CLASSIFICATION MORPHOLOGIQUE DES MICROBES
Micrococcus.
Diplococcus.
Micrococcus en Tétrades.
— en Sarcines.
— en Zooglée.s.
Ascococcus.
Stuphylococcus.
StreptocOL-cus ou Torula.
Bacilles droits.
— à espace clair.
— en fuseau.
— en lanterne.
— eu hattant de cloche.
Leptothrix.
Cladotlirix.
Bacilles Virgule.
Kornnia bacilles.
Spirilles.
2. Slntcture des microbes. — Les microbes adultes sont formés d'une cellule, protégée à la périphérie par une membrane d'enveloppe : la première contient un véritable proloplasma incolore, réfringent, ([uelquefois granuleux, formé d'une substance albuminoïde à laquelle Nencki a donné le nom de mycoproléinc ; la seconde résulte fort probablement de la condensation des couches périphériques du protoplasma de la cellule. Elle apparaît au microscope sous forme d'une ligne fine, légèrement grisâtre, formant aussi un contraste frappant avec le protoplasma intérieur qui apparaît nettement réfringent. Mais, pour la plupart des microbes, cette distinction ne peut être établie que si on les examine sans coloration. Leur affinité pour les dérivés basiques colorants d'aniline est en efi'et si grande et la jinissance tinctoriale de CCS couleurs est si prononcée, que l'on ne peut plus distingu;^' l'enveloppe de la cellule sur les microbes colorés. Pour ([uelqucs-uns cepen-
t° Forme arrondie.. ■
2° Forme allonnée. ^ 3» Forme spirale'e... i
STRl'CTURE DES MICROBES.
diuit, celte distinction est possible, si on a soin d'employer pour les colorer des procédés spéciaux. C'est ainsi que dans les pri'parations colorées de lincumococcus, on voit parfaitement sur certains d'entre eux la membrane d'enveloppe ou capsule faiblement colorée, tandis qu'au contraire le contenu de la cellule est très fortement teinté.
Les cellules ne contiennent jamais de noyaux. C'est là un caractère d'une grande importance et qui les distingue nettement de la plupart des cellules organiques.
Elles ne contiennent non plus jamais de chlorophylle : ce n'est qu'à de très rares exceptions prés qu'on rencontre dans leur intérieur cette substance verte, si commune dans les cellules végétales.
Le proloplasma qui les forme (>sL d'une grande résistance à tel point qu'il résiste à l'action dissolvante des bases et des acides qui attaquent les cellules animales.
L'iode colore le protoplasraa en jaune : réaction chimique qui nous montre que le contenu cellulaire ne renferme pas d'amidon.
'.]. Munrrmp.iil f/cs microbes. — Parmi les microbes les uns sont immobiles, tandis que les uuti'essont susceptibles de si; mouvoir quebiue peu dans les diPTérents milieux liquides qui les contiennent.
Pour se rendre un compte exact de c(;s mouvclîients, il ini|Kirte d'aiiord de ne jjas confondre lo mouvenn^ut iirinvnien ipii les agile tous, à la façon d'une jioussiéi'e ([iielcon((ue, d'une niolé'cnie inorgani([ne, avec le mouvcineiit priqiri', pi-rinettant aux agents ([ui eu sont doui's de se déplacer a leur guise dans li' milieu qu'ils habitent et ([ui^lquefois même de résister dans une cei'tii.im' mrsuti' au mouvement moléculaire.
Il est donc nécessaire de distinguer ces deux
mouvements qui diffèrent essentiellement l'un de l'autre : c'est là d'ailleurs une étude très simple à faire.
Pour bien obsei^ver le mouvement brownien ou moléculaire, il suffit d'examiner au microscope (Verick : oculaire 1, objectif 4) une goutte de sang charbonneux, sans coloration. La mise au point une fois faite, on verra les globules sanguins, empilés les uns sur les autres à la façon de piles de monnaies, former de véritables Ilots plus ou moins considérables et nager dans un liquide qui n'est autre chose que le sérum du sang; mais on remarquera bien que la direction du mouvement de ces globules se fait dans le même sens que celui du sérum lui-même : ce fait indique donc bien que ces globules sont simplement entraînés dans le courant du sérum, tout comme une barque abandonuée, n'ayant par elle-même aucun mouvement intrinsèque, est entraînée par le courant de l'eau qui la supporte. De même, cuire ces îlots, formés par l'agglomération des globules sanguins, on verra les bactéridies, représentées par des bâtonnets courts, droits, réfringents, opposés souvent deux il deux par un de leurs pôles, suivre exactement la même marche que les globules : elles sont, elles aussi, entraînées dans le courant du sérum. Si l'on attend que le sérum soit emprisonné dans la coagulation périphérique du sang contenu sous la lamelle, on verra alors le courant, si rapide auparavant, se ralentir de plus en plus et finir par cesser complètement : à ce moment les ilols globulaires sont immobiles ainsi que les bactéridies, que l'on voit alors entassées les unes sur les autres près des bords des îlots.
Examinons maintenant, et de la même façon que nous venons de le faire, c'est-à-dire sans coloration et à un ])ctit grossissement , une goutte de