III. BLESSURES PAR ARMES 4 FEU
On peut diviser en deux grandes classes les armes à feu portatives: les armes longues comme les fusils dont les uns sout chargés à balle (carabines), les autres à plomb (fusils de chasse) : les armes courtes tels les revolvers et les pistolets.
Le revolver est l'arme par exeilence du suicide et de l’homicide. Au Canada, on emploie surtout jes revolvers de fabrication américaine, de calibre 22, 28, 32, ete, numéros qui expriment des centièmes de pouce anglais. 1} en existe de marque et de qualité différentes.
Les armes à balle modernes portent dans leur canon un certain nombre de rayures (3 à 6 en général) dont le rôle est de guider
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le projectile en lui imprimant un mouvement de rotation destiné à vaincre la résistance de l'air.
Les poudres employées sont la poudre noire, la seule connue autrefois, et les poudres pyroxy les,
La poudre noire est constituée par un mélange de salpêtre, de soufre et de charbon, Sa qualité varie avec la grosseur des grains: plus ils sont divisés plus leur combustion est rapide et efficace,
Les poudres pyroxylées sont à base de coton nitré et de nitrates, et possèdent en espace clos une force explosive bien supérieure à celle de la poudre noire.
Il en existe plusieurs sortes dans le commerce, que l'on désigne par des lettres. Celles de qualité inférieure laissent une fumée grisâtre.
Les projectiles normaux sont les balles et les charges de plomb, 1jais il en est de très bizarres, tels les poids, les broquettes, etc; enfin la bourre et la poudre elle-même peuvent faire fonction de projectiles si le coup a été tiré de près et notamment si les téguments reposaient sur un plan résistant,
La bourre est faite de papier, de feutre, ou consiste en un disque de paraffine comme dans les armes de théâtre; son volume est fort réduit dans les armes modernes, (Comme les gaz de la poudre, elle peut mettre le feu aux vêtements ou aux objets environnants,
Les grains de plomb après leur sortie du canon, s'écartent plus ou moins suivant la sorte de fusil: mais d’une façon générale, ile divergent de plus en plus à mesure G ‘ils s’éloignent de la bouche du canon. 2
Les balles ne sont plus *phériques comme autrefois, mais oblongues; leur poids varie de 15 à 25 grammes. Elles sont toujours plus grosses que le calibre de l’arme et cela à pour but de produire un forcement de la balle qui augmente sa vitesse. Elles sont pour là plupart en plomb mou ou durci, mais depuis quelques années, on en fabrique en acier ou en bronze (balle Lebel française) ; elles sont revêtues plus où moins complètement d’une chemise en cuivre ou en maillechort (mélange de cuivre, zinc et nickel) ; d’où leur nom de balles blindées qui peuvent, sans se déformer, traverser des corps très résistants,
La vitesse de la bai : est plus grande pour les armes longues que pour les armes courtes, et comme il a été dit, la poudre pyroxylée agit d'une façon bien supérieure à Ja poudre noire, Avec la première, la vitesse initiale de la balle pour le revolver type Browning serait de 200 à 970 mètres à la seconde.
Les mouvements de la balle sont la vitesse ou mouvement de propulsion en avant, et le mouvement de rotation, qui sont les deux principaux, enfin un troisième qui n’est pas négligeable, celui de has-
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c'le qui fait que la balle vient parfois frapper par son côté ou par ss base plutôt que par sa pointe,
La force vive d’un projetcile dépend pour une part, de sa masse; inais elle dépend surtout de sa vitesse (MV®) et diminue par con
séquent, graduellement avec cette dernière. Avec une bonne marque d: revolver calibre 32, cette force vive serait À 30 pieds, d'environ 15 kilogranymes,
La déformation des balles en plomb non blindées sur un obstacle Onganique et notamment sur les os, est de règle, surtout pour le armes courtes dont le projectile est doué d’une force vive bien inférieure à celle obtenue avec les arnies longues,
On comprend que les dégâts causés par les balles ainsi déformées, sont beaucoup plus considérables que ceux occasionnés par les projectiles non déformables,
Les plaies par armes à feu sont susceptibles de varier suivant la nature et la qualité de l'arme, suivant la forme et les dimensions du projectile, suivant Ja quantité et la qualité de Ja charge et en Particulier de la poudre, enfin suivant la distance à laquelle le coup a été tiré,
Nous étudierons d’abord les plaies faites par les armes char- &ées à balle, puis les plaies faites par les armes chargées à plomb, celles faites par armes sans Projecti'e, enfin nous terminerons var quelques considérations sur certaines questions souvent posées à l'expert relativement à ces blessures.