RECHERCHES DANS LES COUPES DE TISSUS
Colorez d'abord la coupe dans Téosinc, le brun de Bismarck ou mieux dans le picro-carmin de Ûrlh. Lorsqu'après quelques minutes la coupe est suflisanuncnt colorée, on la met dans de l'eau distillée, et on la monte sur lame ; on la déshydrate à l'alcool absolu, on la sèche et on la fixe sur la lame en même temps à l'aide de feuilles de papier à cigarettes.
Sur la coupe séchée et fixée, on verse deux ou trois gouttes du violet de Weigcrt, qu'on laisse en contact pendant dix minutes.
On laisse écouler alors l'excès de matière colorante, et on verse sur la coupe quelques gouttes de la solution iodo-iodurée, qu'on laisse une minute en contact. On sèche alors complclcment avec le papier à cigarettes.
On décolore en versant quelques gouttes d'huile d'aniline blanche sur la coupe : on renouvelle l'huile d'aniline au besoin plusieurs fois jusqu'à décoloration complète. On enlève l'excès d'huile par le xylol, on laisse tomber sur la coupe une goutte de baume ou de résine d'Ammar et on recouvre d'une lamelle sèche et propre.
Les microbes sont colorés en violet foncé, et les éléments anatomiqucs en rose.
B. Préparation, coloration et montage des
COUPES faites au MICrtOTOME A LA PAU Al'l-INE.
Les mani])ulations préparatoires que l'on fait sui)ir à la pièce qui va être coupée par le microlorne à [laraffine sont longues et di'licatcs; la coloration et le montage exigent du soin et de l'adresse, mais les avantages du procédé sont très marqués : coujies d'une régularité parfaite, d'une finesse qui [)cut aller jusqu'au millième d(! rnillinièti'o. (^es avantages compensent très largement les incoiivé-
nients. C'est donc là un procédé des plus recommandables et qu'il est nécessaire d'indiquer.
On peut avec le microtome à la paraffine couper des fragments d'organes non colorés ou couper des fragments colorés préalablement au carmin (picrocarmin ou carmin boracique) : de là deux procédés distincts que nous allons décrire. Disons de suite qu'il est très avantageux d'employer le second procédé lorsque la double coloration est possible, car la pièce étant colorée au carmin il y a moins de manipulations à faire subir aux coupes si fines et par conséquent si fragiles.
Premier procédé : La pièce n'est pas colorée avant de passer au microlome.
On coupe en forme cubique un petit fragment de l'organe que l'on se propose d'examiner, et on le laisse durcir dans l'alcool absolu pendant au moins 24 heures. Au bout de ce temps, et pour passer au microtome, la pièce doit subir les manipulations suivantes :
1° Séjour dans un mélange à parties égales d'alcool et d'éther pendant 24 heures.
2° Séjour dans l'éther sulfurique pur pendant 24 heures.
3° Séjour dans une solution concentrée de paraffine dans l'éther sulfurique pendant 24 heures.
4° Enfin séjour dans la paraffine fondue à -|- 4,t° pendant 24 heures.
On laisse alors refroidir la paraffine qui, en se coagulant enrobe la pièce; lorsqu'elle a atteint le degré de dureté nécessaire, c'est-à-dire lorsqu'elle est susceptible d'être nettement coupée au couteau, on taille autour de la pièce enrobée, à l'aide d'un bistouri bien tranchant, un cylindre que l'on fait ensuite pénétrer par frottement dans un des godets ronds du microlome, et l'on procède à la coupe qui peut se faire 'à des épaisseurs très variables.
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(lu'indique une table spéciale placée sur le microtome, table il l'aide de laquelle on règle matbématiquement l'appareil. On obtient ainsi un ruban de coupes rappelant la forme du tœnia solium, dans cliacun des anneaux duquel se trouve au centre une coupe entourée de paraffine.
Deuxième procédé : La ydèce est colorée au carmin avant d'être coupée.
On coupe un très petit fragment de l'organe que l'on veut examiner, de telle façon que l'on obtienne un volume de 1/2 centimètre de long sur environ 1/4 de centimètre de large. On le durcit d'abord par un séjour dans l'alcool absolu d'au moins 24 heures. Ensuite on le soumet à l'action des différents réactifs suivants :
1" Séjour dans une solution de carmin nouvellement filtrée pendant 12 heures (coloration en masse) ;
2" Séjour dans l'alcool absolu pendant une heure;
3" Séjour dans un mélange d'alcool et d'essence debergamotte à parties égales pendant une heure;
4" Séjour dans l'essence de bergamotte pure pendant deux heures;
h" Séjour dans une solution épaisse de paraffine (paraffine Dumaigo) dans l'essence de bergamotte, pendant au moins deux heures, à l'étuve (+ 20° à -f .30") ;
6" Séjour dans la jiaraffine pure fondue, a l'étuve entre -j- 43" ii -\- '6i)°, pondant au moins deux heures.
On laisse la j)aiaf(ine se prendre on masse; et l'on agit de la façon, indiquée au i)rcmi(;r procéib; pour obtenir les coupes. Les anneaux du ruban ainsi obtenus contiennent cliacun une coupe colorée en rose par le carmin, et limitée par une zone de [jaraffine.
Fixation sur les lames des coupes données par le microtome à paraffine. — Que la coupe débitée par le microLome soit ou non colorée, le procédé est le même. On prend dans le ruban de coupes deux fragments de cinq à six coupes chacun, et on les dipose sur une lame préparée de la façon suivante : la lame bien propre, bien essuyée, a été enduite d'un côté et sur une surface de trois centimètres de long sur un et demi de large d'une solution très légère de gomme. On dispose sur cette surface enduite de gomme les deux fi'agments du ruban de coupes, l'un au-dessous de l'autre, et tous deux parallèlement au grand axe de la lame.
On fait égoutter la lame, et on laisse sécher à l'abri de la poussière pendant quinze heures environ. Au bout de ce temps on porte la lame sur la platine chauffante jusqu'à ce que la paraffine emprisonnant les coupes devienne transparente. On enlève la paraffine par le xylol, et le xylol par l'alcool ; on sèche alors avec des feuilles ti^ès propres de papier à cigarettes. Les coupes sont ainsi solidement fixées sur la lame et prêtes à subir les manipulations destinées à la coloration des bacilles. — Nous n'avons pas à revenir sur ce sujet qui a été déjà traité longuement :ile lecteur se reportera aux pages précédentes; répétons seulement que, lorsque la double coloration est possible, il est toujours indiqué de donner la coloration du carmin à la masse du tissu avant de la soumettre au microtome.
On peut parfois opérer plus rapidement la fixation sur la lame, surtout lorsqu'il ne s'agit que d'un examen histologique de la coupe carminée. Sur la lame, on étend avec un pinceau une légère couche de la solution suivante (Schaîllibaiim),
Essence de girolle Collodiou