‹ Précis de médecine légaleChapitre 81 sur 273 · COMMOTION COMPRESSION · texte numérisé non relu

COMMOTION COMPRESSION

Patient demi-inconscient; Patient dans l'inconscience ab-

Respiration calme et faible; solue;

Le mouvement n'est pas aboli : Respiration stertoreuse ;

Pouls petit, rapide et intermit- Le patient est paralysé;

tent; Pouls plein et lent;

Pupilles généralement eontrae- Pupilles en général dilatées et

têes ; souvent inégales :

Hypothermie. Température normale.

La méningite et l'encéphalite compliquent assez rarement la compression cérébrale.

5° Troubles psychiques. Parmi les troubles psychiques immédiats et passagers (l'amnésie seule est parfois durable) qui surviennent à la suite des traumatismes crâniens, les plus intéressants comme les plus fréquents, sont: l'amnésie, l'automatisme, l'agitation, le délire, les troubles du sommeil, etc.

T/amnésie traumatique est classée parmi les amnésies fonctionnelles. Elle est de règle à la suite des traumatismes violents du crâne, Éresteàidire, ceux qui s'accompagnent d'une commotion cérébrale grave.

L'amnésie traumatique peut prendre différentes formes : elle est partielle ou totale ; elle est 'dite simple, lorsqu'elle ne porte que sur un fait isolé, ordinairement l'événement principal, l'accident; elle peut porter sur des faits antérieurs à celuinci (amnésie rétrograde), ou ïtir des faits qui lui sont postérieurs (amnésie antérograde), enfin elle peut être aussi rétro-antérograde.

Pendant cette période d'amnésie, le sujet accomplit souvent une foule d'actes dont il ne peut évidemment rendre compte, c'est là de l'automatisme traumatique.

La confusion mentale post-traumatique ne diffère pas dans ses symptômes, de la confusion mentale d'origine toxique. On observe de la torpeur cérébrale, du ralentissement des opérations psychiques, de la désorientation dans le temps et dans l'espace, de l'amnésie portant surtout sur l'accident lui-même, de la diminution des perceptions, etc.

L'agitation et le délire se rencontrent surtout à la suite de traumatismes chez des individus alcoolisés. Les troubles du sommeil, le tremblement, l'émotivité exagérée, comptent parmi les désordres multiplet causés par le traumatisme crânien.

6° Phénomènes tardifs des traumatismes crâniens. On admet assez facilement aujourd'hui que, chez des individus ayant des antécédents vésaniques, le traumatisme crânien puisse déterminer des troubles intellectuels tels que, la mélancolie et la plupart des autres psychoses.

Les contusions du crâne, les chutes sur la tête ont, jusqu'à ces derniers temps, été tenues comme causes possibles, suffisantes de la paralysie générale. Aujourd'hui, on tend de plus en plus, malgré l'opposition d'auteurs autorisés, à attribuer à la syphilis seule, l'éclosion de cette affection.

Mais, comme le note Thoinot, dont nous citons les remarques, "si le traumatisme ne crée pas la paralysie générale, il oriente au moins la syphilis préexistante clans sa détermination méningo-encéphalique, et sans lui, la syphilis demeurerait inopérante. Il y a donc au point de vue pratique, des paralysies générales traumatiques indéniables". Et il ajoute : "ces paralysies générales se caractérisent de la façon suivante :

1° Le sujet, au moment de l'accident, était intellectuellement sain, et n'avait présenté antérieurement ni troubles cérébraux, ni modifications de l'intelligence ou du caractère ;

2° Le traumatisme a bien atteint le crâne, il y a déterminé un ébranlement violent;

3° Les signes de paralysie générale n'ont pas éclaté immédia-

lemenl après l»' t raumal i.-iik- ce qui sérail l'indice d'une \<. glnérale déjà existante, ayanl probablement e le-même donné L la chute provocatrice de la lésion crânienne- mais seulement dan délai de quelques mois .1 deul ou trois ai kte période int<

a été relire au traumatisme par des signes attestant l'atteinl lu aie: céphalée, vertiges, changemenl de caractère, ation

maniaque, délire, accès épileptique

L'inflammation des méninges ei de l'encéphale ou méningo-e pnalite, est une ôj - redoutables complicatio traumatû

crâniens. Elle se montre Burtoul à la suite de traumatisme* ayant déterminé une fracture du crâne, mais on Pobserve aussi à la sur contusions étendues de l'encéphale, de lésions inf moMes, alors même qu'il n'existe aucune fracture concom

Il va sans dire que la méningite tuberculeuse et la méningite cérébro-spinale sporadique ue reconnaissent aucunement le tnumatisme comme origine.

Au point de vue anatomo-patho'ogique, la méningo-encéphaliie traumatique se manifeste sous deux formes différentes: la m encéphalite diffuse et celle à foyers circonscrits ou abcès du cerveau.

Au point de vue symptomatologique, on se souviendra que les premiers signes de la méningo-eneéphalite traumatique n'apparaissent pas toujours dans le délai ordinaire de 3 ou 4 jours mais souvent après une période de 8 à 15 jours; sans compter que même a éclosion, la maladie peut demeurer latente pendant assez longtemps, puis déterminer une fin rapide sans autre histoire clinique qu'une courte agonie comateuse; il en est particulièrement ainsi de l'abcès dont la marche peut être extrêmement longue.

La méningo-encéphalite est caractérisée au début par des phénomènes traduisant l'irritation cérébrale : agitation vive, mouvements, cris, convulsions généralisées ou localisées; surviennent ensuite l'hvperesthésie, la fièvre, etc. Le pouls cérébral (lent et petit) devient fort et fréquent; le corps se couvre de sueur; la face est rouge. La dépression et souvent la paralysie succèdent à l'excitation; la mort survient généralement dans le coma.

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