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VI. DIAGNOSTIC DE LA PENDAISON

En Eace d'un cas de pendaison, L'expert a à résoudr

points suivant- :

1° y a-t-il eu réellement peu cl ai son ?

2° la pendaison a-t-elle été effectuée sur un vivant ou cadavre?

3° s'agit-il d'un suicide, d'un homicide ou d'un i ai ?

La (Solution du premier point repose sur la constatation d'un sillon, sur la distinction d'un vrai sillon avec les faux sillons, enfin sur les caractères différentiels des sillons de pendaison et de strangulation.

Le signe pathognomonique de la pendaison est le sillon, cV dire sans sillon — il a pu ne pas se former ou il a pu disparaître -—il est impossible d'affirmer qu'il y a eu réellement pendaison.

Mais ce sillon peut être vrai ou faux, c'est-à-dire que dans certaines circonstances, les cadavres peuvent présenter des sillons qui ne sont nullement dus à la pendaison.

Les faux sillons sont les uns naturels et dus à l'abondance de tissu graisseux. Ils se rencontrent chez les enfants, en particulier les nouveau-nés, et chez les adultes gras. La flexion de la tête pendant un certain temps, en avant et quelquefois en arrière ensuite, détermine un pli plus ou moins profond, mou et pâle qui s'efface et se reproduit mécaniquement, ce qui n'est jamais le cas pour un vrai sillon.

D'autres faux sillons sont artificiels, tels ceux qui résultent d'une cravate, d'un col, du cordon ombilical, serrant fortement le cou pendant la vie et laissant leur trace sur le cadavre. Leur empreinte Teste icependant molle et non desséchée; P épidémie est intact. Ils se rencontrent souvent chez les cadavres putréfiés et notamment chez les noyés dont le développement gazeux est excessif.

Les caractères du sillon vrai étant établis, il s'agit ensuite de faire la distinction entre un sillon de pendaison et un sillon de •■•trangulation au lien. Elle sera donnée plus loin à l'article "Strangulation".

Le second point du diagnostic consiste à établir si la pendaison s'est effectuée sur un vivant ou sur un cadavre.

Le problème est. toujours très-délicat et le plus souvent impossible, d'abord parce que les signes locaux, superficiels et profonds, indiquent seulement la suspension et se produisent aussi bien chez le pendu mort que chez le pendu vivant; ensuite parce que les léu'ons asphyxiques sont le plus souvent absentes et d'ailleurs nullement caractéristiques, de sorte qu'il n'y faut guère compter.

La seule constatation caractéristique, et 'partant la seule pouvant permettre d'élucider ce point du diagnostic, est la présecne de quelque ecchymose ou suffusion isanguine au foyer des ruptures, déchirures, fractures, etc., des organes du cou ; par malheur, ce signe vital est tout à fait inconstant.

Le troisième point du diagnostic consiste à établir si la pendaison est le résultat d'un suicide, d'un homicide ou d'un accident.

La pendaison accidentelle ne pouvant avoir qu'un intérêt exceptionnel doit être placée immédiatement hors de discussion ; le véritable problème existe entre le suicide et l'homicide.

•Certaines bizarreries d'exécution, telles que, la pendaison avec les mains liées, etc., certaines particularités comme, par exemple, la pendaison incomplète, etc., portent en elles-mêmes un cachet spécial qui milite en faveur du suicide.

S'il n'existe pas de violences autres que celles résultant de la pendaison elle-même et si la victime est un adulte vigoureux, on peut encore supposer un suicide; au contraire, la pendaison chez un enfant éveille toujours l'idée de crime.

Si le pendu porte des violences étrangères à la pendaison, elles doivent être étudiées avec soin. Les unes consistent dans des blessures légères: érosions, excoriations, petites ecchymoses, siégeant sur it dos, snr le cou, sur les pieds et à la face dorsale des mains, et résultent le plus souvent des convulsions agoniques; les autres plus ^Taves peuvent être accidentelles et tout à fait indépendantes de la pendaison, tel le cas d'un ivrogne qui, deux jours avant de se pendre, avait subi une contusion orbitaire au cours d'une chute (Thoinot) : elles peuvent avoir pour origine des tentatives diverses de suicide iiyant précédé la pendaison-suicide terminale ; elles peuvent enfin être la conséquence de la lutte et traduire un homicide.

La situation de ces ble-sures et leur gravité plaideront suivant les i~as, en faveur du suicide ou de l'homicide.

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§ l. ETIOLOOIE

La strangulation par la main n*' peul être que le résultai l'un homicide. 11 esi en effet impossible a une :

mort en se serrant le cou à L'aide -cul d< connaissance ne tarde pas a faire cesser la constriction.

La strangulation par un lien peui être le résultat 'l'un suit d'un homicide, d'un accident ei enfin d'un ordre de la jn

La strangulation-justice n'est plus usitée qu'en Es] Chine.

La strangulation accidentelle est rare: toutefois les auteur rapportent quelques exemple-.

La strangulation-suicide paraît être assez fréqui I voici com-

ment on procède: Le lien est quelconque, mais une t< ne doit pas pouvoir se desserrer de lui-même, sinon 1' manqué. Or la striction constante est assurée, soit au moyen de plusieurs tours du lien avec un ou plusieurs noeuds fixes, soit au moyen d'une traction, soit enfin au moyen d'un garrot.

La strangulation-homicide peut être effectuée soit par la main, soit par le lien. La strangulation à la main est la plus fréquente, mais toutes deux se pratiquent surtout chez les enfants et en particulier, les nouveau-nés.

A Paris, la strangulation an lien a reçu le nom de "coup du père François*'. Il est un moyen précieux aux apaches qui le combinent souvent avec le couteau, le revolver, etc., dans le but de viol. de vol, etc.

§ IL SYMPTOMATOLOGIE •

D'après les expériences faites sur les animaux, les symptômes apparaissent clans l'ordre suivant:

a. Période de résistance. — Elle est caractérisée par le cri initial, l'angoisse, la suspension volontaire de la respiration, la gêne de la circulation, enfin la perte de connaissance.

b. Période des convulsions. — Dues à l'accumulation de l'acide carboniqne dans le sang.

c. Période asphyxique. — Caractérisée par l'insensibilité, l'arrêt complet de la respiration et de la circulation, l'écume à la bouche, etc.

La mort n'arrive pas toujours dans le même temps, parfois même l'individu peut survivre à la tentative de stransrulation. Dans oe

dernier cas, le survivant présente un certain nombre de manifestations pathologiques dont les principales sont: congestion générale de la face avec ici-là de petits points hémorrhagiques ; cou gonflé avec présence, soit du sillon, soit de coups d'ongles; enrouement, gêne de la respiration, dysphagie, etc. Les troubles mentaux tels que: contusion, manie, amnésie, etc., se rencontrent assez fréquemment.

Le danger secondaire de la strangulation réside dans les complications laryngées: oedème de la glotte, abcès, etc., et dans la pneumonie.

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