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ÉTIOLOGIE DU VIOL ET DES ATTENTATS A LA PUDEUR

On sait qu'il existe dans la moelle un centre génital dont l'excitation amène Térection et même l'éjaculation : c'est le centre génitospinal de Budge, relié aux centres sensitifs du cerveau postérieur et aux centres psychiques du cerveau antérieur.

Chez les spinaux, seul le centre génito-spinal entre en jeu. L'attentat à la pudeur est alors le fait d'un réflexe automatique sans participation du cerveau. II en est ainsi chez les idiots de Bicètre qui se masturbent toute la journée ; il en est ainsi également dans certains cas de priapisme.

Les spinaux-cérébraux postérieurs sont des individus qui commettent l'attentat à la pudeur sans la moindre réflexion, poussés uniquement par l'instinct. L'acte est alors brutal, impérieux, presque impulsif. Un charbonnier trouve une jeune fille seule dans un appartement où il livre du charbon ; il lui relève ses jupes, approche sa verge et éjacule avant même de l'avoir touchée. Les nymphomanes et les satyres, que rien n'arrête quand l'impulsion survient, sont également des cérébraux postérieurs.

Les attentats à la pudeur commis par les spinaur-cérébraux antérieurs sont sous la dépendance initiale d'une idée psychique, comme à l'état normal. .Mais chez ces malades l'idée psychique est fausse et l'acte génital qu'elle commande est anormal. C'est dans cette catégorie que nous rangerons tous les pervertis et invertis sexuels, qui seront étudiés plusloin.

Enfin une tare nerveuse très curieuse et rare se manifeste chez les cérébraux antérieurs. Ces malades sont des idéalistes qui commettent rarement des attentats à la pudeur ; leur excitation réside en effet uniquement dans le cerveau antérieur, dans les centres psychiques et est généralement faussée et sans action sur le centre génito-spinal. Ce sont des érotomanes, atteints d'amour mystique. Tel Pygmalion amoureux de la statue qu'il a sculptée, tel cet élève des Beaux-Arts épris d'une étoile.

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