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SIÈGE DU VIRUS RABIQUE DANS L’ORGANISME

On comprend les conséquences, au point de vue du nombre des personnes devenant rabiques après morsures virulentes. L'inoculation sous-cutanée de salive rabique [artificielle ou par morsure ) donne, chez l’animal ou chez V homme 1 /L environ de résultats positifs. La proportion serait plus grande (60 p. 100) avec du virus des centres nerveux.

5° Affaiblissement de la virulence. — On a vu que le

virus fixe est un virus exalté par des passages à travers les mammifères. Pasteur a montré que les passages par le singe atténuaient au contraire la virulence.

La lymphe de grenouille atténue le virus rabique (Babès).

L'atténuation est très nette par passage chez les oiseaux. Il est exceptionnel de pouvoir transmettre la maladie en série à d’autres oiseaux. Les passages ne sont possibles que chez les poussins et les canetons (Marie). Le virus aviaire a perdu sa virulence pour les lapins et les cobayes, les animaux inoculés ne prennent pas la maladie ou contractent la rage après une longue période d'incubation (L5 à 20 jours).

| 2. — Siège du virus rabique dans l’organisme

P'asteur a montré que le virus rabique siégeait dans la totalité des centres neréeux. Pour Nitsch, la virulence serait variable suivant les régions. C’est seulement lorsque les symptômes bulbaires ont éclaté, que la virulence s’étend à toutes les parties des centres nerveux.

Les nerfs sont souvent, mais non toujours, virulents.

Le liquide céphalo-rachidien n’est pas virulent (Lesieur).

La salive est virulente ; c’est par elle que se propage la rage. Chez le chien, la salive est virulente trois jours (N ogard et lioux) , et même huit jours avant V apparition des premiers symptômes (Nicolas, 1906). Cette notion est pratiquement très importante. Les très rares chiens qui guérissent gardent la salive virulente plusieurs jours après la guérison (Kemlinger). Chez le lapin, injecté sous la dure-mère, la salive est virulente dès le sixième jour, au moment de l’apparition des premiers symptômes.

LA RAGE

Les glandes salivaires sont virulentes comme la salive, d’après Bardach. Par contre, Bertarelli et Volpino le nient. Remlinger échoue aussi avec des glandes salivaires humaines. En réalité, les résultats, parfois positifs, sont inconstants, surtout chez l'homme. La virulence du 'pancréas a été mise en évidence.

L'humeur aqueuse est virulente une fois sur deux (J. Courmont et Nicolas).

Le sang est parfois virulent (A. Marie).

Le lait est rarement virulent.

Le virus rabique peut exceptionnellement traverser le placenta.

Les autres organes, humeurs, ne sont pas virulents.

En somme, sauf pour les centres nerveux et la salive, les résultats sont inconstants.

§ 3. — Lésions rabiques

Elles sont très importantes, en raison de l’aide qu’elles peuvent apporter au diagnostic.

1 0 Lésions nerveuses. — A . Sauf de l'hyperémie et quelques hémorragies, les lésions macroscopiques sont milles. 11 ne faut attacher aucune importance aux foyers de névrite signalés par Schaffer et Gamaleia.

B. Les lésions microscopiques sont plus intéressantes.

a. Schaffer (1889) étudie X homme et le lapin. 11 trouve des lésions médullaires dans les grandes cellules motrices correspondant au nerf inoculé [encèphalomy élite parenchymateuse) . Les lésions sont banales, indiquent seulement que la cellule a été atteinte dans sa vitalité.

Babès (4892) décrit des nodules rabiques qui seraient, pour lui, caractéristiques. Ils existent dans la substance grise médullaire et notamment dans les noyaux moteurs bulbaires.

Golgi (1894) étudie le lapin et signale des lésions dans les ganglions intervertébraux (altérations du noyau, de la forme et de la structure des cellules nerveuses).

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