III. MECANISME DE LA MORT PAR PENDAISON
Il semble au premier abord assez facile de déterminer le mécanisme de la mort dans la pendaison; mais c'est en vérité une chosecomplexe, et on peut ajouter que l'accord n'est pas encore fait sur ce sujet.
Les trois théories en présence sont: la suspension de la respiration, l'arrêt de la circulation, l'action sur le système nerveux.
a. Suspension de la respiration. — Dire que la mort dans la pendaison est due à la suspension de la respiration, c'est admettre Tas-
]»ii\ ie, i) i ■■.!'• compression du de la I par la
.-it | ,ir le refoulemenl de la base de la langue sur !
MaU les faitf riennenl démontrer que d'une part, : trouve très-souvent disposée de manière à n'amener i non du larynx, notamment lorsque le nœu I esi pi - le nu
cl d'autre part l<* refoulemenl de la langue but L'épigloti parfois, esl loin d'être la règle; au contraire la langue est plus souvent projetée en avant, grâce a an mouvement de bascule de l3 hyoïde.
D'ailleurs les aiiiniaux trachéotomisés Bueeombent pareillen a la pendaison.
L'asphyxie oe parail donc jouer aucun rôle, au moins dam la plupart dos cas.
b. Arrêt de la circulation. — L'arrêt de la circulation esl due i la compression de*s veines jugulaires et des artères caroi vertébrales.
Le rôle des veines n'a pas une grande Importance, n'est
pour expliquer la présence ou l'absence de cyanose de la face suivant que la circulation de retour est ou non possible. Le rôle des artères et, particulièrement des carotides est au contraire prépondérant, et leur fermeture même incomplète amène rapidement la perte de con- -naissance et la mort.
De nombreuses expériences ont établi qu'une pression de 4 à 5 •kilos, était suffisante pour suspendre la circulation carotidienne, tandis qu'il en faut 15 pour empêcher le passage de l'air dans la trachée.
c. Action sur le système nerveux. — Elle peut avoir lieu de trois manières différentes: d'abord par arrachement ou simplement par excitation violente des pneumogastriques; ensuite par lésions du bulbe, ce qui n'a généralement lieu que dans la pendaison judiciaire; enfin par inhibition, c'est-à-dire par arrêt subit des grandes fonctions vitales.