ONANISME
des taches de sang sur son pantalon et sa chemise ; on constata aussi qu'il y avait un écoulement sanguin par le vagin de la jument (?).
Dans tous les cas publiés de sodomie concernant des femmes l'animal était un chien. Dans une observation de Pfaff, on trouva sur le pubis d'une jeune fille un poil noir de chien, et des spermatozoïdes accolés aux poils du pubis de la fille.
. Dans quelques cas, il s'agit de rapports entre un chien et un homme, rapports dans lesquels le chien joue un. rôle de pédéraste actif. La possibité de semblables rapports a été contestée. Le professeur Bouley * l'a niée. Il invoquait notamment ce fait que l'orifice anal de l'homme ne s'accommode pas à la direction du pénis du chien en érection et il faisait remarquer que, si le coït avait eu lieu, la séparation immédiate ne pourrait s'elTectuer, en raison de la dilatation considérable que subit en ce cas le pénis du chien, qu'au prix de grands efforts qui ne manqueraient pas de produire des déchirures de l'anus. — Cependant des exemples incontestables d'actes de ce genre ont été observés *, Le chien était toujours un animal de grande taille, ce qui paraît une condition indispensable. Des déchirures et même des plaies profondes de l'anus ont été observées quand la séparation a été trop brusque.
§ III. — Onanisme.
On demande quelquefois à l'expert si un individu porte des traces d'habitudes de masturbation. Cette question peut être posée par exemple quand il s'agit d'enfants qu'on suppose avoir été victimes d'actes de débauche autres que le viol ou la pédérastie, ou bien quand il y a lieu de penser d'après les renseignements recueillis par l'enquête que des inculpés ou des plaignants, dans les affaires d'attentat ou d'outrage public à la pudeur, sont adonnés depuis longtemps à la masturbation.