X PRÉFACE
aux sources anciennes et modernes; je me suis toutefois abstenu de me livrer à une fastueuse érudition, facile à acquérir avec l'ouvrage de Plouquet et de quelques autres auteurs , érudition qui fatigue trop souvent le lecteur, qui le distrait trop souvent aussi de son but principal et qui doit trouver sa place dans les livres qui traitent spécialement de l'histoire de la médecine et de la chirurgie.
Lorsque après avoir profondément médité les belles pages écrites sur les fractures en général, je me livrai à l'étude des fractures en particulier, j'acquis immédiatement la conviction qu'avec des connaissances anatomiques et physiologiques solides , cette étude devenait très-simple , très-facile et de courte durée ; c'est elle qui me fit comprendre , presque dès mon début dans la carrière médico-chirurgicale , combien les faits généraux complets et sagement groupés , deviennent utiles , se simplifient et facilitent les travaux ; aussi me suis-je très-particulièrement attaché, dans mes cours de pathologie externe , de médecine opératoire et de clinique , à essayer d'imiter quelques beaux et trop rares modèles, que m'offraient les annales de l'art; j'ai établi des lois générales pour la ligature des artères , pour les désarticulations , pour les amputations des membres dans leur continuité , pour l'extirpation , pour l'amputation des tumeurs, pour le toucher en chirurgie , etc. , etc. ; pendant les nombreuses années que j'ai fait manœuvrer les opérations sur le cadavre , je me suis convaincu combien cette manière de présenter la science est importante; je la négligeais quelquefois un instant ; les élèves , dans la série desquels j'avais fait ce court essai, étaient, toutes choses égales d'ailleurs, d'une infériorité très-remarquable.
Je crois que si dans un ouvrage de pathologie on