AVORTEMENT COMPLIQUE
Les accidents qui, avons-nous dit, compliquent Favortement criminel, sont l'héanorrha<ne et l'infection.
a) L'hémorrhagie abondante La ieule évidemment en cauie ici peui provenit, Boit des ble&sur roi génitale
les mai livres albortives, aoit, el surtout, d€ la rétention placentaire;
il na le premier cas, l'hémorrha I d'ordinaire foudroyant
cond, elle est plutôt à répétition maia aussi souvent mo
Les blessures des roies génitales Boni produites auasi bien par la femme elle-même que par une main étrangère. EHlec brent
Burtoul à La Buite des manoeuvres de perforation el de ment
les membranes, faites au moyen d'un instrument rigide «t plui moins piquant, Biles siègent sur Le vagin, sur Le col et -ur le corps de l'ut mis.
Le vagin est surtout atteint au niveau de sa paroi postérieure (-t des culs^de-sac. La lésion est tantôt superficielle, tantôt profonde au point de faire communiquer les deux cavités vaginale et périton
Les blessures du col occupent, soit la face externe, soit la face inierne, parfois môme toute l'épaisseur de l'organe. Pelles consistent dans des éraillures, dans une gouttière pins ou moins profonde, ou dans un véritable canal traversant le col de part en part.
Au niveau du corps utérin, les blessures peuvent aussi atteindre soit une partie, soit la totalité de la iparoi utérine; ell -nt sur-
tout sur le fond et sur la paroi postérieure.
Lorsque l'autopsie est faite peu de temps après la mort, les plaies utérines récentes et non infectées donnent souvent une idée, a nette de la forme de l'instrument qui les a produites; mais lorsque la suppuration et surtout la gangrène ont déjà envahi la blessure, une telle appréciation devient impossible.
Quant .au danger des blessures des voies génitales, il varie avec leur nombre, leur siège, leur profondeur, etc. ; il n'y a pas de doute qu'un certain nombre de blessures évoluent sans aucun incident séreux; mais la plupart comportent des suites fort graves en raison, soit du délabrement considérable qu'elles ont produit, soit de l'hémorrhagie à laquelle elles donnent lieu, soit enfin des divers processus infectieux qui s'y développent.
b) L'infection est la complication à la fois la plus fréquente et Li plus redoutable de Tavortement criminel. Elle est due, soit à la rétention placentaire, soit à l'apport de germes dans l'organisme de la femme par les instruments septiques. Dans ce dernier cas, les blessures faites au cours des manoeuvres, servent fréquemment de portes d'entrée aux microbes.
L'infection se rencontre également, bien que moins fréquemment, à la suite de l'avortement spontané ; sa seule présence ne peut donc pas servir d'argument en faveur de l'une ni de l'autre variété d avortements. Les formes sous lesquelles l'infection se manifeste, sont également les mêmes dans les deux cas.
•Ces formes de l'infection sont ou localisées ou généralisées. Les
premières, peuvent guérir à la suite dune intervention chirurgicale, faite à temps, ce sont: l'endométrite, la métrite parenchymateuse, l'abcès utérin, la gangrène utérine, la salpingite, l'ovarite, le phlegmon du ligament large. Los secondes consistent dans la péritonite purulente, la péritonite sep tique (forme rapide), la pyohémie avec formation d'abcès métastatiques, la septicémie ordinaire et la septicémie gazeuse.
La péritonite septique ne montre qu'un trè»s faible épanehement et se caractérise surtout par sa rapide évolution (moins de quatre joure). Ce n'est d'ailleurs pas une péritonite par propagation; les germes sont introduits directement dans la cavité péritonéale, ordinairement à la suite d'une perforation de l'utérus ou d'un cul-de-sac.
La septicémie gazeuse évolue avec une rapidité presque foudroyante (quelques heures seulement), et est due à l'inoculation de microoganismes à virulence excessive, grâce à l'emploi d'instruments malpropres. La septicémie ordinaire n'a pas la même violence que la précédente; elle est surtout due à la putréfaction placentaire.
Une lésion infectieuse très-caractéristique d'une manoeuvre abortive criminelle, est la gangrène qui vient compliquer un trajet fait dans la paroi utérine par un instrument septique. Il s'agit là d'une affection qui, d'ordinaire, évolue vers la mort en quelques heures, plus rarement en quelques jours.
Thoinot, dans son Précis de Médecine légale, en donne la description suivante:
"Anatomiquement, on trouve sur l'utérus une lésion typique uniforme, un trou — rarement deux — . Toujours large, il siège sur le segment supérieur de l'utérus, de préférence au fond même ou dans son voisinage immédiat ; il établit communication entre la cavité utérine et la cavité abdominale; il est disposé en cône tronqué, en cratère, avec bords irréguliers, gangreneux, encombrés de filaments nécrosés; il est circonscrit par une zone de tissu utérin nécrosé, zone séparée elle-même du reste du tissu utérin par un sillon d'élimination."
"La muqueuse peut être d'aspect gangreneux sur toute son étendue; mais le tissu musculaire se présente avec ses caractères normaux, au moins macrospiquement, sur tout l'utérus, au delà de la zone de nécrose limitant la perforation.
'"Il n'existe d'ordinaire qu'une péritonite localisée au petit bassin avec épanehement de liquide fétide de couleur de chocolat."
Airi'K LE III