‹ Précis de microbiologie des maladies infectieuses des animauxChapitre 125 sur 274 · RAPPORTS AVEC LE B. DE KOCH · texte numérisé non relu

RAPPORTS AVEC LE B. DE KOCH

6° Inoculation. — L'inoculation sous-cutanée donne peu de résultats, de même que l'inoculation intra-péritonéale de cultures pures. Mélangées à du beurre stérile et injectées dans le péritone du cobaye, ces cultures donnent une péritonite inflammatoire à fausses membranes très volumineuses, souvent avec granulations tuberculiformes. Les lésions obtenues n’ont que peu ou point de retentissement sur les ganglions, elles ne sont pas inoculables en séries.

Par inoculations sous-cutanées répétées à un chien , P. Courmont et Descos ont obtenu des nodules pulmonaires tuberculiformes avec une petite caverne ( bacille du beurre de Binot).

Par voie vasculaire ou rénale, Schultze, Lubarscf, ont obtenu des formes rayonnées actinomycosigènes et des nodules présentant histologiquement des cellules géantes typiques.

Rodet et Galavielle (1905) ont inoculé le Timothée-bacille au cobaye, au lapin, aux bovidés, dans le sang, sous la peau, dans le péritoine. Ce bacille s’est montré très pathogène, surtout par voie intraveineuse, avec formations tuberculeuses sans cellules géantes et pouvant se cicatriser (guérison spontanée). Le bacille ne s’était pas transformé par ces passages.

7° Rapports avec le B. de Koch. — Les rapports avec le B. de Koch ont été étudiés par Moeller, Paul Courmont, Potet, Abbot. Les différences sont grandes si on compare un B. de Koch typique, virulent à cultures classiques ; dans ce cas il ne reste que l’acido-résistance comme caractère commun. Mais si on compare aux cultures homogènes de B. de Koch , il n’y a presque plus de caractère décisif de différenciation (Paul Courmont), même au point de vue virulence (puisque les acidorésistants peuvent donner des tubercules vrais et les B. de Koch homogènes n’être plus tuberculigènes). Potet les appelle paratuberculibaçilles. S’agit-il de formes saprophytes de B. de Koch? P. Courmont ne trouve aucun argument décisif contre cette hypothèse.

L'idée de tout rapprochement phylogénique entre certains acido-résistants et le bacille de Koch est combattue par Bourel. Quelques essais tentés pour donner aux acido-résistants sapro-

AUTRES BACILLES ACIDO-RÉSISTANTS

phytes des aptitudes pathogènes n'ont pas réussi (L. Panis set).

8° Toxines. — Irimescu aurait obtenu avec des bacilles du beurre et avec le Timothée, des « paratuberculines » donnant aux hommes ou animaux tuberculeux une réaction thermique comme celle de la tuberculine. Les animaux, inoculés avec des acido-résistants paratuberculeux, réagiraient à la tuberculine de Koch comme des animaux tuberculeux. Weber et Bofinger ont obtenu des résultats analogues. Borrel et ses élèves n’ont jamais réussi, même avec des quantités considérables de corps bacillaires acido-résistants, à reproduire les manifestations de l’intoxication tuberculinique.

9° Vaccination. — Pour Môller (1904) l’inoculation des bacilles acido-résistants, surtout du Timothé -bacille et du Grasbacille Il (voir page 542 les résultats avec le bacille de V orvet ) vaccine contre les bacilles humains. F. Klemperer a confirmé.

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