‹ Précis de médecine légaleChapitre 63 sur 185 · TR\UMATISMES · texte numérisé non relu

TR\UMATISMES

lui-même. Habituellement, au cours de la pression, l'on g[le se déplace ]é,i;èi ement ; une portion d'épiderme dispaïaît sur un" sur.'acc qui pré-enle l'aspect d'un croissant. Sur le vivant, une croùtelîe e forme, au-dessous de laquelle l'épiderme poursuit si réparation; sur le cadavre, la petite plaque dépourvue d'épiderme se dessèche, prend une coloration brun jaunâtre, et à ce niveau le deime aminci a la consistance et la transparence du parchemin.

Si l'on examine les parties profondes à la dislance de i centimètre environ d'une érosion par coup dongle, du côté de la concavité, il est habituel de trouver une sulTusion sanguine produite par la pression de la pulpi du doigt dont l'ongle a causé l'érosion. Cette constatation, souvent très nette au niveau du cou, a une grande importance pour le diagnostic de la strangulation à la main.

Lors([ue la main qui exerce la violence est a lim'e d'un mouvement rapiJe parallèlement à la peau, l'ongle produit une égratignure linéaire, étroite en général. Si, en même temps, la main exerce une forte pression sur les téguments, l'-épidermeest arraché sur une plus grande largeur. La cicatrisation s'opère par formation d'une croûlelle allongée et étroite, dont l'examen permet de déterminer approximativement le moment où Técorchure a été faite.

La recherche des érosions a souvent permis de découvrir l'auteur d'un crime ou d'un attentat, li victime, en se défendant, laissaîit souvent la trace de ses ongles sur les mains ou le visage de son agresseur. Une femme est tuée à iVlelun; le juge d'instruction chargé a'instrliire lafTaire rencontre dans la rue un individu dont le visage est couvert degraiignures; il le suit, le fait arrêter, et l'enquête a dénontré que cet homme était b:en l'assassin.

D'autre part, li solution de continuité des téguments, si minime soit-elle, peul être la porte d'entrée des microbes pathogènes. En matière criminelle, l'agresseur n'est pas considéré comme entièrem nt responsa de de tous les accidenls iniectieux, mortels parfois, qui succèdent à une simp'e écorchure; tout au plus peut-il être poursuivi pour blessures ou homicide involontaire. En matière d'accidents du travail, au contraire, le patron est lesponsable de tous les accidents; qui prennent leur point de départ dans la bltssure, quelle que soit la part du hasard dans la genèse de linfeclion, alors même que 1 ouvrier n'aurait pris aucune précaution pour préserver l'écorchure du contact des matières septiques.

Il n'est pas facile de préciser le moment où ont é:é lailes les érosions et les excoriations léspltant de l'exfoliation de l'épiderme^ ces lésions donnant toujours lieu à une dessiccation du derme qui prend un dispect pire heini ne . L'existence d'une sufïusion sous-jacente

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