‹ Précis de médecine légaleChapitre 207 sur 410 · ÉTAT DES POUMONS AVANT ET APRÈS LA RESPIRATION · texte numérisé non relu

ÉTAT DES POUMONS AVANT ET APRÈS LA RESPIRATION

extrêmement foncé, avec toutes les nuances intermédiaires. Leur teinte n*est pas toujours uniforme, mais souvent plus ou moins régulièrement marbrée.

Consistance. — Les poumons qui n'ont pas respiré sont fermes, d'une consistance charnue. Les poumons qui ont respiré donnent sous les doigts qui les pressent une sensation spéciale ; ils crépitent^ suivant l'expression consacrée. A la coupe, ils montrent une surface spongieuse, et non pas lisse et homogène comme les poumons de mortnés.

État de la surface. — M. Bouchut a insisté sur ce signe de la respiration, auquel il attribue avec raison une grande valeur. Les poumons qui ne contiennent pas d'air ont une surface parfaitement lisse, qui, à part les différences possibles de coloration, paratt absolument uniforme à l'œil nu ou armé de la loupe. Au contraire, la surface des poumons qui ont respiré est couverte de très petites vésicules, contiguês entre elles, qu'on aperçoit à l'œil nu, ou mieux encore à la loupe, sous forme de sortes de petites perles brillantes et extrêmement fines. Ces vésicules sont constituées par des alvéoles pulmonaires remplies d'air.

Poids spécifique. — Les poumons qui n'ont pas respiré sont plus lourds que l'eau. Ceux qui ont respiré conservent l'air qui a pénétré dans leur intérieur^, et par suite sont plus légers que l'eau ; ils surnagent quand on les plonge dans ce liquide. Ce caractère est beaucoup plus important et plus démonstratif que les précédents, c'est lui que l'on utilise presque uniquement pour reconnaître si la respiration s'est effectuée. On le constate et on l'apprécie à l'aide d'une épreuve appelée docimasie hydrostatique sur les détails de laquelle il est nécessaire d'insister.

1. Non seulement Tuirlie disparait pas spontanément des poumons, mais il est impossible de l'en faire sortir complètement, à moins de détruire absolument la structure de ces organes en employant une violence énorme. Quand on comprime sous Teau un fragment de poumon on voit bien sortir, sous forme de fines vésicules gazeuses, un peu de l'air qu'il contient, mais aussi souvent qu'on répète cette manœuvre, on ne réussit jamais à expulser tout l'air et à empêcher la surnatation. C'est que les alvéoles pulmonaires sont tellement enchevêtrées dans tous les sens qu'il est impossible de les vider toutes de l'air qui les remplit.

-ÉÈfe ;-^î ' INFANTICIDE "»'r;

. §11. — Docimasle pulmonaire . hydrostatique. , . -

On procède à cette épreuve de la façon suivante. EèT' thorax étant ouvert, et' après que l'on s'est livré aux premières constatations sur les organes encore en place, on sectionne tranversalement la trachée, Tœsophage et les gros vaisseaux à la base du cou, et on enlève d'un seul coup," en rasant la colonne vertébrale avec un scalpel, les^ poliihons, le coeur et le thymus. ^■

La masse des organes thoraciques est alors plongée dans lin vase plein d'eau et suffisamiftent spacieux pour que les organes puissent s'enfoncer sans être retenus par les parois. Trois cas peuvent se présenter : la masse entière surnage de façon qu'une partie de sa surface reste au-dessus du niveau de l'eau ; elle surnage incomplètement, c'est-à-dire qu'elle effleure à peine la surface du liquide, ou reste en équilibre au milieu de celui-ci, entre deux eaux ; enfin elle tombe ail fond du vase.

Dans le premier cas, il est évident que les poumons contiennent une quantité considérable d'air, puisque non seulement ils surnagent, mais encore ils soutiennent le cœur et le thymus. Toutefois, avant de conclure que Taira pénétré dans toutes les parties du poumon, ainsi que cela doit avoir lieu quand la respiration s'est établie complètement,on doit s'assurer directement de la réalité du fait. Pour cela il faut avoir soin, après avoir opéré sur la masse des organes thoraciques, de séparer les poumons du cœur et du thymus, de constater si chacun d'eux surnage isolément,' puis les diviser en petits fragments et faire la môme constiitation sur chacun de ces fragments.

Cette manœuvre est à plus forte raison nécessaire quand la masse des organes thoraciques surnage incomplètement, puisque c'est dans ce cas çurtoul qu'on peut supposer que certaines parties des poumons n'ont pas été pénétrées par l'air.

Enfin, elle est également indispensable quand les poumons, plongés dans l'eau avec le cœur et le thymus, tombent au fond du vase ; il arrive en efTeJ, quelquefois dans ce cas que l'air a pénétré dans certaines portions des pou-

CAUSES D* ERREURS i>AN6 l'ÉPREUVE DOGIMASIQUE 487

i^ons\ portions d'une étendue* trop restreinte pour qu'il puisse en résulter la sumatatioo du reste de ces organeë» ainsi que du cœur et du thymus. ".

Comme complément des manœuvres-qui viennent d'être indiquées, il faut presser fortement chacun des fragments pulmonaires au-dessous de l'eau. Si la respiration ne s'est pas effectuée, on ne voit pas isortir d'air de ces fragments, ou seulement quelques rares bulles, isolées, atteignant ou dépassant les^dimensionsd'une tête d'épingle ; cet air provient des bronches, et il s'est introduit dans ces canaux rigides et béants pendïint qu'on sectionnait le poumon. Quand la respiration s'est effectuée, la compression des fragments pulmonaires en fait sortir une fpule de vésicules gazeuses, extrêmement fines, qu'il est à peine possible.de distinguer isolément, et qui viennent former de l'écume à la surface du liquide. Ces bulles représentent en quelque sorte le moule des alvéoles pulmonaires dont elles proviennent; »

I III. — Causes d'erreurs dans l'épreuve docimasique.

. PutréfBction, — La surnalation des poumons peut être due non pas à ce que ces organes ont été remplis d'air par la respiration, mais à ce qu'ils contiennent des gaz développés sous l'influence de la putréfaction.

. Ilest facile de reconnaître la putréfaction des poumons*. A»u début, il existe sous la plèvre un certain nombre de vé-

1. Tardieu enseignait que la putréfaction ne 9'étend que très tardivement aux poumons. Le fait est exact en général, et assez souvent on trouve les poumons intacts alors qu'il existe déjà des signes exté- HeUr&de putréfaction assez avancée. Mais il y a des exceptions, et quelquefois la putréfaction des paumons marche parallèlement avec celle des autres organes. Quand la respiration s'est effectuée, les poumons se putréfient plus rapidement que dans le cas contraire. - D'après les recherches de Tamasia (Hivista speriment, di med.Jeg^, 1876), de Descoust et .Bordas la putréfaction gazeuse se manifeste exclusivement sur les poumons qui ont respiré. Par conséquent, la sumatation des poumons dans l'eau serait toujours la preuve de la respiration, sans qu'on ait à se préoccuper si ces organes sont putréfiés ou non. Cette conclusion, bien que basée sur des faits qui semblent très bien observés, se heurte à quelques exceptions, et par conséquent ne nous parait pas applicable dans la pratique. >, r

sicules gazeuses, atteignant presque toujours au moins les dimensions d'une tête d'épingle, et réunies par groupes plus ou moins étendus, qui occupent surtout la base et les parties postérieures de Torgane. Plus tard, les bulles de gaz augmentent de nombre et de volume, au point d'atteindre parfois les dimensions d*une noix. En même temps, la couleur des poumons change ; elle devient plus uniforme, d'une teinte moins vive, plus sale et plus effacée ; lorsqu'on incise le parenchyme le sang qui s'en écoule est spumeux. Il va sans dire que les bulles gazeuses se développent non seulement sous la plèvre, mais dans toutes les parties de l'organe.

Lorsque des poumons putréfiés surnagent, il s'agit de reconnaître si cette sumatation est uniquement le résultat de la putréfaction, ou bien si la respiration s'est effectuée dans ces poumons. Le problème ne peut être résolu que dans un certain nombre de cas.

Si, après avoir crevé les bulles de gaz qui se trouvent sous la plèvre ou seulement les plus grosses d'entre elles, les poumons s'enfoncent ; si en comprimant les morceaux du poumon sous Teau, on voit ces fragments donner issue à un certain nombre de bulles de gaz atteignant au moins les dimensions d'une tête d'épingle, et tomber ensuite au fond du vase, on pourra conclure que ces poumons n'ont pas respiré. Si, au contraire, les poumons ne présentent qu'un petit nombre de bulles de gaz de putréfaction et qu'après que Ton a crevé ces bulles ils continuent à surnager, si, en comprimant les fragments sous l'eau, on en voit sortir une foule de vésicules gazeuses extrêmement fines qui viennent former de l'écume à la surface du liquide, et si, après avoir été serrés aussi fortement que possible entre les doigts, les fragments continuent à surnager, on pourra conclure que les poumons ont respiré. L'issue d'un grand nombre de très lines vésicules gazeuses témoigne en laveur de la respiration, parce qu'elles représentent en quelque sorte le moule des alvéoles pulmonaires, restées intactes. Si, au contraire, il s'agit de gaz développés par la putréfaction, les bulles ont un volume plus considérable! parce que les cloisons des alvéoles sont alors en partie dé-

CAUSES D*ERREURS DANS l'ÉPREUVE DOGIMASIQUE 489

truites, et le gaz, occupant un espace plus grand, forme des bulles plus grosses.

L'état de la surface extérieure du poumon peut aussi être utilisé, ainsi que Ta indiqué Bouchut. Sur un poumon qui a respiré, on aperçoit sous la plèvre les alvéoles pulmonaires remplies d'air et constituant de fines vésicules brillantes. Les gaz développés par la putréfaction ne forment jamais de bulles aussi petites et aussi régulièrement disposées.

Quand les poumons sont très putréfiés, qu'ils renferment de nombreuses bulles de gaz volumineuses, il est impossible de reconnaître avec certitude s'ils ont respiré ; la docîmasie hydrostatique ne permet pas de conclusion.

Insutllation, - On s'est demandé si Tair que Ton trouve dans les poumons ne pourrait pas provenir de Tinsufflation ou de manœuvres de respiration artificielle faites pour ranimer Tenfant, ou dans un autre but. C'est là une crainte qui répond presque uniquement à des préoccupations théoriques : de telles pratiques supposent en général Tintervention d*un médecin ou d'une autre personne, et par suite un accouchement non clandestin, ne pouvant donner lieu à une suspicion d'infanticide.

Néanmoins comme il peut arriver à la rigueur que la mère pratique elle-même l'insuiTlation sur son enfaut, on a cherché comment on pourrait distinguer les poumons insufflés de poumons ayant respiré.

L'insufDation fait rarement pénétrer l'air dans toutes les parties des poumons, en sorte que ces organes présentent des llols déprimés, encore à l'état fœtal. Sur d'autres points au contraire, Tair, pénétrant avec trop de force, détermine très souvent la rupture des vésicules pulmonaires et la formation de plaques d'emphysème. En outre, tandis que les poumons qui ont respiré contiennent toujours une quantité assez abondante de sang parce que la petite circulation s'établit en même temps que la respiration, les poumons insufflés restent presque exsangues, à moins toutefois que l'insufflation n'ait porté sur des poumons déjà très congestionnés, comme le sont souvent ceux des enfants morts pendant la naissance. Enfin lorsque l'insufflation est pra-

46g ' rNFANTICItoE .

Hquée de bouche à bouche ou à Taide d*ane sonde portée simplement dans la gorge, la plus grande partie de Pair passe dans Testomac et Tintestin, et distend ces organes. Poumons congelés ou ayant séjourné dans ralcooL «^ Les poumons congelés peuvent surnager dans .Feauj bien que vides d*airetde gaz. Celte cause d'erreur est bien facile à éviter ; il suffit de laisser les poumons se réchauffer dans Teau pour les voir s'enfoncer. On s'assure aussi qu'ils ne contiennent pas d'air en les comprimant sous l'eau. .

- Les poumons qui ont séjourné dans l'alcool peuvent aussi flotter quelques instants sur l'eau. Mais ils ne tardent pas à s'enfoncer et en tout cas, en les comprimant sous l'eau, on reconnaît facilement s'ils contiennent de Tair*' "

- Circonstances qui peuvent empêcher la surnatation dès poumons ayant respiré. — Quand le séjour dans l'alcool a été très prolongé, les poumons peuvent au contraire ne pas surnager dans l'eau, bien qu'ayant respiré.

La coction dans l'eau bouillante, l-exposition à la flamme peuvent aussi rendre des poumons ayant respiré, incapables de- surnager dans l'eau. Il en est de même pour les poumons extrêmement putréfiés, et réduits en un magma presque pâteux.

Certains fragments du poumon peuvent ne- pas surnager parce qu'ils sont le siège de noyaux hémorragiques : on reconnaîtra le fait facilement, et il est évident qu'on n'en conclura pas que l'air n'a* pas pénétré dans ces parties ; il a pu parfaitement en être chassé par l'épanchement sanguin, ainsi qu'on le voit chez l'adulte.

Des parties plus ou moins considérables du poumon peuvent aussi ne pas surnager parce qu'elles sont le siège d'une altération morbide, congénitale, notamment de celle qui a été décrite sous le nom de pneumonie bjanc/ie, et qui consiste en la réplétion des alvéoles par une prolifération de l'épithélium qui a subi la dégénérescence graisseuse*.

. . 1. Suivant Hofoiann. [de Vienne), si les poumons extraits idu corps sont laissés quelques jours dans l'eau courante, ils s'emplissent d'eau, se vident d'air, et finissent par enfoncer.

INTERPRÉTATION DKS RESULTANTS DE LA DOCIMASIE 49f

rv. — Interprétation des résultats fournis. ,- - par la docimasie.

• Dans rimmense majorité des cas, cette interprétation ne souffre pas de difficulté. Les causes d'erreur signalées précédemment étant écartées, on peut dire que si tes pouliions contiennent de Tair, l'enfant a respiré, et inverseliient que s*ils n'en contiennent pas, la respiration ne s'est pas effectuée.

Ilya cependant des circonstances exceptionnelles qui peuvent rendre ces conclusions plus ou moins inexactes.

Respiration intra-utérine. — Remarquons tout d!abord que « respiration » n'est pas toujours rigoureusement synonyme de (c vie extra-utérine ». Il peut arriver que pendant Taccouchement, alors que les membranes de l'œuf sont déjà rompues, l'enfant respire dé Tair qui a pénétré dans l'utérus à la suite de manœuvres obstétricales, de l'introduction de la main ou seulement d'un doigt. Dans quelques cas l'enfant a môme crié, étant encore dans l'utérus. Il peut arriver aussi que l'enfant respire non pas de Taîr introduit du dehors, mais des gaz développés dans là matrice (lympanisme utérin). L'enfant peut mourir ensuite avant de naître. Les poumons de ces morts contiendront donc de l'air, en quelques points seulement dans la plupart des cas, mais quelquefois dans presque toute leur étendue*.

Les faits de ce genre, qui sont d'ailleurs fort rares, ne sont guère de nature à occasionner des erreurs médicolégales. Ils ne s'observent que lorsqu'il y a eu des manoeuvres obstétricales, ou toutau moins lorsque l'accouchement à été difficile et prolongé^. Or ce n'est pas en pareils cas que la question de savoir si l'enfant a ou non respiré se

1. Klein {Vierteljahvschr, f, gerichtL Medic, 1892) en cite un exemple.

2. On s'est demandé si, en dehors de toute manœuvre obstétricale^ Tair atmosphérique ne pourrait pas arriver jusqu'à la bouche de l'enfant (se présentant par la face) à la suite de certains mouvements du bassin. TeufTel (Monatschr. f, Gebursth. und GynàkoL, nov. 1898) a vu chez une parturiente l'air pénétrer de cette façon dans la cavité de Tœuf.

492 INFAMTIGIDB

pose à Texpert ; et, si elle se posait, les circonstances du fait aideraient beaucoup à la résoudre.

Respiration ne laissant pas de traces sur les pouinons. — Il est certain que dans quelques cas, très exceptionnels d'ailleurs, les poumons sont trouvés vides d'air à Tautopsie, bien que Tenfant ait vécu plusieurs heures on même plus d'un jour, en manifestant sa vie non seulement par des mouvements, mais aussi par des cris, et même en exécutant des mouvements respiratoires réguliers. L'interprétation physiologique de ces faits est controversée';

4. PourMaschka, chez les enfants dont il s'agit, il n'entre en réalité pas d'air dans les poumons. Les bruits et les sons qu'ils font entendre, se rapprochant plus ou moins du véritable cri, sont produits par Tair contenu dans la bouche et dans le pharynx, agité par les mouvements des lèvres et des joues ; l'air peut aussi être refoulé dans le larynx et dans la trachée, et quand la force en vertu de laquelle il distend ces organes cesse d'agir, il ressort en partie, en faisant vibrer les cordes vocales, mais sans avoir pénétré jusque dans les poumons.

Suivant Simon Thomas et Schœrer, il est impossible d'admettre qae chez les enfants qui ont exercé pendant plusieurs heures des mouvements respiratoires réguliers, qui ont fait entendre pendant plusieurs heures de véritables cris (comme ils en citent des exemples), l'air n'ait pas pénfilré plus ou moins complètement dans les poumons. Si ceux-ci sont trouvés vides à l'autopsie, c'est que tout l'air qu'ils contenaient a été expulsé. Cette expulsion se ferait grâce à la diminution graduelle des forces inspiratoires, tanrjis que l'expiration, qui est effectuée par des forces passives (l'élasticilé du poumou et des parois thoraciques), conserve une plus grande énergie. Il en résulterait qu'à chaque mouvement respiratoire il sort plus d'air qu'il n'en est entré, et qae finalement les poumons s«) vident complètement. Ces auteurs font remarquer que si l'on ne peut, par une pression môme très énergique, . chasser l'air contenu dans un poumon qui a respiré, c'est que la pression oblitère un grand nombre de canalicules bronchiques ; mais que les conditions ne sont plus les mômes quand les poumons sont soumis dans le lhora\ m^mj à l'action des forces respiratoires.

Une expérience de Krahmer semble jusqu'à un certain point appuyer cette opinion Krahmer, en suspendant par la trachée des poumons de lapin, a constaté qu'ils se vidaient graduellement de tout l'air qu'ils contenaient, et qu'au bout d'un certain temps ils ne surnageaient plus dans l'eau. Il attribue ce fait à la contracUon du tissu pulmonaire qui chasse l'air à travers les bronches et il déclare que si celles-ci sont obstruées par du mucus ou une autre substance, l'air reste dans les alvéoles.

Lichtheim a montré qu'au contraire l'air peut sortir alors même que la trachée a été liée ; il faut pour cela préserver les poumons de la dessiccation en les plaçant dans la chambre humide. L'air quitte d'siwrd les parties sous-jacentes aux surfaces libres, et sur une profondeur qui augmente graduellement jusqu'à ce qu'il ne reste plus qu'un petit

Page 1