EXTRACTION DES DENTS CACHÉES
L'anatomie pathologique a démontré que les dents ne se développent pas toujours dans le bord alvéolaire et qu'elles restent souvent enfouies dans les tissus qui avoisinent ceux où elles devaient siéger ; il est quelques cas rares dans lesquels elles ne sortent jamais -, la sortie de ces dents est ordinairement assez dou-
loureuse ; elle peut occasionner des accidents même sérieux dont' la cause est trop fréquemment ignorée ^ Albinus , Gavard , Sabatier^' Desault et Laforgue, citent des exemples de ce genre.
D'après les faits rapportés dans l'ouvrage de MM. Dèsirabode le diagnostic de l'affection morbide qui nous occupe est fort difficile 5 le malade éprouve sur l'une ou sur l'autre mâchoire ou bien près de ces os une douleur très-violente avec des degrés d'exacerbation et de relâchement ^ cette douleur peut être intermittente d'une manière irrégulière ^ ceux-ci l'attribuent à une névralgie qui résiste d'ailleurs à tous les moyens de l'art ^ ceux-là pensent qu'il s'agit d'un rhumatisme et les médications qu'ils emploient ne sont pas plus heureuses : la continuité, la durée des souffrances exalte singulièrement le système nerveux et portent une atteinte profonde à la constitution du patient ^ le premier soin doit consister à compter les dents 5 s'il en manque une, on s'assure par le commémoratif qu'elle n'a pas été ai*i^achée ^ si dans ce cas il existe une tuméfaction sous la gencive, il faut l'inciser -, on met souvent alors à découvert la dent cachée ^ on l'ébranlé avec la langue de carpeon la saisit ensuite à l'aide d'une pince 5 ordinairement son extraction est assez facile^ ainsi lu cause de la maladie étant enlevée, les douleurs disparaissent-, peu de jours suifisent presque toujours pour obtenir la cicatrisation de la plaie et les malades sont radicalement guéris.
Fauchard cite l'observation d'un sujet chez lequel un empirique enfonça une dent au-dessous du tissu de la gencive qui la recouvrit 5 il fit croire qu'elle avait été avalée^ des accidents se développèrent ; des fistules s'établirent ^ la nature de l'affection morbide fut longtemps méconnue , mais on consulta Arnault et Petit 5 une incision est pratiquée ; on reconnaît le corps étranger j on l'extrait d'après les principes que nous venons d'établir , bientôt la guérison est obtenue.