PROCÉDÉS DE L’ANALYSE
d. Inoculation. — L’examen bactérioscopique n’est pas toujours suffisant pour mettre en évidence les microbes lorsqu’ils sont trop rares (Bac. tuberculeux, Bac. de V avortement épizootique,) ou pour identifier ceux dont la morphologie et même l’affinité pour des procédés de coloration spéciaux ne sont pas des éléments suffisants du diagnostic Bac. tuberculeux et Bac. acidorésistants saprophytes .
e. Séro-diagnostic. — La présence du microbe peut être particulièrement difficile à déceler par les méthodes ordinaires alors qu’elle se traduit par l’apparition de propriétés spécifiques du lacto-sérum dont la constatation est particulièrement facile (séro-lacto-diagnostic de la mélitococcie).
f. Pouvoir réducteur. — L’analyse sans chercher à reconnaître et à déterminer les germes pathogènes peut se proposer plus simplement de déterminer la pureté et la fraîcheur du lait. Le lait qui est trait depuis longtemps,, souillé par un très grand nombre de germes saprophytes, peut être dangereux : à coup sur, il ne saurait être recommandé comme un produit hygiénique.
L’épreuve consiste à apprécier le pouvoir réducteur du lait, d’autant plus considérable que le nombre des germes est plus grand. Il suffit d’ajouter à 10-20 centimètres cubes de laitquelques gouttes (5) d’une solution de bleu de méthylène (à 1 p. 4.000), de mettre à l’étuve ou au bain-marie à 38-40 degrés et de noter le temps nécessaire à la décoloration. Le lait qui se décolore en moins d’une heure n’est pas pur et frais.
Chacun de ces procédés doit être mis en œuvre suivant les circonstances et le but particulier de la recherche ; la complexité de l’analyse ne permet pas d'instituer une méthode générale d’examen.
MtCROB. DES MAL. INFECT. DES ANIM.