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IV. SYMPTOMES DE LA PEXDAISOX

Les uns objectifs nous sont connus par l'observation des condamnés à mort par ce genre de supplice; les autres subjectifs ont été décrits soit par des expérimentateurs ou des amateurs de telles sensations, soit par ceux qui ont pu être rappelés à la vie.

Ces symptômes se divisent en trois périodes :

La première ou période initiale commence au moment de la compression du cou par la corde et est caractérisée par des phénomènes qui traduisent îles troubles circulatoires : sensation de chaleur à la tête, bourdonnements, sifflements, lourdeur des jambes, obmibilation, pâ- Isur et enfin perte de connaissance. Il est bon de remarquer que la perte de connaissance arrive ici à la période initiale; c'est ce qui explique d'abord l'absence de souffrance et ensuite l'impossibilité .où se trouve le pendu de faire le moindre mouvement qui le tirerait

souvent de la position dangereuse dans laquelle il s'est lui-même placé.

La deuxième période est celle des convulsions qui apparaissent . d'abord à la face, aux membres supérieurs et inférieurs, et qui enfin deviennent généralisées.

C'est dans le but de cacher les grimaces et les convulsions du pendu que dans la pendaison- justice, la loi exige que les pieds et les mains soient liés, et qu'un bonnet soit placé sur la tête.

Il est arrivé parfois que des individus en train de se pendre ont pu être sauvés à temps, grâce à l'éveil donné par le bruit des pieds ou des mains en convulsion, frappant soir une cloison.

Quant à l'érection et l'éjaculation qui accompagneraient la pendaison, c'est là une légende,

La période asphyxique est caractérisée par l'arrêt de la respiration et de la circulation, et parfois par la perte d'urine et de matière fécale.

Il peut arriver que l'individu ne meurt pas ou du moins ne meurt pas tout de suite, et il est important alors de connaître les conséquences en quelque sorte traumatiques qui en résultent.

Ces conséquences sont les unes locales et résultent de l'action du* lien, ce sont: le sillon, la congestion de la face, l'aphonie et la dysphagie ; les autres générales et plus graves, sont : la congestion pulmo-. naire qui est le plus souvent mortelle, le choc nerveux suivi de coma, la paralysie de la vessie et du rectum, l'amnésie traumatique, etc.

Les délais dans lesquels la mort arrive, sont fort variables; mais en général on peut dire que la mort est rapide, et c'est là une des. raisons pour lesquelles la pendaison est souvent choisie comme mode de suicide.

Les médecins qui, au 'Canada, ont pour mission de constater la réalité de la mort après une pendaison judiciaire, disent que le coeur continue de battre quatre à six minutes après la chute.

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