TACHES POUY. ÊTRE CONFONDUES AVEC CELLES DU SANG
Célles'^ci peuvent souvent se recohnattre immédiatement à leur coloration, à leur aspect fendillé et surtout à leur solubilité dans Teau. Le diagnostic différentiel est facile à cdmpléler rigoureusement, et se tire de la comparaison dés caractères déjà énumérés de la rouilla et du sang desséché.
Mais, de ce que des taches sont constituées par de la rouille, on n'est pas en droit d'en conclure qu'elles n*ont pas une origine sanguine. Lorsqu'en effet un objet de fer ou d acier, taché de sang, est resté dans un milieu humide, il se recouvre, au niveau des points contaminés, d'une couche de rouille avec laquelle Talbumine et la matière colorante du sang se combinent si intimement qu'elles de^ viennent insolubles dans Teau et perdent toutes leurs propriétés caractéristiques ; la rouille ainsi formée ne peut guère être distinguée de celle qui a une autre origine.
Il nous est arrivé bien souvent d'examiner des couteaux dont la lame avait été certainement tachée de sang. Le plus souvent ces taches étaient transformées en rouille et ne présentaient plus aucun des caractères du sang. Plus les taches sont anciennes, moins on a de chance de retrou*> ver du sang. Il y a cependant des exceptions : nous avons caractérisé du sang sur un couteau taché depuis cinq mois, alors que sur d'autres couteaux la transformation en rouille était complète au bout de quelques jours.
Pour procéder à cette recherche, on racle les taches suspectes et Ton place la poudre ainsi obtenue sur une lame de verre au milieu d'une goutte d'eau. Si le liquide prend une coloration rouge, on essaie l'une des réactions du sang, notamment la préparation d'hémine qui peut très bien réussir en pareil cas. Si la poudre est complètement insoluble dans l'eau, on attend que cette eau soit complètement-évaporée, et on la remplace par une solution de potasse qui prend quelquefois une coloration rouge. On a alors recours au microspectroscope pour rechercher les spectres de l'hématine alcaline et de l'hémochromogène.
Tacheê produites par divers végétaux. — Le suc de certains végétaux forme des taches pouvant être confondues avec celles de sang. Chevallier a montré ainsi que des tachçs situées sur la blouse d'un homme soupçonné d'as-
sassjnal élaienl constiluées non par du sang, mais par du suc de pissenlit ; dans une circonslance^'analore H prouva que des taches placées sur le manche d'une S^ée éta.en produites par la matière colorante qui suint! d,! bois d aulne*. En pareil cas. l'expert, après a^voir côastaté 1 absence de tous les caractères des taches de sang, est Jj„! vent mis sur la voie du diagnostic par l'examen ^1"^. Pje qui montre des éléments végétaux mélangés à la substance colorante. Un botaniste exercé peut même spéc.f.er de quel.e plante il s'agit. - La substance de la tache dissoute dans l'alcool ou dans un autre liquide, peut austi offrir une odeur ou une saveur foumissaSl u»; indicatTon
ac!;ie flllTr '"■" '' ''"^' ^"^ ''''^'' violacées qu'un ,an?; M '''"\ •■''■''"'^'" confondues avec celles du
du. e par certains fruits, cerises, groseilles, framboise, Tes taches r'^"' ° ''' caractères différentiels de
blo^LT"'' ^T' *ï"^'îi"«f<>'« «»•■ '«« «nges blancs, sur les blouses ou vestes en toile bleue, des taches d'un jaune rou-
sCi:" ""?""? ""'■• 'ï"'"" P^"--™'' P'^ndrepourdu sang lavé ; ces taches siègent surtout au niveau des aisselles, autour du col. quelquefois près des poignets. E^es sont insolubles dans l'eau, ne donnent auLn^e des réaC
oTMl ''"^'. "' "''"^''"' * ''"''«'"«" microscopique
ZtTT 7"^"'' •ï"'''" ^™"^« «^«"«'«^ poussières et sur les étoffes plus ou moins sales.
fn^r '"7*^"™«"^^ «» t«i'« bleue, les endroits qui ont été fctementuses sont quelquefois aussi décolorés et offrent une nuance d un jaune sale qui, dans certains cas, a fait soupçonner à tort la présence du sang.
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RECONNAITRE l'oRIGINE PU SANG 621