PENDAISON
On peut définir la pendaison : l'acte de violence ou la mort qui résulte de la suspension du corps par un lien passé autour du cou.
Une différence essentielle existe entre la pendaison et la .strangulation par le lien; c'est que, dans la première, la constriction ■ faite par le poids du corps, tandis (pie dans i lue
à une force étrangère.
§ I. Circonstances étiologiqucs. — La pendaison peut être le résultat d'un suicide, d'un homieide, d'un accident et enfin elle peut être imposée comme supplice par les lois d'un pa
La pendaison-suicide est la variété la plus fréquente; elle consti- '<: c, au moins dans certains pays, le mode de suicide préféré des hommes, tant à cause du petit nombre de choses nécessaires a exécution que du peu de souffrance qu'il entraîne. Elle est parfois le dernier acte d'une série de tentatives, souvent variées (blessures à la gorge avec un rasoir ou antre instrument tranchant, blessures par arme à feu, etc.), destinées à mettre fin volontairement à la vie.
Lia pendaison-homicide est rare; elle est même considérée comme impossible entre deux personnes également vigoureuses. On comprend toutefois que, si la victime est attaquée à la fois par plusieurs, si par dos coups ou par surprise, elle est incapable de résister, si enfui la victime est un enfant ou un invalide, la pendaison soit possible. Il faut se rappeler cependant que la pendaison peut être simulée, c est-à-dire que certains malfaiteurs, après avoir tué leur victime, ont parfois recours à la pendaison afin de laisser croire à un suicide.
La pendaison-accident n'est pas fréquente, mais elle est possible. Les auteurs en rapportent un certain nombre de cas, entre autres nelui de cet acrobate américain, Seott, qui exécutait en public ce jeu
dangereux qu'est la pendaison et qui finît par y trouver la mort. Certains expérimentateurs ont aussi payé de leur vie le désir de savoir.
La pendaison-justice existe comme l'on sait, au Canada, en Angleterre et dans quelques Etats de la Bépublique voisine. Le pendu est alors soumis à un cérémonial particulier dont le but est d'atténuer l'horreur du spectacle.