III. Culture des anaérobies sur la gélatine en plaques
Nous transcrivons textuellementladescription du procédé de Roux (in AnnalesPaslciir, t. I,p. 08). « Le dispositif suivant que nous employons depuis long-
(i) Lii cuUur(! eu plaque sur gélose, ou plutiH sur gclutino additionnée de gélose, se l'ait par les mêmes procédés que la culture sur gélatine: le lecteur appliquera à la première, le cas échéant, ce que nous allons dire de la seconde.
CULTLMUi DES MICKOUF.S ANAÉROBIES.
temps permet la séparation des colonies et la récolte de la semence dans les colonies isolées. Il se compose d'un tube de verre fermé, large de 3 centimètres environ, long de 25 à ;)() centimètres, et terminé par un tube plus étroit obturé par un tamjjon de coton. Ce tube (fig. 37) contient un peu de gélatine stérilisée :
on fond la gélatine, et on introduit avec les précautions ordinaires une quantité de semence convenable pour avoir des colonies séparées. En ensemençant plusieurs tubes avec des quantités de semence de j)lus en plus petites, on , arrive toujours à une sépa- // ration parfaite des colonies. On étrangle le tube à la lampe (fig. 37 bis) un peu au-dessus de la partie renflée en t'. On pousse le coton obturateur jusqu'à cet étranglement, et ou étire le tube en A. I^appareil ainsi disposé est mis en communication avec la maciiine à vide, et il est purgé d'air comme nous l'avons déjà expliqué. On le sépare en le fondant au chalumeau en A, et on le couche sur un pian iioriznntal.
La gélatine s'étale sur la paroi infi'fieun'. Elle fait prise, et coinnic la conclu! est très mince, on pourra cxamiiuT à travers la paroi du verre la
TECHNIQUE DES CULTURES
forme des colonies. Pour puiser dans l'une d'elles, on ouvre la pointe effilée, on fait rentrer de l'air ou du gaz inerte qui est filtré sur le colon c; on
coupe le verre en c, et avec un long fil de platine ou une tige de verre un peu recourbée à l'extrémité, on peut atteindre la colonie que l'on veut ensemencer. Si les microbes liquéfient la gélatine, et que l'on ne puisse pas renverser le tube pour l'examen au microscope, on fait en d un trait avec un couteau à verre, puis avec un cbarbon de Berzélius on complète la section du tube. Par l'ouverture on pourra introduire un diamant monté sur une lige rigide, et faire un Irait intérieur sur chaque paroi du tube ; on délachera facilementla gouttière supérieure, et la gouttière inférieure pourra être examinée sous le microscope à la façon d'une plaque ordinaire.
« On peut éviter l'emploi d'une machine aspirante, et chasser l'air du tube par un courant de gaz inerte. » Pour cela le tube décrit au chapitre II (fig. 12 bis) est d'un usage commode. Le tube A est rempli (avec un petit entonnoir capillaire) de géla-
37 te):
CULTIJUE DES' MICROBES ANAÉROBIES. 131
line stérile qu'on ensemence et qu'on maintient liquide. On étrangle B et B' en d d', on pousse le foton jus(iu"à ces étranglements, et au-dessus du colon on el'lile en m m'. Le tube Best alors relié au flacon à acide carbonique du gazomètre, on fait barbotler le gaz inerte dans la gélatine, il ressort par B'. Lorsque l'appareil est bien purgé d'air, on laisse la gélatine l'aire prise sous le courant du gaz et s'étaler sur la paroi Inférieure de A, et on ferme m' puis m. (tig37 te)').