‹ Précis de médecine opératoire (volume 2)Chapitre 6 sur 12 · U8 PRÉCIS DE · texte numérisé non relu

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orbitaire dont ï'origine est située au -dessus de l'arcade zygomatique; 3° Ses auriculaires antérieures naissant contre le condyle et l'arcade zygomatique ; 4° ia temporale moyenne : on la voit surgir au-dessous et quelquefois au niveau de cette arcade.

Opération. — Carswell a observé un anévrisme variqueux à ia tempe; des scarifications le déterminèrent; ligature de l'artère au-dessous de la maladie; mais pour obtenir la guérison on fut obligé de pratiquer la section des branches artérielles siégeant audessus de l'affection morbide, Scarpa a vu deux fois la même maladie sur la temporale. Green en cite une observation, Stone, Percy. Dupuylren, ont rencontré des poches anéviismales dans la fosse temporale. J'ai soigné deux sujets qui en étaient affectés.

Lorsque la temporale est liée dans l'espace situé entre son origine et la partie supérieure de l'arcade zygomatique, la ligature siège entre les branches de cette artère et trop près de ces branches ; V. VAnatomie chirurgicale. La collatérale la plus élevée naissant au moins au niveau du bord supérieur de Tare osseux que nous venons d'indiquer, il est évident que pour donner au caillot une longueur convenable , il faudrait poser le lien à deux centimètres sept millimètres (un pouce) environ au-dessus de cet arc osseux. Si les opérations sanglantes pratiquées sur la temporale ont été très-souvent suivies d'hémorrhagies , c'est, je crois, parce qu'on n'a pas pris assez en considération les dispositions anatomiques que nous avons énoncées, et qui font en général donner la préférence à la compression largement appliquée à l'aide du nœud dit de l'emballeur. Ce dernier moyen possède l'avantage, non-seulement d'oblitérer le tronc artériel, mais encore ses branches. Quand il s'agit des lésions traumatiques , il a fréquemment l'inconvénient d'être suivi d'hémorrhagies lorsqu'on l'enlève trop tôt. J'ai vu à l'Hôtel -Dieu , une première fois dans la division de Pelletan, une seconde dans celle de Dupuytren, un sujet sur lequel on fut obligé de comprimer pendant quarante jours. Un malade était, affecté d'une plaie siégeant au devant du conduit auditif externe, et immédiatement au-dessous de l'arcade zygomatique; j'exerçai la compression durant un mois. Six jours après la levée du l'appareil , hémorrhagie très-abondante ; nouvel emploi des moyens compressifs pendant quarante jours : guérison. Quand la solution de continuité offre le siège que nous venons d'indiquer, et qu'on peut y saisir les deux bouts du vaisseau , faut-il seulement les lier? J'étais interne à PHôtel-Dieu,

sous les ordres de Pelletan; il mit un lien sur chaeun des deux bouts de l'artère après avoir légèrement agrandi la parlie supérieure de la blessure : chute de la ligature inférieure le douzième jour: écoulement très-abondant de sang le quinzième : compression pendant un mois-, succès complet. J'ai suivi la même conduite dans une circonstance analogue : insuccès de la ligature; réussite de la compression.

Manuel opératoire. — Incision de la longueur de quatre centimètres un millimètre ou cinq centimètres quatre millimètres (un pouce et demi ou deux pouces) : elle est pratiquée dans la direction d'une ligne qui , partant de l'union des deux tiers antérieurs avec le tiers postérieur du diamètre antéro-postérieur du condyle maxillaire , remonterait sur la tempe parallèlement à i'axe de la face.

Mais s'agit-il d'un anévrisme? a-t-on recours à la méthode ancienne ? n'oublions pas de recommander, contre le principe général que nous avons souvent répété , de poser les ligatures trèsprès de la tumeur, afin de se mettre à l'abri des dangers fournis par les nombreuses anastomoses. On a encore conseillé de lier autant que possible toutes les branches artérielles qui communiquent avec le sac anévrismal. En suivant la conduite que nous venons d'énoncer, on ne risque guère de placer les liens sur des points malades du vaisseau , car il est d'observation que dans les cas où il s'agit d'une artère anévrismatique d'un petit calibre, l'affection morbide se borne presque toujours à la tumeur. D'ailleurs entre deux inconvénients il faut choisir le moindre ; les nombreuses communications artérielles constituant le plus grand. Il serait inutile de redire que s'il n'existe pas une contre-indication , V. les Généralités , la compression peut être très-avantageuse pour combattre les anévrismes de l'artère temporale. II était important de nous occuper très-sérieusement du chapitre dont nous venons de traiter ; il a été singulièrement négligé par les auteurs modernes.

Ligature de la carotide interne : Anatomie chirurgicale. — Branche de bifurcation de la carotide primitive, la carotide interne est d'abord située en dehors de l'externe : elle présente ensuite avec cette dernière les rapports que nous avons indiqués dans le chapitre où nous nous en sommes occupé, V. plus haut.

Le calibre de la carotide interne est relatif au volume du cerveau : il est plus développé chez l'enfant que chez l'adulte ; oidi-

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nairement rectiiigne, ce vaisseau offre quelquefois une ou plusieurs courbures avant de parvenir au canal carotidien. Les rapports de la carotide interne sont les mêmes que ceux de l'externe, avec cette différence que le grand hypoglosse croise en dehors le premier de ces tubes artériels au niveau de l'angle de la mâchoire , que le glosso-pharyngien passe sous lui à cette hauteur, que la branche descendante partant de l'anse de l'hypoglosse lui est antérieure,que la veine jugulaire interne, le pneumogastrique longent son côté externe, et que le grand sympathique est situé presque complètement en dehors d'elle ; nous ne poursuivrons pas la carotide interne au delà de la mandibule où elle paraît être inaccessible aux moyens chirurgicaux. Cette artère ne fournit ordinairement aucune branche avant d'entre? dansle canal carotidien ; aussi conserve-t-elle son calibre jusque-là; il est extraordinairementrared'en voir partir l'occipitale, la pharyngienne inférieure ou bien une branche supplémentaire de ce dernier nom.

Opération. — Voyez pour les considérations pathologiques et thérapeutiques le chapitre ayant pour titre : Ligature de V artère carotide externe ; redisons seulement ici qu'on lie plus spécialement la carotide interne quand on veut combattre les anévrismes et les tumeurs érectiles siégeant dans l'orbite ou sur les paupières.

Le manuel opératoire est le ^lême que peur la carotide externe , avec les différences que doivent nécessairement y apporter les dispositions anatomiques, V. l' Anatomie chirurgicale.

J'ai montré constamment avec des textes la très-faible valeur de certaines éruditions-, j'ai dévoilé des attaques inqualifiables contre les anciens et les modernes ; j'ai rendu à César ce qui appartient à César-, car il est temps enfin que la France chirurgicale jouisse de la plénitude entière de sa probité scientifique; le moyen de mettre fin à des actes déplorables dont les annales de l'art n'offrirent pas autrefois le malheureux et funeste exemple, était de consigner ces actes, non pas dans des publications éphémères trop promptement oubliées , mais bien dans un ouvrage dogmatique où ils porteront leurs fruits : ainsi le châtiment empêchera l'imitation.

Bien que la ligature des artères en particulier ait été beaucoup étudiée, nous croyons y avoir ajouté des faits nouveaux; nous pensons qu'après en avoir groupé beaucoup d'autres, nous en avons rendu l'étude plus facile. Qu'il nous soit permis de payer ici un juste tribut d'éloges à l'esprit généralisateur de Geoffroy

Saint- Hilaire , dans lequel tant d'hommes distingués ont déjà puisé , et qui nous a appris à généraliser nos idées.

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