‹ Précis de médecine légaleChapitre 153 sur 185 · FOIE. HEIN?. RATE, PANCRÉAT · texte numérisé non relu

FOIE. HEIN?. RATE, PANCRÉAT

iiKinlir Texislonre d'uno néphrite scléreuso ; les conlusions (''laien( toutes liu côté <iu mur (Brouarclel). L'urémie convulsive peut éveiller lidée d'un empoisonnement par la strychnine ; il en fut ainsi dans l'afTaire Palmer, qui constitue très vraisemblablement une erreur judiciaire.

Dans la forme comateuse, on pensera à un empoisonnement par l'opium. La mort est d'ailleurs rarement subite et survient seulement au bout de plusieurs heures et même davantage.

Enfin la forme gastro-intestinale, par la diarrhée, les vomissements, le refroidissement et les symptômes cholériformes, simule l'empoisonnement par larsenic. Assez souvent le médecin légiste est appelé à déterminer si la mort n'est pas la conséquence d'un empoisonnement alimentaire chez des individus qui, en réalité, ont succombé à l'urémie; la diliiculté est d'autant plus grande que souvent, en efiet, la crise durémie a été provoquée par l'ingestion d'aliments de fraîcheur douteuse, de gibier faisandé, qui n'eussent produit chez des individus normaux que des accidents des plus légers et qui eussent même été supportés.sans inconvénients. Une marchande aux Halles, pour ne pas laisser perdre une dinde truffée qu'elle avait à son étalage depuis plusieurs jours, invite des amis ; elle seule éprouve des accidents et succombe ; Brouardel lui trouve des reins petits et scléreux.

Les ruptures de la rate occasionnent une hémorragie dans le péritoine, souvent rapidement mortelle, et, comme elles surviennent parfois en pleine santé apparente, que leur production est favorisée par les coups, la colère, des suspicions de mort violente ne sont pas impossibles. Il convient de rappeler que ces ruptures spontanées de la rate ne s'observent guère que chez des paludéens avérés.

La mort rapide par lésions du pancréas a été étudiée par Dieulafoy, qui a rapporté plusieurs cas d'hémorragie pancréatique avec stéato-nécrose, donnant lieu à un syndrome péritonéal, hypereslhésie abdominale, douleurs violentes dans la région ombilicale, vomissements, tendance à la syncope, qui font penser à un empoisonnement. A l'autopsie on trouve le pancréas augmenté de volume, parsemé d'hémorragies interstitielles, avec des taches superficielles de stéato-nécrose, ayant l'aspect de taches de bougie.

Les lésions des capsules surrénales, même quand elles ne déterminent pas le syndrome d'Addison et quelles sont complètement latentes, peuvent causer une mort foudroyante et l'on trouve à l'autopsie des tubercules caséeux des capsules ou des masses cancéreuses. D'autres fois, surtout chez l'enfant, il s'agit do lésions

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aiguës consistant en iiémorragies, auquel cas les capsules ont la grosseur d'un (cuf de poule el peuvent peser plus de l'J grammes chacune. La pulréfaclion peut transformer la substance médullaire des capsules en un kyste rempli de liquide rougeâtre, qu'il ne faut pas confondre avec l'iiématome surrénal.

ii 6. — Mort subite chez les enfants.

La mort subite ou rapide chez les enfants est surtout fréquente dans les deux premières années de la naissance. Richter a en eflet établi à Vienne une statistique portant sur t 800 cas de mort rapide survenus avant l'âge de quinze ans : i 52ri cas sont relatifs à des enfants de moins d'un an.

La mort peut survenir dans les heures (jui suivent la naissance, surtout chez les hérédo-syphilitiques, et peut éveiller une suspicion d'infanticide. Il s'agit d'enfants nés en état de mort apparente, ramenés difticilement à la vie et chez les(|uels la respiration ne s'établit i)as d'une faron complcte, les ])oumons renfermant des zones atélectasiées.

Dans les premiers jours la nioit peut encore résulter de lésions syphilitiques du cœur ou des vaisseaux. Elle peut se produire par hémorragie, résultant d'un syndrome hémorragique consécutif à une to.\i-infection (Lequeux); si l'hémorragie survient à l'extérieur par épistaxis, omphalorragie, la cause delà mort est évidente, mais lorsque l'hémorragie est interne, gastrorragie, entérorragie, hémorragie intra-hépatique ou pulmonaire, seule l'autopsie pourra indiquer la genèse des accidents.

Chez les nourrissons, la mort subite ou plutôt rapide est presque toujours le fait du catarrhe bronchique ou gastro-intestinal; le plus souvent les lésions des bronches et de l'intestin coexistent. Strassmann a rapporté au Congrès de Londres (1913) une statistique de 240 autopsies de nourrissons, qu'il a eu l'occasion de pratiquer à Berlin en cinq années: 238 fois il a trouvé des lésions accentuées de bronchite capillaire ou de gastro-entérite ; exceptionnellement il existait des lésions de bronchopneumonie au début.

En cas de bronchite capillaire, les poumons sont congestionnés et présentent parfois des ecchymoses sous-pleurales, en rapport avec l'asphyxie terminale ; sur la coupe, la pression lait sourdre une goutte de pus ou de muco-pus de chacune des petites bronches. Les lésions intestinales sont celles de l'entérite aiguë : congestion de la mu(|ueuse, non uniforme, mais avec des accentuations en bandes ou eii taches, hypertrophie des plaques de Peyer et des folli-

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