TRANSMISSION DE MALADIES VENERIENNES
de la muqueuse et un écoulement franchement purulent, en général très abondant. La vulvite spontanée ou traumatique présente assez souvent, il est vrai, la même acuité; mais ce qui appartient presque exclusivement à la chaudepisse, c'est la violence souvent excessive des douleurs qu'occasionne la miction. Cette différence tient à ce que Turétrite est relativement fréquente quand Tinflammation est de nature blennorrhagique, tandis qu'elle s'observe assez rarement dans les vulvites qui reconnaissent une autre origine. Certains auteurs (CuUerier, Rollet), dont Topinion est peut-être un peu trop absolue, déclarent même que Turétrite de la femme est toujours blennorrhagique; en réalité, elle peut se développer à la suite d'un traumatisme, mais elle semble alors limitée au voisinage du méat urinaire, et elle ne subsiste que pendant la période la plus aiguë de la maladie, tandis que dans la biennorrhagie elle persiste plus longtemps.
La turgescence extraordinaire des vaisseaux répandus à l'entrée de la vulve et du vagin, signalée par Tardieu comme un caractère propre à la blennorrhagie, la saillie des glandes foUiculeuses des petites lèvres, la tuméfaction prononcée et douloureuse des ganglions inguinaux, sont des signes qui témoignent de l'intensité de l'inflammation, mais qui peuvent s'observer dans toutes les vulvites, quelle qu'en soit la cause. L'inflammation des glandes de Bartholin est plus caractéristique de la blennorrhagie.
La vulvite blennorrhagique persiste ordinairement à la période d'acuité pendant une quinzaine de jours, et c'est alors seulement qu'elle commence à décroître. Au contraire, s'il s'agit d'une vulvite spontanée ou traumatique, le plus souvent elle commence déjà au bout d'une huitaine de jours à diminuer beaucoup d'intensité pour persister ensuite plus ou moins longtemps à l'état subaigu ou chronique. Mais il n'en est ainsi que si la maladie s'est développée chez une enfant dont l'état de santé général est bon, et si elle a été traitée convenablement ; dans les conditions inverses, la vulvite spontanée ou traumatique peut durer plusieurs semaines en conservant une grande violence.
En somme, un diagnostic absolument certain est impos-