toujours tenu compte.

Toutefois, dans certains cas, dans ceux par exemple où il s'agirait de mort par inanition, par l'action du froid ou d'une température trop élevée, on conçoit qu'on pourrait tirer un parti utile des indications que l'on possède sur ces sujets (voy. le chap. vi, p. 195).

La question de survie peut se poser aussi à l'occasion du meurtre simultané ou presque simultané de plusieurs personnes. Ici, le siège et la nature des blessures, la disposition des cadavres et des taches de sang sur le lieu du crime pourraient quelquefois fournir des indices très importants.

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