Constantin Paul, Thèse de Paris, 18(il
3. Delpech, Industrie du caoutchouc soufflé (Ann.d'hyg. puàL et de méd. iég., t^ série, 18G3, t. XIX).
avoutement 439
altérations pathologiques du placenta : apoplexie, inflammation, dépôt de matières exsudées, dégénérescences, sont encore des causes d*avortement qu'on peut être à même de reconnaître.
Les traumatismes portant directement ou indirectement sur l'utérus peuvent occasionner aussi Tavortemenl ; on voit quelquefois celui-ci succéder non seulementà des coups ou à des chocs atteignant avec une certaine violence la matrice, mais aussi aux ébranlements déterminés dans cet organe par les secousses du saut, de la danse, de l*équitation, d'une course en voiture, du vomissement, de la toux, etc. C'est à propos de l'action de ces causes que Ton peut le mieux apprécier lesdiiTérences énormes que présentent les diverses femmes par rapport à la facilité de Tavortement. € Il en est, dit Mauriceau, qui avortent pour le moindre faux pas qu'elles fassent, ou seulement pour trop lever le bras. > D'autres au contraire résistent aux traumatismes les plus violents. Mauriceau cite à cet égard le cas d'une femme grosse de sept mois qui, pour éviter un incendie, descendit parla fenêtre en se tenant à ses draps, lâcha prise, tomba du troisième étage sur un tasdepierres,secassaravant-bras, mais n'avorta pas. Depuis Mauriceau, tous les auteurs ont cité des faits analogues, et nous-méme en avons vu plusieurs. — Il y a même des cas, infiniment plus rares il est vrai, où la piqûre, le décollement de l'œuf, n'amènent pas l'avorlement.
La même différence s'observe à l'égard des émotions et des influences morales à la suite desquelles on a vu l'avorlement survenir. Ce ne sont là le plus souvent que des causes occasionnelles, la cause efficiente étant une prédisposition antérieure, dénature ordinairement indéterminée.