IV. — MORTS SUSPECTES AVEC LÉSIONS EXTÉRIEURES
Lorsqu'il existe sur le cadavre des lésions extérieures, le premier soin du médecin légiste doit être de rechercher si ces lésions sont d'origine cadavérique, si elles sont consécutives à la mor t ou si elles' existaient déjà au moment de la mort. .Nous renvoyons pour le diagnostic difîérentiel aux chapitres qui traitent des contusions et des plaies, où ce diagnostic est longuement exposé, et nous ne retiendrons que les cas où il est établi que les lésions sont ante mortem.
Lorsque ces lésions .sont suffisantes pour expliquer la mort, on se trouve en présence d'une mort violente et il reste à examiner si
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la mort est la conséquence d'un crime, d'un suicide ou d'un acci" dent; nous n'y reviendrons pas.
Lorsque la moi-test suspectée à tort, plusieurs hy|)otiièses sont à erivisagei-.
Les lésions n'ont aucun rapport avec la mort. — 11 peut s'agir d'une simple coïncidence. Par exemple, on est en présence dune mort naturelle ciiez un individu qui a été blessé légèrement quelques jours avant, pendant son travail ou au cours d'une rixe, sans que les blessures aient eu la moindre influence sur le cours des événements. In examen attentif de ces blessures montrera leur bénignité, et d'autre |)art 1 histoire clinique confirmera l'absence de liens entre le traumatisme et l'apparition des symptômes spontanés qui ont abouti à la mort. Dans certains cas, en l'absence de renseignements suffisants, le diagnostic peut être malaisé. Xous avons d'ailleurs indiqué ces difficultés en étudiant chacune des complications possibles des traumatismes.
Les lésions sont la conséquence et non la cause de la maladie qui a causé la mort. — 11 est tout d'abord des cas où la maladie spontanée occasionne un vertige, par exemple, qui est le point de départ d'une chute au cours de laquelle se produisent des lésions mortelles ; il s'agit là d'une mort violente accidentelle et l'on sait que, au moins dans les accidents du travail, la responsabilité patronale reste entière quand il est démontré que la chute n'a eu de conséquences graves qu'en raison des dangers dus au travail lui-même.
Bien plus fréquemment il est possible de démontrer que les lésions produites par la chute n'étaient pas mortelles par ellesmêmes, n'ayant intéressé aucun organe essentiel. Il arrive parfois que la mort a suivi de près la chute, quand elle ne la pas précédée; on ne trouve qu'une quantité très minime de sang épanché au niveau des blessures, même quand les lésions sont importantes ; les lésions ont même quelquefois le caractère de lésions post mortem
CHAPlTRt: PKEMIEK TACHES DE SANG