AUTRE ATTENTAT A LA PUDEUR
Le mdecin appelé par l'autorité judiciaire, à examiner une femme, une fille ou un enfant, ne devra procéder à cet examen qu'en présence d'un témoin : un confrère, ou une autre personne. Il sera utile qu'il interroge la victime ou les parents, sur la nature de l'attentat allégué, sur l'époque à laquelle il aurait eu lieu, sur ses conséquences immédiates ou ultérieures : hémorrhagie, sensation d'humidité causée par le sperme, écoulement blanchâtre ou purulent. La comparaison des réponses des parents et de l'enfant et en particulier leur discordance, permettront souvent au médecin de reconnaître si ce dernier obéit à quelques suggestions.
Dans la grande majorité des cas, il y a nécessité de faire des examens répétés, surtout pour faire le diagnostic de maladies vénériennes ou pour suivre leur évolution.- On constatera l'état des ganglions inguinaux, et au besoin, on jettera un coup d'oeil rapide sur le r^ste du corps, afin de dépister les accidents secondaires de la syphilis. Si on soupçonne l'existence d'une blennorrhagie, on essuiera d'abord soigneusement le méat urinaire, puis on comprimera le canal d'arrière en avant. La matière suspecte est ensuite soumise à l'examen microscopique.
Le médecin doit éviter d'examiner pendant la période menstruelle; mais si toutefois il est forcé d'agir à cette époque, il devra renouveler sa visite, quand les parties auront repris leur état normal.
Il arrive que la personne et surtout l'enfant, se prête plus ou moins volontiers <à l'examen médical. Devant un refus obstiné, l'expert se bornera à en prendre acte; mais si par crainte, pudeur, indocilité, ou autres raisons, l'examen détaillé des organes est rendu très difficile, il se gardera bien de conclure d'après des constatations douteuses.
Si la chose est possible, l'expert se fera remettre les sous-vêtements que portait la victime au moment du viol ou de l'attentat. Ces pièces de vêtement seront mises sous scellé afin qu'il puisse être procédé ultérieurement à une analyse des taches de sang, de sperme, etc., qu'elles peuvent contenir.
Si l'examen révèle des habitudes d'onanisme, il devra en prendre note et les signaler, si on lui demande de le faire, avec beaucoup de' réserve.
Chez les enfants qui s'adonnent à la masturbation, on trouve souvent une augmentation de volume du clitoris et en outre, un état de congestion marqué de son extrémité, parfois un allongement des petites lèvres, enfin de petites écorchures faites avec les ongles.
Pour (pratiquer l'examen des parties génitales et en particulier
de L'hymen, il faut faire coucher la personne sur uni on un
Jit, [i placé 8ur le bord «lu meuble, les jambes fléchies et (
de façon .1 ce qui a membrane hymen soit aussi tendue que Bible. Les grandes ei les petites lèvres sonl la main
gauche ou par an aide, tandis qu'avec la main droite, du tion
est opérée but la fourchette. An besoin, on bail tousser la personne, on lui rapproche et écarte successivement les jambes, il est souvent utile d'examiner avec une loupe, pour confirmer ou mettre en ( des cicatrices légères. Il sera bon aussi, surtout chez les enfants, de passer un petit instrumenl mousse (sonde, baguette de verra, bulbe d'un thermomètre) derrière le boni libre 3e l'hymen, afin d'en mieux étendre les plis. D'ordinaire, chez la fille pubère, L'introduction du petit doigt est possible.