IL TECHNIQUE DE LA PENDAISON
N. B. Dans la description qui va suivre, nous aurons surtout en vue la pendaison-suicide; les autres variétés n'ayant guère d'intérêt à cause de leur systématisation.
Il faut d'abord un lien qui peut être ou dur ou mou. Le lien ordinaire est une corde, mais ce peut être quoi que ce soit : mouchoir, ruban, cravate, bretelle, branches tordues, etc. Il arrive que le lien est composé d'une partie molle et d'une autre dure.
La façon dont le lien est attaché peut avoir de l'importance, car ce peut être un noeud spécial; dans tous les cas le noeud est ou fixe ou coulant. Il est situé en arrière le plus ordinairement, mais il peut être placé sur les côtés et. plus rarement en avant du cou.
Le lien décrit ordinairement un seul tour, mais il arrive qu'il en forme plusieurs. Quelquefois l'anse simple ne se ferme pas complètement de sorte que le cou se trouve maintenu seulement par leplein de l'anse qui remonte alors directement vers le point de suspension.
Le point d'attache du lien est quelconque : tout ce qui fait saillie à la surface d'un mur, et encore trouve-t-on parfois les points d'attache les plus bizarres.
Pour que la pendaison soit suivie de mort, il n'est pas nécessaire' que la suspension du corps soit complète; au contraire, puisqu'une pression de quatre à cinq kilos est suffisante pour amener l'arrêt de la circulation carotidienne, le corps peut toucher le sol ou s'y appuyer par une partie quelconque : les pieds, les genoux, le siège, etc. On cite souvent comme exemple, le suicide du prince de Condé (1830) qui est venu démontrer l'efficacité de la suspension incomplète,