I0NE8 GENERAUX DU COÏT
Lis signes suivants peuvent se montrer à la suite de tout rapporl sexuel, que la femme soit déflorée ou non :
1° La présence de sperme. On trouvera un exposé < I de
cette question dans la [partie consacrée à [identification par les objet-. Ajoutons seulement que l'expert est rarement s auprès de la victime vivante, pour lui permettre de ■ ■■ ter la pr< -née de sperme dans le vagin ou sur les partii -. Cependant
les taches dé sperme desséchées et situées sur les vêtements en particulier, peuvent être reconnues après ^\i-> semaines et même les mo
On sait que le spermatozoïde esi l'élément essentiel, car que du sipeume. L'expert doit donc s'appliquer à recherche] '•'■-
nient d'abord; mais il doit en outre, noter et décrire les a élé-
ments figurés qu'il rencontre dans les préparations microscopique- : globules rouges, cellules épithéliales pavimenteuses ou cylindro-coniques, corpuscules divers, cristaux, etc. Il arrivera souvent ainsi à établir la nature exacte de la tache et jusqu'à un certain point, les ireonstanees qui ont précédé ou accompagné le crime. Cela s'applique surtout au sang qui, mélangé ou non au sperme, peut provenir soit des 'menstrues, soit de la 'défloration.
Il est évident que la présence du sperme -dans le vagin, implique forcément un rapprochement sexuel; mais, chez la femme vivante en particulier, et habituée à des rapports sexuels réguliers, cette .présence „ i.e marque pas une relation nécessaire avec le coït suspect allégué: le sperme pouvant provenir aussi bien d'un coit antérieur ; surtout lorsqu'on sait que le spermatozoïde peut rester mobile 'dans le vagin d'une femme vivante pendant environ huit jours (quelques auteurs disent quinze jours).
D'un autre côté, personne ne songera davantage à rattacher exclusivement au coit, les taches de sperme trouvées sur les parties externes ou sur les linges d'une victime. L'éjaeulation alors peut être aussi bien la conséquence de manoeuvres impudiques externes: coit périnéal, coit pratiqué entre les cuisses par devant ou par derrière.
2° Les affections vénériennes: blennorrhagie, syphilis (lésion initiale), chancres mous.
Les caractères propres à ces affections sont trop connus pour s'y arrêter longuement. Cependant l'expert se gardera bien de porter un diagnostic trop hâtif, ou de poser des conclusions avant d'avoir observé la marche de la maladie (par plusieurs examens) et surtout
avant d'avoir pu contrôler par des examens de laboratoire la nature bactéridienne des lésions.
Il n'est pas 'aussi facile qu'on le croit généralement, de préciser la nature des inflammations ulcéreuses de la vulve : chancre induré, chancre mou, plaques muqueuses, ulcérations herpétiques, ou autres ulcérations superficielles d'origine spontanée ou traumatique que souvent les parents ont tendance à attribuer, soit de bonne foi, soit dans un but de chantage, à un viol ou autre attentat à la pudeur.
'Il faut non moins de précautions pour se prononcer sur les affections non ulcéreuses de la vulve: vulve blennorrhagique, vulvite. traumatique, vulvite spontanée (défaut d'hygiène, débilité générale).
Pour ce qui a trait à la valeur séméiologique, c'est-à-dire comme signe du coït, de la contamination vénérienne chez la femme, l'expert devra se rappeler que si les affections vénériennes et en (particulier, le chancre mou et le chancre induré (siphili tique), impliquent, le plus souvent un contact direct de la verge, il est loin d'en être toujours ainsi. La contamination blennorrhagique en particulier, reconnaît, surtout chez les enfants, une origine indirecte le plus souvent : l'enfant se servant de linges souillés pour se laver ou s'essuyer, ou s'adonnant successivement à l'onanisme et à la masturbation avec ses petites compagnes.
11 est important de ne pas oublier que les affections vénériennes ( Lt une période d'incubation qui est variable pour chacune d'elles. La blennorrhagie apparaît d'ordinaire du quatrième au huitième jour ; le chancre mou, en général dans les six premiers jours; le chancre syphilitique dans les trois semaines environ.
On comprend que ces données ne sauraient fournir que des indications peu précises touchant la date supposée du rapport sexuel suspect, attendu que les circonstances permettent raisonnablement de i apporter la contamination au coït.
3° La fécondation. Elle est par elle-même, une preuve suffisante d'un rapprochement sexuel ; mais elle n'implique pas nécesisairement une déchirure de l'hymen, ni même un coit ayant franchi cette membrane: une éjaculation vestibulaire pouvant être fécondante. Aussi faut-il se garder de rejeter d'une façon absolue, l'hypothèse d'un coït, sans avoir pensé à la possibilité d'une grossesse latente. Lorsque celle-ci a été constatée, il serait imprudent de trop se hâter pour fixer la date du coït fécondant, car on court bien des risques de te tromper.
2°. — Traces de violences extra-génitales.
Les traces de violences rencontrées sur la victime en dehors de ses parties génitales, ont pour but dit Thoinot: "soit de vaincre la résistance de celle-ci, d'étouffer ses cris ; soit de supprimer le témoin
te l'attentai et d'assurer I impunité du crime; soit enfin de satisfaire un Instinct sexué perverti/5
I. - traces de lutte consistent dans des égTatignurei res, des ecchymi I -.. ûi ir les bras, les poignets, le •
; autour du cou et des ori i piratoi i
Elles sont plutôt rares dans le viol chez l'enfant qui, terrori é et oe comprenant aue vaguement l'intention du vi< que peu ou point de résistance; elles sont au contraii le chez
la Pille adulte ou la femme qui, vigoureuse et consciente le l'a I qu'on veut lui imposer, lutte ju-<|;i",i l'épuisement ou y sa résistance soit vaincue m l'aide de violences qui p aller jus-
qu'au meurtre.
Il est évident que plusieurs hommes peuvent facil la résistance 'rime fille ou femme mémo robuste; n le-
manidé si une personne bien constituée et poss olonté
^ son intellifence, pouvait être forcée par un seul criminel, â subir lu coït. S'il est vrai qu'une telle éventualité est assez rare, à ca de La facilité avec laquelle une femme mi e peut ei
à quelques mouvements du bassin, enupêcher l'introduction du pénis, elle n'est pas cependant impossible.
Il faudra dans ce cas, tenir compte de la vigueur respective des ^\ru\ parties, et de plus ne pas oublier que l'émotion subite, la frayeur, une lassitude extrême, et surtout la crainte d'être tuée, peuvent amener la victime à céder.
Un autre point qui mérite de fixer l'attention, c'est la simulai si fréquente dans les affaires d'attentats; Il arrive que la victime ■supposée fait produire des ecchymoses avec la bouche, ou avec les doigts; quelquefois aussi, la jeune fille accepte de plein gré, de prendre part à une partie de plaisir, lorsqu'après quelques moments d'intimité, la chicane s'élève, des coups sont échangés qui n'ont rien à faire avec le viol.
Les violences destinées à supprimer le témoin, c'est-à-dire la victime, sont beaucoup plus graves; ce sont tantôt des blessures faites à l'aide d'instruments tels que, couteau, rasoir, etc., tantôt la submersion, la suffocation, la strangulation, etc.
Le 30 novembre 1915, une femme du nom de D. . . ,f âgée de 81 ans, demeurant seule dans une petite chaumière à Ahercorn, P. Q , fut assaillie, violée et strangulée par un individu du nom de W. . . .
. Dans le cas où la victime a été tuée, on demande quelquefois à l'expert si l'acte sexuel a précédé ou suivi le meurtre. La question ne peut être résolue que dans le cas où il existe en même temps des blessures génitales présentant des caractères vitaux.
Les blessures faites sous l'influence d'une passion sadique sont lc^ unes légères (les morsures ne sont pas rares, surtout celles du mamelon) les autres graves et absurdes, c'est-à-dire nullement expli-
cables par des motifs de lutte ou .de défense; ce sont des plaies multiples et tout à l'ait inutiles, car le sadique continue de frapper sa victime même après la mort.