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CHAPITRE XVI

ANALYSE BACTÉRIOLOGIQUE DE L’AIR

L’air contient beaucoup de microbes, mais est moins dangereux que l’eau comme propagateur des épidémies ; son analyse bactériologique a moins d’importance K

§ I. ' — Généralités

Résumons d’abord rapidement ce que l’on sait sur les microbes qui peuplent l’air. Énumérons les espèces qu’on en a isolées.

1° Découverte des microbes de l’atmosphère. — L’opinion, qui fait de l’air le réceptable de germes causant des épidémies, remonte à Hippocrate. Pendant la grande épidémie de choléra qui désola l’Europe en 1847-48, un grand nombre de médecins accusèrent l’air de propager la maladie. Pendant l’épidémie de 1853-54, Thompson et Osborne remarquaient qu’un flacon d’eau distillée placé dans une chambre de cholérique se peuplait de nombreux microbes. Mais il faut arriver à Pasteur 2, pour trouver les premières expériences probantes sur l’existence des germes de l’air ; c’était au cours de la mémorable campagne qu’il soutint contre les partisans de la génération spontanée.

1 Voir J. Courmont, Atmosphère , in Traité d’hygiène de Brouarrel et Mosny, t. I, 1905.

2 Pasteur, Mémoire sur les corpuscules organisés qui existent dans V atmosphère, 1861.

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