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RECHERCHE ET DETERMINATION DES GERMES

Pour les animaux abattus d’urgence, la recherche des agents H septicémiques ou des bactéries paratyphiques sera faite dans les J organes : foie, rate, reins, pointe du cœur et dans le tissu mus- | culaire; quelquefois l’examen du tissu musculaire est seul posi. sible (viandes examinées sur les marchés). Dans tous les cas, l’examen du tissu musculaire doit être pratiqué, les germes des | viscères pouvant ne pas avoir envahi les muscles.

On prélèvera soit immédiatement après l’abatage, soit vingt- « • quatre heures plus tard, pour attendre son enrichissement bac- 1 térien, un fragment de muscle dans une région de troisième | catégorie : avant-bras, jambe, cou pour ne pas déprécier l’ani- * mal ; mais les masses musculaires plus volumineuses du demi- ■ membraneux, du demi-tendineux et des anconés conviendraient beaucoup mieux.

Autant que possible, le fragment musculaire d’une dizaine de centimètres sur toutes ses dimensions est prélevé avec un instrument stérilisé, après une longue cautérisation superfi- J cielle.

Si les recherches ne peuvent pas être entreprises sur place, les échantillons sont envoyés au laboratoire dans du son, de la B sciure*, dans une boite en fer blanc après immersion dans la S glycérine ou enveloppés dans un linge imbibé d’alcool.

4° Recherche et détermination des germes. — Les recher- | ches et la détermination des germes sont entreprises par les procédés ordinaires de l’examen direct après coloration, des cultures, des inoculations lorsqu’il s’agit des agents spécifiques, bien caractérisés et faciles à mettre en évidence (charbon, rouget, tuberculose, morve, etc.)

Pour le tissu musculaire des animaux abattus d’urgence on doit, tout d’abord, pratiquer l’examen direct, celui-ci renseigne sur la présence des germes, sur leur abondance, quelquefois - sur leur nature.

L’examen direct doit toujours être complété par les cultures. Celles-ci sont faites soit en portant directement des parcelles de tissu musculaire sur la gélatine ou sur la gélose, mieux encore parce que les microbes sont rares, en provoquant l’enri-

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chissement avant la culture. Il suffît, pour cela de mettre le fragment de muscle à l’étuve quelques heures après l’avoir stérilise très complètement à l’extérieur (bain d’huile, action du sublimé) ou encore de porter quelques parcelles du muscle dans du bouillon et d’utiliser cette première culture pour les recherches ultérieures.

Les ensemencements sont faits sur gélose ou sur les milieux spéciaux aux bactéries paratyphiques, en milieux aérobies et anaérobies.

Les viandes peuvent être considérées comme devant être retirées de la consommation : toutes les fois que le développement est abondant, surtout si ce sont des germes pathogènes ; toutes les fois que le tissu musculaire renferme des bactéries paratyphiques, quel que soit leur nombre en raison de leur nocuité quasi constante.

Il est possible de compléter les indications fournies par les procédés indiqués par l’ingestion des produits suspects, crus et cuits, à des souris et de déterminer la nature des microbes si ces animaux viennent à succomber. La méthode est incertaine parce que les viandes saines et bien conservées peuvent être nocives pour les souris ; elle est insuffisante parce qu’il est prématuré de conclure de la nocuité ou de l’innocuité pour la souris à la nocuité ou à l’innocuité pour l’homme.

On a préconisé comme procédé de diagnostic l’action agglutinante de la sérosité extraite des muscles suspects (myo-agglutination) vis-à-vis des microbes les plus souvent incriminés dans les infections alimentaires. Cette méthode ingénieuse n'a pas encore reçu la consécration de la pratique.

En raison des difficultés de la recherche et de la détermination, l’analyse bactériologique des viandes est encore confinée à quelques laboratoires spécialisés, les règles d’une inspection rigoureuse et pratique restent à déterminer.

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