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CHAPITRE IV LES MALADIES DORIGINE TRAUMATIQUE

.Nous avons étudié les blessures consécutives aux divers traumatismes sans insister sur les complications immédiates et locales, suppuration, réunion tardive, cicatrisation ncieuse, dont les rapports avec le traumatisme sont évidents. 11 reste à passer en revue les complications qui se produisent à distance de la blessure, par l'intermédiaire du système nerveux ou vasculaire, ou encore de proche en proche, complications distantes suivant la dénomination employée par Verneuil et Fichot. Il nest pas toujours aisé en pareil cas pour le médecin de démontrer qu'entre le traumatisme et la maladie il existe un lien de cause à effet et de saisir l'intermédiaire par lequel le trauma a exercé son inQuence pathogénique, d'autant que la plupart des maladies auxquelles nous faisons allusion peuvent apparaître en dehors de tout traumatisme.

Les patholoK'Stes ont étudié les maladies traumatiques, en se basant soit sur les observations cliniques, soit sur l'étude des traumatismes expérimentaux. Ainsi a été élucidée la pathogénie d'un certain nombre de maladies générales d'origine traumatique ; les maladies infectieuses consécutives à la pénétration des germes au niveau des plaies sont surtout bien étudiées. Il n'en est plus de même pour les maladies de la nutrition, telles que le diabète, pour les maladies nerveuses, telles que la syringomyélie, la névrose traumatique; on ne sait encore si le traumatisme peut les créer de toutes pièces ou s'il agit seulement en provoquant leur apparition chez des sujets prédisposés. Enfin, comme ces maladies s'observent fréquemment d'une façon spontanée, il est souvent très délicat, lorsqu'elles sont constatées pai- le médecin après un accident, de déterminer si elles existaient antérieurement à la blessure, et sinon, quelle influence celle-ci a exercée sur leur genèse. Dans bien des cas, malheureusement, les conclusions sont dubitatives: jteu importe pour le clinicien, auquel des notions étiologiques précises ne fournissent pas toujours d'indications tiiérapeutiques spéciales, qu'une pneumonie soit ou non liaumatique, évolution et traitement resteront les mêmes. Le médecin légiste, obligé de conclure, doit au moins indiquer si l'origine traumatique de la maladie est possible, vraisemblable,

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probable même dans le cas partîrulier soumis à son examen. Il est donc nécessaire de coordonner, pour chacune de ces complications distantes, les notions acquises à l'heure actuelle, notions qui restent éparses et sont souvent exprimées avec scepticisme dans les traités de pathologie.

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