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CARACTÈRES PARTICULIERS DC CERTAINES PROFESSIONS

radial de Tindex, à la lôte du deuxième métacarpien, à l'extrémité de la face palmaire du pouce gauche, à la main droite un calus qui occupe toute la face palmaire du pouce et à la main droite un calus qui occupe toute la face palmaire. D*autres durillons, à siège spécial, s'observent encore chez les ouvriers qui manient des ciseaux (coupeurs, hrossiers, coiffeurs), chez les écaillêreSf les graveurs, etc., etc.

Chez d'autres ouvriers, Tépiderme des mains, au lieu d'être épaissi, est aminci, ramolli ou détruit. Cet état est dû h un frottement continu, mais non dur et violent, ou à l'action d'un liquide chaud plus ou moins chargé de substances acides ou alcalines, de matières organiques ; il s'observe notamment chez les hoyaudiers, les dëvidetises de cocons de soieries écosseuses de pois, les fîleuses de liii, etc.

Les ouvriers qui taillent ou piquent les meules ont les mains tatouées, surtout à la face dorsale, de nombreux grains noirâtres constitués par les particules d'acier qui s'implantent dans le derme.

Chez les couturières et en général chez les ouvrières qui manient l'aiguille, la peau de l'extrémité de l'index gauche, principalement sur le bord externe, est rugueuse, épaisse, noire, en raison des innombrables piqûres que supporte celte région.

La coloration de la main est caractéristique de certaines professions. Les teinturiers ont les deux mains parcheminées et teintes uniformément par une couleur qui résiste au lavage. Tous les ouvriers qui manient le charbon et le fer ont les mains noires *. Les forgerons ont souvent, en outre, de nombreuses cicatrices aux mains, résultant de brûlures produites par des parcelles de fer incandescent. Mentionnons encore, à propos de la coloration des mains, la teinte jaune du pouce et de l'index chez les fumeurs de cigarettes.

Les mains sont souvent aussi imprégnées dans leurs plis,

1. Il peut y avoir intérêt k démontrer que cette coloration est due au fer. Pour cela on coupe avec un scalpel des fragments d'épidcrme qu'on laisse ensuite macérer dans l'eau distillée, aiguisée par de Tacide chlorhydrique pur ; au bout d'un certain temps les parcelles de fer incrustées dans l'épiderme se détachent, et le liquide traité par le ferro- cyanure de potassium donne une coloration bleue.

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sous les ongles et à toute la surface, des poussières ou diverses substances, avec lesquelles les ouvriers sont perpétuellement en contact, et qui peuvent d'ailleurs se retrouver parfois aussi à la fîgure, dans les cheveux, la barbe, les vêtements. Ces substances peuvent être extraites directement ou par le lavage, et caractérisées, soit par Texamen microscopique, soit par l'analyse chimique. Outre le fer, on peut reconnaître ainsi le cuivre, Tor, Targent, le plomb, le mercure, l'amidon, la farine, le tripoli, la nacre, etc.

Les ongles gardent souvent les colorations artificielles mieux et pins longtemps que Tépiderme. Ils sont d'un rouge sombre chez les tanneurs ei les corroyeurs, d'un brun noirûtre chez les ébénistes, d'un brun très noir chez les écaleuses de noix, etc. — Les ongles présentent aussi quelques déformations professionnelles. Ils sont usés, amincis, chez les vieilles blanchisseuses, chez les boyaudiers (à la main gauche). Le bijoutier-graveur, qui t-ient son burin fortement appuyé contre le pouce droit, a le bord radial de l'ongle de ce pouce usé. Il en est de môme chez les écosseuses de pois. Les deiitelières se coupent Tongle de l'index droit très court, et le laissent au contraire très long à l'index gauche.

Enfin la main peut être déformée par suite de la distension de certains ligaments, de la rétraction de l'aponévrose, des altérations des tendons ou de leurs gaines. Les blanchisseuses, qui pendant de longues années ont serré le manche de leur battoir, ne peuvent plus étendre complètement les doigts de la main droite : il en est de même chez les cloutiers. Les repasseuses^ qui constamment pressent avec les doigts sur les robes et sur les chemises pour y dessiner les plis, ont une distension très grande des ligaments palmaires et métacarpophalangiens des quatre derniers doigts... Les bijoutiers ont la dernière phalange du pouce gauche extrêmement renversée en dehors, par suite de la pression constante de l'instrument nommé drille.

L'empreinte professionnelle se marque souvent aussi ailleurs qu'aux mains.

L'épaississement de Tépiderme, les durillons s'observent aux genoux chez les bitumiers, les parqueteurs, les cou^

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