LES BOUILLONS
solution de pelasse ou de carbonate de soude jusqu'à ce que le papier de tournesol donne à l'essai une réaction nculre, ou très légèrement alcaline.
Le bouillon est alors soumis à l'autoclave à la température de + Ho° pendant 10 minutes, et on le laisse ensuite reposer jusqu'au lendemain, afin que la graisse se solidifie à la surface parle refroidissement, et que les matières insolubles se déposent.
Le lendemain, on décante le bouillon, en ayant soin de laisser de côté la graisse, et le dépôt s'il y en a; puis on transvase le produit décanté dans un ballon en verre bouché à l'ouate, préalablement stérilisé; on recouvre, après l'opération, le ballon de son tampon d'ouate, et sur celui-ci on place un capuchon en papier filtre.
On porte le ballon ainsi rempli dans l'autoclave, et on le soumet, à -j- Mo" pendant un quart d'heure au moins, une demi-heure au plus.
Au sortir de l'autoclave le bouillon est prêt et stérile: il ne reste qu'cà le répartir dans ses récipients, c'est-à-dire dans les matras Pasteur stérilisés.
L'opération se fait en deux temps de la façon suivante : le bouillon est d'abord aspiré du ballon flui le contient dans le hallon-pipette Chamberland, et de celte pi[ietle il est cnsidle distribué dans les matras.
Prenez une pipelle (lhambcriaiid sliu-ilisée (V. chap. I), brisez l'extri;mil('' de l'eriilure lalérab^ par un Irait dr; couteau à veri'e, cl sli'u'iliscz toute la surface extérieure de cette eftiUire en la passant [ilusieurs fois dans la fiairinu'. delà lampe à alcool. .Saisissez dans la main gauche le ballon (jui contient le bouillon ; par siircroit de précaution, rc- ]iassez une ou deux fois dans la llainme l'niniiii'e latérale de la pifiette Chambeila iid, (pu- liciil la
l'ii. ipk MicnoDiK. ■!
main droite ; avec le pouce et riiidex de cette même main enlevez le tampon d'ouale du ballon; plongez dans ce ballon reffllure de la pipette, que vous ferez pénétrer dans le liquide, sans aller jusqu'au fond, où un dépôt s'est le plus souvent formé; aspirez le liquide dans la pipette par le tube supérieur de celle-ci.
Il faut ne pas recueillir tout le liquide du ballon, et notamment il faut arrêter l'opération de façon à ne pas aspirer la partie superficielle qui pendant les manipulations aurait pu être souillée par quelque germe atmosphérique.
Le bouillon recueilli dans la pipette Cbamberland doit être maintenant distribué dans les matras Pasteur. '
On prend un matras dans la main gauche, et on l'incline de façon que son grand axe soil horizontal : cette position soustraira l'intérieur du vase débouché aux germes de l'atmosphère; on saisit la pipette Ghamberland de la main droite; on stérilise encore l'eiTilurc latérale en la passant dans la flamme; avec le pouce et l'index de la main droite on débouche le matras ; on introduit l'extrémité de l'elTilure de la pipette dans le matras, on souffle par le tube supérieur, et on emplit ainsi le matras jusqu'au quart ou au cinquième de sa contenance: on retire alors l'effiluro de la pipette, et on recouvre immédiatement le matras de son bouchon protecteur.
On recommence ]jour chaque matras à remplir cette délicate opération, qui doit êire faite Irès rapidement, car plus on manipule vile, moins on expose les matras aux souillures atmosphériques.
Les deux conditions esson(ielles]iour réussir sont:
!« Tenir les matras a remplir dans la position horizontale et immobile.
2" Soit avant de recueillir le bouillon dans la pi-
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petto, soit av;inl la distribution dans (•liai'iin des niatras, avoir soin do paifititcnu'nt sldrUiser l'cffdwe latérale de la pipette dans la flamme de la lampe à alcool.
Les mutras Pasteur remplis seront portos dans l'étuve Pasteur et soumis à -|- 37° pendant au moins doux jours avant d'être mis en usage.
Au bout de quarante-huit heures on les examine, et on rejette ceux dont le bouillon est troubb;, ce qui indique qu'une impui'eté sy est introduite au cours des manipulations.
Ou ne doit conserver que les matras dans lesquels le bouillon est rigoureusement limpide et transparent. Les bouillons ainsi préparés constiluent un excellent milieu de culture dans lequel la [ilupart des microbes pousseront très vite.
Comme on a pu le remarquer, ces bouillons concenirés, comme on les ap]jellc, contiennent une partie de viande pour deux parties d'eau distillée : la fraction 1/2 représente donc lidèlement leur doirré de concentration.
Dans la pratique, on peut varier ce degré, et faire à volonté des bouillons non concentrés au 1/3, au 1/4, au I/o, etc. C'est ainsi que M. Ghauveau cultive ses vaccins charbonneux dans du bniiilhiu de veau à i /.'I.
Ou peut aussi, indépemlamment de leur concentration, faire varier la composition dos bouillons ou leur ajoutant do la glycérine, du sucre, etc.