INFANTICIDE PAH STRANGULATION
les nouveau-nés opposent quelquefois à ce genre de mort. Bardinet ^ a rapporté le cas d'un enfant enterré à 25 centimètres de profondeur, qui fut retiré au bout de quatre ou cinq heures, et qui vécut ensuite quatre jours (il était à la fois hydrocéphale et anencéphale). Maschka* a publié l'observation d'un enfantqui resta enterré cinq heures, put être rappelé à la vie et mourut trois jours après, à la suite d'un phlegmon développé autour d'une plaie. Kohn cite aussi l'exemple de deux enfants ensevelis immédiatement après la naissance, et qui furent déterrés vivants. On doit supposer que dans ces cas, bien que le corps ail été enfoui à une certaine profondeur, un peu d'air pouvait arriver à travers les interstices de la terre jusqu'aux orificed respiratoires.
Enfin, l'enfant peut être tué par séquestration dans un espace confiné, dans une malle, une botte, un panier, etc. La mort arrive au bout d'un temps variable qui dépend naturellement de la quantité d'air dont Tenfant peut disposer. Tardieu, qui a observé plusieurs de ces cas, n'a jamais noté de violences, et il est alors impossible d'affirmer que Tenfant a été enfermé vivant dans l'espace où son cadavre a été trouvé.
g II . — Inranticide par strang^ulatlon.
La strangulation est exercée sur le nouveau-né soit avec les mains, soit avec un lien.
La strangulation à la main est souvent combinée avec l'obturation de la bouche et du nez. On aperçoit sur la face antérieure du cou des empreintes unguéales, des érosions, des égratignures semblables à celles qui ont été décrites déjà. Ces érosions peuvent s'accompagner, comme chez l'adulte, de lésions des diverses parties profondes du cou (page 182). Ces lésions sont quelquefois beaucoup plus graves que chez l'adulte, parce que les tissus et les organes offrent moins de résistance. Ainsi dans un cas, nous avons