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doit conclure — le cas de spas lavériq

pas mort à cet endroit.

4° Le spasme cadavérique — .-i en effet le c tient une

arme fortement serrée dans la main, on doit admettre qu'il la tenait ainsi au moment de sa mort.

B. PHENOMENES CADAVÉRIQUES D'ORDRE BIO- LOGIQUE ET CHIMIQUE. PUTREFACTION.

Immédiatement après la mort, commence dans les ti organes, une série de transformations, les nnes dues aux microbes, les autres attribuables aux insectes que, pour cette raison, on a dénommés les auxiliaires de la putréfaction ou les travailleurs de la mort; enfin un grand nombre apparaissent comme le résultat de réactions chimiques complexes. •

Toutes ces transformations aboutissent après un temps plus ou moins long, à la destruction des cadavres à laquelle on a conservé le nom de putréfaction.

Ce processus de transformation prend toutefois différentes formes suivant des conditions encore mal connues, mais qui semblent dépendre surtout du milieu où sont placés les cadavre? et. dans une certaine mesure, de la proportion d'air, d'humidité et de chaleur qui leur arrive.

Ces formes se réduisent aux trois suivantes : la putréfaction commune, la saponification et la momification.

1° Putréfaction commune. — C'est la putréfaction ordinaire, celle par conséquent que nous rencontrons -le plus souvent. Les microbes sont ici les agents actifs, en particulier pour ce qui est de l'attaque du cadavre, mais leur action se poursuit par le moyen des fermentations.

Ces microbes nous sont encore peu connus; toutefois les divers

auteurs qui se sont occupés de la question, sont unanimes à admettre que ce sont les anaérobies qui jouent le rôle principal et parmi eux : le bacillus putrificus coli, le bacille sporogenès, le bacille perfringens, toutes bactéries que Metchinikoff a retrouvées dans le tube digestif de l'homme sain. Ce fait tendrait à démontrer la réalité de l'hypothèse émise, il y a déjà longtemps, ipar Brouardel et appuyée depuis par Malvoz et autres, à savoir: que l'intestin serait le point de départ du processus de la putréfaction, au moins chez l'adulte.

Voici comment s'exprime Malvoz, cité par Thoinot : "C'est dé l'intestin - que partent les saprophytes qui vont décomposer les organes. iCes microbes de l'intestin détruisent les cellules de la muqueuse au moyen de leurs diastases, traversent les tissus, gagnent la veine porte, les lymphatiques, parviennent au foie. Ils envahissent les gros vaisseaux, etc." Et grâce à la circulation secondaire, développée par la pression des gaz abdominaux, ces microbes sont disséminés dans tous les tissus.

'Chez les noyés et les nouveau-nés cependant, ce seraient les microbes saprophytes des voies respiratoires qui entreraient les premiers en action après la mort et l'explication en est sans doute dans le fait que chez le nouveau-né, le tube digestif reste pendant longtemps habité par les seuls bacilles lacti et coli ordinaires, tandis que chez le noyé, les microbes contenus dans l'eau absorbée au moment do la mort, deviendrait le point de départ de la putréfaction qui,, chez eux, apparait de fait, au niveau du thorax.

L'action des microbes de la putréfaction n'est pas indépendante de certaines conditions générales qui sont l'air, la température et l'humidité. En effet, on sait qu'aux températures trop basses ou trop élevées, la putréfaction n'a pas lieu. Elle est cependant susceptible de se produire entre 0° et 60° C, et la température la plus favorable à son développement semble être au voisinage de 37° C. fine certaine proportion d'oxygène est nécessaire à la vie des microbes même anaérobies; mais sous un courant d'air sec et' chaud, la putréfaction fait place à cet autre état cadavérique qui est la momification.

L'humidité est particulièrement favorable aux fermentations microbiennes. Le cadavre lui-même est susceptible de fournir pendant un certain temps, la part d'eau nécessaire aux fermentations ' putréfactives ; mais cette quantité épuisée, l'humidité doit être fournie par une autre source, sinon la putréfaction s'arrête. En résumé donc, les conditions relatives à l'air, à la température et à l'humidité étant réalisées, la putréfaction doit «s'effectuer, quel que soit le milieu: air libre, eau et sol. Ajoutons enfin qu'il arrive assez fréquemment qu'une partie seulement du cadavre se trouve soustraite à ces conditions; alors elle apparaît sous un autre état

l.s ivériqu'c qui peul être soit la saponification, momi

Pour la facilité de . on peut dn ■ . périodes la marche générale de le putréfaction; mais, .;. d'ajouter que les vi ' toiles dans la ch

! mêmes des atadi . que toute tentative d'encadrement ne

sau;-. n' être qu'un schérj

a ) Périodi ga I e premier phéi

la putréfaction consiste dans un changement de i

tache verte apparaît au niveau de L'abdomen, Le plus dans i,i fos me droVe, et sa prés le plus

certain de La mort; elle peul cependant Se manifester parfois au niveau du thorax e1 du cou, en particulier chez certaii chez les nom i au-nés.

La 'Coloration verte est < I ne à l'action de l'hydrogène sur*'. l'hémoglobine. Elle apparaît primitivement au niveau de l'a nii'ii tparce que c'est dans l'intestin (pic s'effectuent les premières fermentations microbiennes. Sou apparition i. ait pas à une

•date fixe, maie en général, correspond à la phase de déclin de la rigidité cadavérique. La tache grandit rapidement ; elle envahit les muscles, le tissu graisseux; elle forme i--i et là (]v< placards irrc>guliers qui bientôt se réunissent et couvrent la plus grande partie du corps. Avec le -progrès de la putréfaction, la teinte vert e au

rouge foncé, au noir, etc.

En même temps que se produit du e - téguments ce chan-

gement de coloration, les microbes de la putréfaction trouvant un milieu favorable dans l'intestin, y développent clés gaz dont la sion a, entre autres effets, celui de refouler le sang \ v iphérie,

causant ainsi la formation du réseau veineux superficiel dont les lieux d'élection sont les épaules, les bras et les jambes. Le sang lui-môme, milieu très propice à la prolifération microbienne, va disséminer par tout le corps, les agents de la fermentation. Le développement gazeux devient considérable dans les cavités, les organes et surtout le tissu cellulaire; le visage en particulier devient méconnaissable.

L'apparition et la généralisation des gaz sont des phénomènes du début de la pu1 tion; cependant, nous avons constaté

que leur développement se faisait parfois avec une extrême rapidité et prosqu'immédiatement après la mort. Nous avons pu alors constater à chaque fois, la présence dans le sang du bacillus aerogenes eapsulatus.

Comme' conséquence de la pression des gaz abdominaux, on doit noter en plus: le refoulement des matière- alimentaires au dehors ou seulement dans le pharynx, d'où par action de la pesanteur, elles peuvent s'introduire dans la trachée et les grosses bronches; le re-

feulement du vagin et du rectum; la perte des matières fécales; la vacuité du coeur et dos gros vaisseaux; l'expulsion du foetus; enfui, phénomène assez rare, l'éclatement de la sparoi abdominale.

Les gaz de la (putréfaction sont surtout des carbures d'hydrogène, du bisu'lfure de carbonne et de l'hydrogène sulfuré; ils s'enflamment f aci lemen t.

Comme 'phénomène putréfactif extérieur appartenant à la première période, on doit encore noter les phlyetènes qui résultent du soulèvement de l'épidémie par la sérosité rougeâtre ou brun verdâtre qui a transsudé des vaisseaux et imbibé les tissus périphériques. Leur rupture qui se fait spontanément, laisse le derme à nu et l'épiderme sous forme de lambeaux. Dans un sol humide, Péprderme se macère surtout au niveau des faces palmaires et plantaires, se ramollit et s'enlève sous le moindre t frottement; les cheveux,' les poils et, un peu plus tard, les ongles se détâchent et tombent, mais résistent eux-mêmes longtemps à la putréfaction.

Les phénomènes qui se produisent dans les tissus plus profondément situés, dans, les organes et les cavités, sont de môme qu'à l'extérieur: le changement de coloration, la formation de gaz, l'accumulation du transsudat dans les cavités.

Le changement de coloration est dû tant à l'i.mbibition qu'aux altérations de la putréfaction elle-même. Les globules rouges s'hémolysant par suite des fermentations putrides dont le sang ei-t le siège, l'hémoglobine s'échappe avec le sérum, à travers la paroi des vais-seaux, imbibe et colore en rose ou rouge sale, le tissu cellulaire, les muscles, les organes et les diverses muqueuses; enfin le liquide s'accumule dans les cavités séreuses, notamment dans les plèvres où il se montre toujours en plus grande abondance, en particulier chez les noyés. (Ce transsudat, comme on le désigne ordinairement, provient du sang que contiennent les vaisseaux du poumon, et de l'écume: renfermée dans les bronches et les alvéoles pulmonaire.

Les gaz, avons-nous dit, commencent à se former dans l'intestin, mais ils ne tardent pas à se former ailleurs et partout. Dans le sang apparaissent des bulles nombreuses et très fines qui produisent parfois une sorte de bouillonnement au niveau des plaies. Les caillots se liquéfient et même les extravasiats sanguins, formés pendant la Aie, finissent par disparaître.

Dams les organes, 'le développement de ces gaz se fait par bulles iso'.ées ou en groupes, notamment sous le péricarde, sous les plèvres, sous la muqueuse stomacale, dans le foie qui apparaît comme creusé de petites cavités et dont les fragments projetés dans l'eau peuvent parfois surnager.

11 va sans dire qu'un grand nombre d'altérations pathologiques deviennent, dès cette période, impossibles à apprécier, notamment les lésions histologiques.

h ) Période de ramollisse ment. I •

: irisation ca '

menl pr< if, quoique fort Variable di

pidité, suivant les

l • • pa et les cheveux résistent

IXous croyons devoir ajout-

leurs, un exposé de quelques-uns au moins '- que

prendre à un moment donné durant l'évolution de la pu chacun des organes ou tissus, pris en particulier; ••, afin

viter que l'on confonde une altération d'origine pufcrt ec quel-

que lésion d'origine pathologique.

a. D'abord du coté de la peau, à part le changement de coloration déjà noté, nous avons dit que parfois elle se macère même chez les 'personnes inhumées dams la terre; elle finit par se ram

et par subir la fonte putride, au moins dans les parties déclives; elle se dessèche, s'amincit, devient jaune et dure comme du parchemin. Elle se conserve alors très longtemps.

b. Le tissu cellulaire composé lui-même de tissu conjonctif et de tissu adipeux, reçoit dans les parties déclives, une sérosité abondante; ailleurs, au contraire, il n ; ainsi résiste plus longtemps à la putréfaction. Il n'est pas rare cependant -de le voir .-e transformer à certains endroits en gras de cadavre.

c. liien de particulier à signaler du côté des muscles, si ce n'est qu'ils restent 'longtemps reconnaissantes.

cl. Les cartillages blancs chez le vivant, ne tardent pas à prendre une coloration rouge ou jaunâtre.

e. Nous avojus déjà signalé la formation de bulles gazeuses au niveau du péricarde. Le transsndat qu'il contient n'est jamais très abondant: il prend une coloration roug comme aussi l'en-

docarde. Le myocarde se ramollit et .prend bientôt une teinte feuille morte, mais résiste mieux que tous les autres muscles à la putréfaction.

/. La paroi des vaisseaux s'imprègne à bonne heure de sérosité et la muqueuse en particulier apparait avec une coloration rouge de plus en plus sombre.

g. La muqueuse des conduits respiratoires devient rouge, se ramollit et disparait par lambeaux avec le progrès de la putréfaction.

h. Les poumons résistent assez longtemps à la putréfaction, excepté s'ils sont atteints d'une affection quelconque : pneumonie, tuberculose, oedème, etc. Ils prennent avec le temps une coloration vert foncé et diminuent progressivement de volume.

i. La moelle épi ni ère subit une putréfaction rapide de même que le cervelet. Quant au cerveau, on remarque que chez les nou-

veau-nés jusqu'à Page d'un an, il se putréfie très rapidement et se transforme en une bouillie rougeâtre puis gris verdâtre.

Chez l'adulte, le cerveau se conserve mieux, s'il n'est pas atteint de 'lésions inflammatoires. Les foyers hémorrhagiques y sont reconnaissantes pendant assez longtemps.

;. Du côté de l'estomac, à part l'imbibition séreuse de la muqueuse et, par suite, son changement de coloration, il y a formation de bulles gazeuses sous la muqueuse et ramollissement dû à l'autodigestion, qui peut aller jusqu'à la perforation de l'organe.

k. La coloration rouge de la muqueuse intestinale ne doit pas être confondue avec une lésion d'entérite, non plus que la coloration jaune des régions voisines de la vésicule biliaire. 2° Saponification ou adipocire.

Cet état cadavérique relativement fréquent apparaît sous certaines conditions à la suite de la période gazeuse de la putréfaction commune; il ne is'agit donc pas d'un processus initial. La condition principale semble être l'humidité et le faible apport d'air; d'où il suit que la saponification a lieu, surtout dans l'eau, moins souvent dans la terre, mais jamais à l'air libre. Notons en outre que les individus gras, les alcooliques, les enfants, etc., montrent des dispositions p'ius marquées à la transformation en gras de cadavre.

La saponification a pu être reproduite expérimenta'lement. Elle peut apparaître et de fait se rencontre à l'état isolé sur presque tous les cadavres ayant subi la putréfaction commune, mais elle présente un plus grand intérêt médico-légal, lorsqu'elle s'étend à la presque totalité du corps, car alors elle contribue à la conservation parfois fort 'longue du cadavre et partant à son identification.

(Sur l'origine du gras cadavre, les opinions sont encore partagées: les uns n'y voient qu'une transformation de la graisse normale de l'économie ; les autres prétendent que cette transformation atteint indistinctement tous les tissus. Sur sa nature cependant, on est bien fixé; l'adipocire, en effet, consiste dans le dédoublement des graisses en acides gras et en glycérine. Celle-ci s'échappe des cellules, tandis que les acides se combinent avec la potasse, la soude ou l'ammoniaque, pour former un véritable savon. Cette substance, blanche lorsque le processus s'opère dans l'eau, est jaunâtre lorsqu'il a lieu dans un sol humide ; elle reste plus ou moins longtemps molle, onctueuse et peu homogène, c'est-à-dire, laissant voir des, portions de tissus encore reconnaissables ; en vieillissant elle se dessèche et s'effrite.

Tous les tissus ne se transforment pas en même temps en adipoci/re; en général le tissu cellulo-adipeux est envahi d'abord, puis les muscles, les organes et enfin les os eux-mêmes.

Exceptionnellement le gras de cadavre apparaît avant deux mois

fi

de séjour dans l'eau. La trausfoi l'observe guère avant une ani

sque l'eau ou I'- sol liumide contiennent calcaires, il arrive parfois, après plusieurs années gén< ut, que

la chaux déplace la potasse et la soud ti ruant l'a

adavre se trouve aine] transformé en une véritable ma

Momification. — La momification n'est rien une

dessiccation «lu cadavre. Les tissus ayanl ainsi subi une énorme perte d'eau el ne pouvani eu récupérer du milieu lui-même, dei lient, impropres aux fermentations microbienne.?. La putréfaction ou ne s'établit pas. ou s'arrête, el fort

longtemps comme on témoignent les momies d'Egypte.

Un courant d'air chaud et sec parait être une tion i:

pensable à la momification des cadavres-; les conditions individu au contraire, ne semblenl pas avoir une influence très marquée. On a. rem'a nqué cependant (pic les cadavres de,- nouveau-nés se d< ebaient [plus facilement (pic ceux des adultes. La m ation

n'est donc susceptible de se produire qu'à l'air libre, plu dans certains sols poreux ed secs, mai- ja i ans l'eau.

Connue la sajponification, (die peut se montrer à l'éi servant un membre ou une partie quelconque du corps au milieu de la putréfaction commune; mais elle n'a d'intérêt (put- lorsqu'elle générale. Les l'orme- extérieures du cadavre sont alors corn la peau est dure, sèche, brune et ridée; les organes au contraire plus difficlcs à reconnaître.

(') Influences qui modifient Ja durée de ht putréfaction.

Les unes sont relatives au sujet lui-mêi - au milieu

ambiant, Les influences individuelles sont d'aboT Le foe-

tus et le mort-né se putréfient moins vite que l'enfant qui a commencé à respirer et surtout à s'alimenter, à cause de l'absence dans l'intestin et les voies respiratoires des premiers, des gen oro-

iphytès. Les jeunes enfants se putréfient cependant plus vite que les adultes; l'obésité serait aussi une cause de décomposition rapide;, enfin le genre de mort parait exercer l'influence la plus marquée. Tous les auteurs en effet, signalent la rapidité particulière de la putréfaction chez les asphyxiés; dans les mal;; uniques telles que,

fièvre typhoïde, péritonite, scepticémie puerpérale, etc : dans les cas d'insolation et de fulguration; à la suite de blessures étendue-: dans les cas d'anasarque, etc. D'autres genres de mort au contraire, retardent singulièrement la 'putréfaction, ce sont les grandes hémorrrag'ies et certains poisons tels que, l'alcool, l'aride phénique, l'acide prussique. L'oxyde de carbone, etc.

Quant aux influences relatives au milieu ambiant, noos â déjà noté celle très importante de la température; ajoutons que la putréfaction est plus rapide dans l'air que dans l'eau, et plus rapide

clans cette dernière que clans la terre. L'oxygène, étant une condition nécessaire à la vie des êtres qui causent la putréfaction, explique ces différences. v

Los cadavres se putréfient plus vite dans les fosses particulières que dans les fosses communes. Les vêtements, la nature de la bière, la sciure de bois, etc., retardent la putréfaction ; au contraire d'autres substances telles que, le charbon de bois en poudre et la chaux favorisent Faction décomposante.

Les membres séparés du corps se putréfient moins vite que s'ils sont reliés au tronc, sans doute parce que le sang altéré et poussé par ks gaz abdominaux, ne leur parvient plus.

ARTICLE IV

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