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LÉSIONS

Nagy (1897) applique la méthode de Nissl à l’étude des centres nerveux du lapin et décrit des lésions de la chromatine.

Toutes ces lésions n’ont rien de spécifique.

En 1900, van Gehuchten et Nelis annoncent la découverte chez l’homme et les animaux rabiques des lésions ganglionnaires caractéristiques. Le ganglion noueux du vague serait le h a b c d

Fig. 320.

Situation du ganglion pléxiforme du pneumogastrique chez le chien.

a, ganglion cervical supérieur du sympathique. — 6, sympathique cervical avant sa réunion au pneumogastrique. — c, cordon vaguo-sympathique. — d, aile de l’atlas recouverte par le muscle grand oblique de la tète. — e, ganglion plexiforme. — f, pneumogastrique. — g , grand hypoglosse. — h, spinal. — i , parotide.

plus atteint chez le chien et le lapin. Normalement, les ganglions sont constitués microscopiquement par un tissu de soutien qui limite des capsules renfermant chacune une cellule nerveuse. Chez l’animal rabique, il se fait une prolifération active des cellules endothéliales de la capsule.

Ces lésions sont constantes ; on observe seulement quelques variations dans leur intensité, suivant les ganglions considérés et l’espèce animale dont ils proviennent. La lésion existe aussi

LA RAGE

bien chez les animaux tués avec le virus fixe que dans la rage des rues (Vallée, Manouélian).

Les ganglions cérébraux sont toujours plus atteints que les ganglions spinaux. De tous les ganglions cérébraux, c’est le ganglion noueux du nerf pneumogastrique, le ganglion plexiforme, qui est le plus modifié par l’infection rabique et c’est à

Ganglion plexiforme d’un chien sain.

(Obj. 8, ocul. 2, Zeiss.)

lui qu’il faut s’adresser pour la recherche de la lésion. Le ganglion de Gasser serait plus facile à prélever, surtout lorsqu’on procède en même temps à l’extraction du cerveau (Frothingham).

Les recherches de van Gehüchten et Nélis ont été confirmées par les travaux de Hébrant, de Vallée et Cuillé; puis par C. França, Daddi ; plus récemment par Rabieaux, Moore et Way, Belitzer, par Kryjanowsky, qui trouve des altérations des ganglions nerveux du cœur chez le lapin et le chien. La

LESIONS

lésion fait défaut chez les animaux sains ou ayant succombé à diverses maladies (Vallée, Stazzi, Rabieaüx).

Pourtant, des observations contradictoires sont rapportées qui compliquent le diagnostic. Bohl, dans diverses maladies infectieuses ; Mac Carthy et Ravenel dans la méningite cérébro-spinale épizootique, décrivent la lésion ganglionnaire.

Fig. 322.

Ganglion plexiforme d’un chien ayant succombé à la rage.

(Obj. 8, ocul. 2, Zeiss.).

La méthode de van Gehuchten et Nélis n’est pas applicable aux animaux sacrifiés prématurément après avoir mordu : la lésion ganglionnaire n’est pas constituée chez le chien, dès le début de la rage, alors que la salive est déjà virulente.

Chez les vieux chiens, les ganglions nerveux présentent des lésions de neuronophagie, identiques à celles observées dans la rage. Le ganglion sénile fournit une image identique à celle du ganglion rabique. (Manouélian, Vallée).

Negri (1903) découvre dans la corne d’Ammon du cerveau

LA RAGE

de chiens rabiques, des corps particuliers, de dimensions variables (1 à 27 p), le plus souvent intracellulaires, arrondis ou ovales (fig. 323, 324 et 323). La structure du « parasite » est vacuolaire.

Fig. 323.

Corpuscules de Negri, à l’état frais (d’après Negri).

La découverte de Negri fut bientôt confirmée ; ces corpuscules existent (presque exclusivement dans la corne d/Ammon) chez tous les animaux et chez l’homme rabiques ; ils n’existent pas chez des non rabiques.

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