ET DES PRÉPARATIONS DE VIANDES
Le contrôle du laboratoire est indispensable pour assurer, dans des conditons rigoureusement scientifiques, l’inspection des viandes. Comme toujours, la clinique doit tenir la plus grande place dans les préoccupations de l’inspecteur et le plus souvent une observation sagace secondée par l’expérience permet de résoudre bien des difficultés, mais, dans nombre de cas, la seule appréciation des caractères objectifs est insuffisante, force est de recourir aux méthodes du diagnostic expérimental. Encore faut-il choisir, parmi ces méthodes, celles qui sont simples, susceptibles de fournir des indications à brève échéance. Ce sont des procédés de diagnostic et non des techniques de recherches qu’il faut pouvoir suivre dans ce laboratoire qui ne doit être qu’une annexe de l’inspection clinique, mais une annexe indispensable. Toute inspection faite dans des conditions différentes est forcément incomplète.
Des recherches élémentaires de chimie, des constatations relatives aux parasites, des analyses bactériologiques sont nécessaires pour découvrir et pour justifier bien des motifs de saisie.
1° Utilité et nécessité, indications de l’analyse bactériologique. — Un grand nombre d’états pathologiques se traduisant à l’abatage par des lésions banales ou non univoques ne peuvent être reconnus dans leur nature que par l’examen bactériologique : c’est le cas du charbon bactéridien, du rouget. Il est évident que, dans bien des cas, les altérations justifient la saisie.