‹ Précis de médecine légale [microforme]Chapitre 79 sur 251 · COMMOTION COMPRESSION · texte numérisé non relu

COMMOTION COMPRESSION

Patient demi-inconscient ; Patient dans l’inconscience ab- Respiration calme et faible : solue ; Le mouvement n’est pas aboli ; Respiration stertoreuse ; Pouls petit, rapide et intermit- Le patient est paralysé ; tent ; Pouls plein et lent ; Pupiiles généralement contrac- Pupilles en général dilatées et tées ; souvent inégales ; Hypothermie. Température normale,

La méningite et l'encéphalite compliquent assez rarement la compression cérébrale.

5° Troubles psychiques. Parmi les troubles psychiques immédiats et passagers (l’amnésie seule est parfois durable) qui survienaent à la suite des traumatismes crâniens. les plus intéressants comme les plus fréquents, sont: l'amnésie, l'automatisme, l'agitation, le dé- Lire, les troubles du sommeil, etc.

L'amnésie traumatique est classée parmi les amnésies fonctionuelles, Elle est de règle à la suite des traumatismes violents du crine, c'est-aslire, ceux qui s'accompagnent d'une commotion cérébrale grave.

L'amnésie traumatique peut prendre différentes formes: elle est partielle où totale; elle est dite simple, lorsqu'elle ne porte que sur un fait isolé, ordinairement l'événement principal, l'accident ; elle peut porter sur des faits antérieurs à celui«i (amnésie rétrograde), ou sir des faits qui lui sont postérieurs (amnésie antérograde), enfin elle peut être aussi rétro-antérograde,

Pendant cette période d'amnésie, le sujet accomplit souvent une foule d'actes dont 1l ne peut évidemment rendre compte, c'est là de l'automatisme traumatique.

La confusion mentale post-traumatique ne diffère pas dans ses svmptômes, de la confusion mentale d’origine toxique, On observe de la torpeur cérébrale, du ralentissement des opérations psychiques, de la désorientation dans le temps et dans l'espace, de l'amnésie por- ‘ant surtout sur l'accident lui-même, de la diminution des perceptons. etc.

L’agitation et le délire se rencontrent surtout à la suite de traumatismes chez des individus alcoolisés, Les troubles du sommeil, le tremblement, l'émotivité exagérée, comptent parmi les désordres multipies causés par le traumatisme crânien.

6° Phénomènes tardifs des traumatismes cräniens. On admet assez facilement aujourd’hui que, chez des individus ayant des antécédents vésaniques, le traumatisme crânien puisse déterminer des *roubles intellectuels tels que, la mélancolie et In plupart des autres psychoses.

Les contus'ons du crâne, les chutes sur la tête ont, jusqu'à ces derniers temps, été tennes comme causes possibles, suffisantes de la paralysie générale. Aujourd'hui, on tend de plus en plus, malgré l'opposition d'auteurs autorisés, ‘à attribuer à la syphilis seule, lé closion de cette affection.

Mais, comme le note Thoinot, dont nous citons les remarques, “si le traumatisme ne crée pas la paralysie générale, il oriente au moins la syphilis préexistante dans sa détermination méningo-encéphalique, et sans lui, la syphilis demeurerait inopérante, I] y a done au point de vue pratique, des paralvsies générales traumatiques indéniables”, Et il ajoute: ‘ces paralvsies générales se caractérisent de la facon sulvante :

1° Le sujet, au moment de l'accident, était intellectuc!lement sain, et n'avait présenté antérieurement ni troubles cérébraux, ni modifications de l'intelligence ou du caractère :

2° Le traumatisme à bien atteint je crâne, 1] y a déterminé un ébranlement viaient ;

3° Les signes de paralysie générale n’ont pas éclaté immédia-

lement après le traumatisme-—ce qui serait l'indice d'une paralysie g(nérale déjà existante, ayant probablement elle-même donné lieu à la chute provocatrice de la lésion crânienne-—mais seulement dans un délai de quelques mois à deux ou trois ans; cette période intercalaire a été reliée au traumatisme par des signes attestant l'atteinte cérébiale : céphalée, vertiges, changement de caractère, accès d'excitation maniaque, délire, accès épileptiques, et.”

L'inflammation des méninges et de l’encéphale ou méningo-encéynalite, est une des plus redoutables complications des traumatismes crâniens, Elle se montre surtout à la suite de traumatismes ayant déterminé une fracture du cräne, mais on l’observe aussi à la suite de contusions étendues de l'encéphale, de lésions infectées des parties molles, alors même qu'il n'existe aucune fracture cor :omitante.

Il va sans dire que la méningite tuberculeuse et la méningite cérébro-spinale sporadique ne reconnaissent aucunement le triumatisme comme origine.

Au point de vue anatomo-patho'ogique, la méningo-encéphaliée traumatique se manifeste sous deux formes différentes: la méingoencéphalite diffuse et celle à fovers circonscrits ou abcès du cerveau.

Au point de vue symptomatologique, on se souviendra que les premiers signes de la méningo-encéphalite traumatique n’apparaissent pas toujours dans le délai ordinaire de 3 ou 4 jours mais souvent après une période de 8 à 15 jours; sans compter que même après son éclosion, la maladie peut demeurer latente pendant assez longtemps, puis déterminer une fin rapide sans autre histoire clinique qu’une courte agonie comateuse; il en est particulièrement ainsi de l’abcès dont la marche peut être extrêmement longue,

La méningo-encéphalite est caractérisée au début par des phénomènes traduisant l’irritation cérébrale: agitation vive, mouvements, cris, convulsions généralisées ou localisées; surviennent ensuite l’hyperesthésie, la fièvre, etc. Le pouls cérébral (lent et petit) devient fort et fréquent ; le corps se couvre de sueur; la face est rouge. In dépression et souvent la paralysie succèdent à l’excitation; la mort survient généralement dans le coma.

2° BLESSUkR:: DU RACHIS ET DE LA MOELLE

Les lésions du ra-his telles que fracture, luxation, plaies par arnes à feu, plaies par instruments piquants et par instruments tranchants, comportent presque toujours des lésions concomitantes de la moelle: section plus où moins complète, contusion ou plaie contuse, compression, soit par l’hémorrhagie, soit par des corps étrangers (balles ou fragments osseux) ; mais ces complications et surtout la comuotion médallaire peuvent exister sans lésion du rachis.

La commotion médullaire de même que la commotion cérébrale, peut résulter d’une violence directe: coup, chute sur le dos, ou bien

d'une violence indirecte: chute sur les pieds ou sur le siège, Elle à d’abord été observée à la suite d'accidents de chemins de fer (Hailway spine).

Les symptômes consistent dans de la paralysie des membres suvérieurs et inférieurs, de Ja Paralysie de la vessie et des intestins, ete., tous troub'es qui se dissipent rapidement, du moins dans les cas de commotion médullaire pure qui ne laisse voir à l'autopsie, aucune altération Macruscopique ni microscopique de la moelle.

Mais dans la commotion médullaire grave, c'est-à-dire ave. soit contusion, soit attrition de la moelle, soit déchirure des méninges, les *Ymptômes déjà notés deviennent persistants et graves,

La compression de la moelle sans lésion du rachis, est toujours le résultat d'une hémorrhagie (hématomyélie traumatique).

Celle-ci dépasse rarement le volume d'une noisette: elle siège dans la substance grise, au niveau de la colonne de Clark: enfin elle paraît se produire plus fréquemment à la région cervicale qu'aux regions dorsale et lombaire.

Les symptômes généraux des lésions traumatiques de la moelle — qu’il s'agisse d'une section, d'une compression, d’une contusion,—sont : la paralysie dans les parties situées au-dessous de la lésion, les troubles de la sensibilité (absente, exagérée ou pervertie), les troubles réfiexes, les troubles de la nutrition.

La mort est la conséquence habituelle des lésions de Ja moelle, e' elle survient d'autant plus rapidement que la lésion est plus hant située; par exemple, une blessure faite au-dessus des deuxième et troisième vertèbres cervicales, Peut amener la mort subite par atteinte du nerf phrénique et paralysie consécutive du diaphragine,

Dans les cas où le malade a échappé à la mort, la guérison n'est Pas toujours complète. Le malade peut conserver certains troubles, tels que, paralysie, atrophie, ete, ou hien voir se développer après quelques mois ou même quelques années, une myélopathie bien caractérisée, telle, entre autres, la syringomyélie,

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