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CONTUSIONS DES ORGANES INTERNES

jaceni ; il en est souvent ainsi pour les plaies contuses du crâne. Une contusion (coup ou chute), qui agit au niveau des bordsde la cavité orbitaire, détermine très souvent une plaie à bords nets et réguliers ; la peau est alors en quelque sorte incisée par le bord tranchant de Torbile.

L'examen attentif, et fait à la loupe, des bords et des angles de la plaie, peut montrer cependant quelques déchiquetures caractéristiques ; le décollement étendu des deux lèvres de la blessure, une ecchymose un peu large sur toute sa périphérie, l'aspect du fond de la plaie qui est q«ielquefois irré» gulier et comme tomenteux, peuvent aussi établir le diagnostic. Mais il est des cas où l'affirmation est impossible, la blessure pouvant être attribuée aussi bien à un instruisent contondant qu'à une arme tranchante. Ces difficultés existent surtout quand la plaie n'est plus récente et, à plus forte raison, quand la cicatrisation est terminée.

Lorsque la contusion est très violente, elle entraîne des fractures osseuses, le broiement et Tattrilion des tissus, la rupture ou la déchirure des organes internes. Ces graves lésions s'observent le plus souvent à la suite des chutes ou d'écrasement. Nous reviendrons plus loin sur ce sujet. Mais nous indiquons ici les effets les plus fréquemment observés de la contusion sur les organes internes.

g YI. — Contusions des org^anes internes.

Les coups portés sur V abdomen peuveni occasionner des lésions très graves des organes internes sans que la peau et les autres parois du ventre portent de traces du traumatisme.

Les lésions les plus graves en pareil cas sont les déchirures viscérales qui portent le plus souvent sur les intestins, sur la vessie et sur le foie. Ces déchirures entraînent ordinairement la mort, soit par péritonite, soit par hémorragie interne, laquelle peut être très abondante, surtout quand c'est le foie qui a été déchiré.

Les contusions dé l'intestin, même sans déchirure et sans hémorragie abondante, peuvent entraîner la mort assez rapidement. Nous avons vu, par exemple, une femme de 4'2

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ans, alcoolique, à laquelle son mari avait donné plusieurs coups de poing dans le ventre, et qui mourut quelques heures après. Il y avait en divers points de Tintestin grêle une dizaine d'ecchymoses ne dépassant pas 2 à 3 centimètres de diamètre ; plusieurs d'entre elles infiltraient toutes les tuniques ; il y avait en outre un peu de sang épanché çà et là dans l'intestin.

La péritonite peut se produire aussi à la suite de coups qui n'ont pas occasionné de déchirures des organes internes. Nous en avons vu plusieurs exemples ; le dernier concerne un garçon de 8 ans et demi auquel un de ses camarades du môme âge avait donné un coup de pied dans le ventre. Le blessé, considéré d'abord comme peu gravement atteint, eut à la fin du second jour des vomissements fécaloVdes ; il fut transporté alors à l'hôpital et laparotomisé le lendemain matin. Il mourut le jour suivant Nous trouvâmes une péritonite généralisée, avec adhérences renfermant çà et là un peu de pus concret. Il n'y avait qu'une seule lésion traumatique : une ecchymose très. abondante occupant le caecum, les 15 derniers centimètres de l'intestin grôle et l'appendice qui était d'ailleurs sain.

Les contusions de V estomac produites par un coup directement appliqué sur cet organe ou par une commotion de tout l'abdomen peuvent occasionner des^ecchymoses, des hématémèses, en général peu abondantes, et quelques jours après une ou plusieurs ulcérations gastrînues. Ces ulcérations traumatiques guérissent souvent éac ^quelques semaines ou quelques mois ; parfoisleur durée est beaucoup plus longue, et leurs caractères cliniques soat alors exactement ceux de l'ulcère de Cruveillier.

Les contusions du poumon peuvent se produire, môme lorsque les coups portes sur le thora^ç n'ont pas occasionné de fractures de côtes. CerS côntus' ms pulmonaires se manifestent par des hcmoptysies en général peu abondantes, mais qui peuvent se renouveler pendant des semaines et même des mois. Il peut se produire aussi au niveau du point contusionné une pneumonie qui se traduit par du souffle, des râles crépitants, des crachats sanguinolents. La plupart des quelques pneumonies de ce genre que nous

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