I. Historique
L'histoire microhiologique de la morve est due surtout à Lôffler et Schiitz (1883).
En même temps que ces deux auteurs, MM. Bou-
(1) Au moment ou ce Procis va [laraitre, deux études uouvelles. que nous [louvons seulement rapidement indiquiM- en note, viennent enrichir l'iiislolre de lu lulierculose zoogitnique de Malassez et Vignal, et lui donner un vif intérêt.
En inoculant un cohaye dans le péritoine avec do t'eau filtrée sur une terre qui avait été précédemment arrosée' avec une culture pure du bacille de Koch, ^IlM. Graucheret Ledoux-Lebard ont déterminé l'apparition de la tuberculose /ooglu'ique de Malassez et Vignal. dont ils ont fait une étude complète (Arch. de méil. cxpér. mars 1839).
l'ius intéressante encore est l'origine de la tuberculose zooglœique que M. Nocard et l'un de nous ont signalée à la Société de biologie. Cette tuberculose fut déterminée chez le cobaye par l'inoculation du jetage d'une vache suspecte de luhiu-culose, jelage envoyé jiar un vétérinaire de province désireux de faire contrôler son diagncjslic dans ce cas douteux.
Les cultures pures du microcoque de cette tuberculose zoogloMque ont tué le lupin et le cobaye ; par inoculation sous-cutanée (luli.
MALADIES MICROBIENNES
chard, Capitan et Charrin aniinocaient à l'Académie des sciences qu'ils venaient d'isoler par la culture le microbe de la morve, et les expériences faites alors sous la direction de M. H. Bouley confirmaient cette assertion. Malheureusement, leur travail donnait des indications si incomplètes sur la morphologie du microbe et sur les moyens de l'isoler, qu'il n'eut pas le retentissement de celui de MM. Lôffler et Schiitz.