B. LA CONSERVATION DU CADAVRE (EMBAUMEMENT
Il arrive assez fréquemment que, pour des raisons judiciaires ou autres, un cadavre doive être conservé des jours et même des semaines. A la morgue de Montréal, la conservation se fait dans des glacières, mais en dehors de la morgue et surtout lorsque le cadavre doit être transporté au loin, on utilise couramment le procédé de conservation appelé embaumement. A la morgue de Paris, les cadavres sont sounu.- dès leur arrivée, à un froid de 12° C. à 14° 0. et ensuite conservés à une température de 4° C.
Ce terme, embaumement, vient tout simplement de l'habitude q 'avaient les. anciens de conserver leurs morts au moyen de substances aromatiques ou baumes.
Aujourd'hui, Fembaum'ement consiste à injecter dans les vaisseaux et les cavités naturelles du cadavre, des substances antiputrides. On emploie au Canada, la formaline du commerce diluée à 5 ou 10% ; mais on peut employer une infinité d'autres substances, en particulier, le chlorure de zinc comme en France, ou le "lysoP comme en Italie.
On utilise pour l'injection une seringue très forte, et le liquide est poussé lentement, d'abord clans une des artères superficielles: la fémorale, la radiale, la brachiale, ou la carotide, puis dans l'estomac, le? plèvres et l'abdomen.
Lorsqu'on a à embaumer un cadavre dont l'autopsie a été faite, on pratique l'injection dans toutes les artères que l'on rencontre, puis oîi lave les cavités avec le liquide désinfectant.
Il est important de rappeler que l'embaumement constitue un obstacle à l'examen toxicologique ultérieur; toutefois cet obstacle devient moindre, si on a eu soin de conserver pour analyse, une partie du liquide ayant servi à l'embaumement.