‹ Précis de médecine opératoireChapitre 32 sur 68 · DU BROIEMENT DE LA PULPE DENTAIRE · texte numérisé non relu

DU BROIEMENT DE LA PULPE DENTAIRE

On nettoie avec une sonde en acier courbée et très-aiguë à son extrémité la solution de continuité produite par la carie qui a pénétré dans \à cavité dentaire 5 on glisse la pointe de l'instrument dans les canaux de la dent 5 lorsqu'on y est parvenu , on imprime à cet instrument des mouvements de rotation sur son axe et dans divers autres sens qu'il serait inutile d'indiquer ; on essaye de déchirer, de broyer le nerf.

La sonde est souvent trop volumineuse ; on la remplace par une aiguille ou par un stylet d'acier, dont la ténuité varie suivant les indications^ faudrait-il, lorsqu'on ne peut pas les introduire, substituer à ces deux instruments une forte soie de sanglier ou de porc? on a conseillé, quand elle est dans la cavité dentaire , de lui imprimer des mouvements de va et de vient jusqu'au moment où le malade cesse de souffrir 5 ce moyen est ridiculement mauvais ^ je l'ai cité pour le proscrire et parce que quelques dentistes le mettent encore en usage '^ il paraît impossible qu'il puisse broyer le nerf, et si, contre mon opinion il y parvenait, il ferait éprouver une douleur qui pourrait se prolonger beaucoup et qui exigerait alors , d'après le principe que nous venons d'établir, que la manœuvre fût continuée pendant un laps de temps d'une incroyable longueur.

Le broiement de la pulpe dentaire est excessivement douloureux : il obtient d'ailleurs de très-rares succès.

On a imaginé , il y a quelques années , de saisir avec un petit crochet le nerf dentaire des incisives et des canines j on a assuré que l'opération était assez promptement faite, que le sujet n'éprouvait pas beaucoup de douleur et que les dents ne s'en conservaient pas moins d'ailleurs parfaitement j cette opération paraît avoir été abandonnée.

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