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CHAPITRE XLItl

TEIGNES

Nous réunirons sous cette dénomination très générale toutes les dermatomycoses des animaux déterminées par des champignons de la famille des Gymnoascées.

1° Classification. — Les Gymnoascées sont des Ascomycètes qui à côté de leur forme ascoporée ont des formes conidiennes bien caractéristiques. La forme ascoporée ne s’observe que chez les genres saprophytes et chez le genre Eidarnella ( E . spinosa . du chien, Matruchot et Dassonville). Les autres genres parasites ( Trichophyton , Achorion, Microsporum, Lophophyton ) ne présentent que des formes imparfaites.

Trichophyton. . T. mentagrophytes var. asie- ) Cheval, bœuf

(T. endothrix, I ro'ides ) chien.

ectothrix, en- j T. mentagrophytes var. granu- \

do ectothrix) . I losum / Cliev 1

[Les spores my- 1 T. equinum i ie\a .

céliennes sont 7 T. verrucosum var. equi .... J

disposées en \ T. verrucosum var. asini .... Ane.

chaînettes à la I T. verrucosum var. vituli. . . . Veau.

surface du poil [ T. ochraceum \

ou des squames f ? • album f Bovidés.

ou dans l’inté- T. discoïdes '

rieur du poil]. \ T. caninum Chien.

Achorion. . . .

A. Schonleini .

A. gypseum .

Chat, lapin, rat, souris.

Cheval.

TEIGNES

Microsporum . . f <

[Les spores my- j

céliennes en- L M. equinum Cheval.

gainent, sons \

forme de cui- I M. caninum Chien.

rasse, la par- J

tie intrafotli- l M. felineum Chat.

culaire du poil] ..... \

Eidamella ... E. spinosa Chien.

Lophophylon . . L. yallinœ Poule.

Oospora .... O. canina Chien.

§ 1. — TECHNIQUE GÉNÉRALE lù Prélèvement. — Les poils ou squames sont prélevés avec

Fig. 364.

Poil envahi par un Trichophyton endo-ectothrix (Boom).

une [pince ou par raclage avec une lame. Le matériel ainsi recueilli peut servir pendant longtemps pour le diagnostic ou pour obtenir des cultures.

TECHNIQUE GÉNÉRALE

2° Examen microscopique. — Se pratique sans coloration, extemporanément. Les poils ou squames sont placés entre lame et lamelle dans la potasse à 40 p. 100, on chauffe très légèrement sans atteindre l’ébullition. Cette préparation permet de voir les spores en place, de reconnaître l'habitat du parasite. Une seconde préparation chauffée, au contraire, jusqu’à ébullition commençante met le parasite en liberté.

Fig. 365.

Trichophyton tonsurans (homme) (Sabouraüd).

Les forts grossissements, même l’immersion, sont souvent Indispensables pour l’examen ; il est toujours utile de diaphragmer fortement.

A la méthode de Sabouraud, on peut substituer avec avantage le procédé préconisé par Langeron qui, consiste à éclaircir la préparation au chloral lacto-phénol 1 simple (salicylé lorsque les

Hydrate de choral crist 2 p.

Phénol crist. 1 —

Acide lactique pur 1 —

TEIGNES

poils sont très opaques). On chauffe légèrement. La préparation peut être conservée simplement en lutant la lamelle, mieux en remplaçant l’édlaircissant par du chloralphénol, puis par du baume.

2° Coloration. — Dégraisser au chloroforme, action du formol à l’ébullition 2 à 3 minutes, eau distillée, coloration aubleu de Sahli L

Culture sur agar au moût de bière Culture sur agar-peptone-glucose

au 15e jour (Sabouraud). au 15e jour (Sabouraud).

Fig. 366.

Microsporum Audouini.

3° Cultures. — Le poil est recueilli sur une lame flambée. La partie parasitée est détachée avec un fin scalpel stérile et divisée en le plus grand nombre de parcelles possibles. Cette fragmentation est indispensable pour obtenir des cultures (Sabouraud).

Chaque fragment est porté sur le milieu nutritif. 11 y a souvent avantage à répartir celui-ci dans des matras coniques où; les colonies peuvent se développer d’une façon régulière.

Les récipients (tubes ou matras) ne sont pas capuchonnés, la culture se fait à la température du laboratoire ou à l’étuve à 25°.

Solution aq. saturée de bleu de méthylène 3> vol.

Solution aq. saturée de borate de sodium à 5 p. 100 .... 2 — Eau distillée 5 —

ÉTUDE SPÉCIALE

Les milieux ordinairement utilisés ne conviennent pas. On peut utiliser la porhme de terre ou mieux la carotte. Les milieux de choix sont ceux qui ont été préconisés par Sabouraud (: milieu d'épreuve de Sabouraud1). Gélose peptonisée à 1 p. 100 et glucosée à 4 p. 100 ; gélose peptonisée à 1 p. lüO et maltosée à 4 p. 100.

Pour conserver les cultures sans voir les caractères du champignon se modifier il faut repiquer en milieu de conservation2.

Pour observer le développement on prélève une parcelle delà culture que l’on traite par l'alcool ammoniacal pour la débarrasser des matières grasses et on examine dans le lactophénol3. Après dissociation laver, désydrater, monter au Baumé (Sabouraud) .

Pour les coupes, les tissus doivent être fixés par le liquide de Bodin modifié4. Après ce fixateur on peut utiliser tous les colorants, on aura recours de préférence à la méthode suivante : surcoloration au bleu de toluidine à 2 p. 100, décoloration par l’alcool à 95°, coloration du fond parféosineou l’aurantia, essence de girofle, xvlol, baume.

| II. — ÉTUDE SPÉCIALE

A) — Trichophyton mentagrophytes

VAR. GRANULOSUM

lû Aspect du poil parasité. — La partie radiculaire est entourée de courtes chaînes mycéliennes, les spores forment une

1 Voir sa composition et sa préparation page 996.

Eau de source 1 000 centimètres cubes.

Gélose 18 grammes.

Peptone granulée de Ghassaing 30 —

3 Phénol . . .

Acide lactique Glycérine . . .

Eau

40 grammes .

Formol à 40 p. 100 . . . .

Acide acétique crist. . . .

Eau dist

Acide picrique à saturation.

30 centimètres cubes.

TEIGNES

gaine incomplète au poil, l'intérieur de celui-ci ne renferme pas

Trickophyton mentagrophytes. Grossi 341) fois (Sa.boura.ud). A, poil. — B, gaine.

de filament mycélien. Les spores sont de petites dimensions (3 à 4 p).

Tr. mentagrophytes vor. granulosum est un Tr. ectothrix microides (Sabouraud) .

2° Cultures. — Disque blanc jaunâtre avec une saillie ou un creux central. Sur Pomme de terre : traînée plâtreuse blanche.

L’examen microscopique de la culture montre des filaments mycéliens cloisonnés, intercalaires, des chlamydospores latérales ou des filaments enroulés en spirale.

Fig. 368.

Trichophyton tonsurans.

Culture suragar-peptone maltose (Sabouraud).

ÉTUDE SPÉCIALE

3° Action pathogène naturelle. — L’un des agents les plus communs de la teigne trichophytique du cheval. Les surfaces malades siègent de préférence au niveau des creux antérieurs ou sur la pointe des épaules, sur l’encolure, la gorge, dans le creux des flancs, la croupe, les côtes, le pli du grasset et même la tête, suivant l'ordre décroissant d'importance, très rarement à l'emplacement de la selle, sauf en cas de généralisation et, pour ainsi dire, jamais au-dessous des coudes et des grassets (Pécus et Sabouraud).

Les plaques isolées se traduisent tout d’abord par l’existence de petites surélévations planes. Quelques jours plus tard, ces plaques deviennent visibles; les poils de ces régions sont fortement et irrégulièrement couchés. A cet état, les poils sont très facilement caducs : le.moindre effort de traction ou le plus léger frottement exercé à la surface d’une plaque détache d’un seul bloc tous les poils attaqués, lesquels restent maintenus à leur base par une croûte squameuse. La plaque enlevée, les couches profondes de l’épiderme apparaissent entièrement glabres ; la suface en est humide et de nuance rosâtre ou gris clair. Bientôt après, la plaque se dessèche, devient purpuracée ou farineuse et prend une teinte plus foncée, gris ardoise. La lésion s’étend de proche en proche par la chute des poils périphériques, mais ne dépasse pas 3 centimètres de diamètre (Matruchot et Dassonville) .

La maladie est transmissible à l’homme.

4° Action pathogène expérimentale. — Inoculable au cobaye.

B) — Trichophyton mentagrophytes

VAR. ASTEROÏDES

1° Aspect du poil parasité. — Le poil est entouré d’un manchon de spores mycéliennes [Tr. ectothrix microïdes, Sabouraud), l’intérieur du poil contient quelques filaments mycéliens.

2° Cultures. — L’aspect rayonné est surtout caractéristique

TEIGNES

sur gélose glucosèe. Les cultures sont poudreuses, blanches, quelquefois rougeâtres.

L'examen microscopique montre les formes typiques du Trichophyton.

3° Action pathogène naturelle. — A. Cheval. Un des agents de la teigne trichophytique. Trouvé par Sabouraud dans un placard circiné, d'aspect furonculeux qui occupait la face externe de l’aile du nez.

B. Boeuf. — Un des agents de la teigne Irichophy tique (voir la description de la maladie à propos des Trichophyton favif ormes qui en sont les agents les plus communs).

C. Chien. — Un des agents de la teigne trichophytique (voir la description de la maladie à propos de Trichophyton caninum plus souvent incriminé).

La transmission peut se réaliser entre les animaux de ces diverses espèces, ainsi qu’à la chèvre, au porc.

Trichophyton equinum. Grossi 340 fois (Sabouraud).

ÉTUDE SPÉCIALE

Le parasite est transmissible à l'homme.

4° Action pathogène expérimentale. — inoculable au cobaye.

C) — Trichophyton equinum

1° Aspect du poil parasité. — Le poil est envahi intérieurement et à sa partie inférieure par des spores ovales ( Tr . ectothrix mégasporc, Sabouraud) .

2° Cultures. — Développement de couleur blanchâtre, la culture n’est ni pulvérulente, ni radiée. Sur Pomme de terre : traînée humide jaune d’ocre.

L’examen microscopique ne montre pas de clilamydospores fuselées, les grappes de conidies sont peu nombreuses.

3° Action pathogène naturelle. — Un des agents de la teigne trichopbytique du cheval. La maladie se manifeste surtout sur le rein, le dos, les épaules et la croupe et ses caractères de confluence présentent un cachet spécial (Matruchot et Dassonville) .

La transmission à l'homme est possible.

4° Action pathogène expérimentale. — Inoculable au cheval, au lapin et au cobaye.

D) — Trichophyton canin um

1° Aspect du poil parasité. — Le parasite est situé dans le follicule à la surface du poil [Tr. ectothrix), il est constitué de filaments mycéliens enchevêtrés, continus ou dissociés et de chaînettes de spores ovoïdes ou sphériques.

2° Cultures. — Culture blanc de neige, floconneuse sur gélose glucosée, de coloration jaune orangé ou jaune d’or sur gélose simple et sur pomme de terre.

TEIGNES

L 'examen microscopique montre des chlamydospores latérales ou intercalaires et des filaments tortillés en spirale.

3° Action pathogène naturelle. — Agent le plus commun de la teigne trichophytique du chien. La maladie se traduit par des plaques régulièrement arrondies, de coloration gris sale, siégeant au voisinage des yeux et des lèvres et aux membres.

4° Action pathogène expérimentale. — Inoculable au chien et au cobaye.

E) — Trichophyton FAVIFORME^

On réunit sous cette dénomination des Trichophyton dont les cultures difficiles à réaliser, se présentent sous un aspect ressemblant plus ou moins étroitement aux cultures du favus de l'homme [Achorion Schônleini).

Les Teignes provoquées par les Tr. faviformes ont été surtout rencontrées chez l'homme, mais elles existent aussi chez le cheval, l’âne, le chien, le veau. Leur aire de dispersion est relativement grande puisque, à ce jour, elle comprend déjà l'Angleterre, la France, l’Italie et l’Europe centrale.

Ces trichophyton ont un grand nombre de caractères communs ce qui permet de faire une étude générale avant de décrire les diverses espèces.

1° Aspect du poil parasité. — Les Tr. faviformes sont des Tr. ectothrix mégaspores.

Le mycélium est surtout visible sur i’épidermicute où il dessine des rubans de teinte brunâtre ; ces rubans poussent de l’ostium folliculaire vers le bulbe du poil. Les chapelets de spores sont disposés autour du poil en couche plus ou moins dense. Sur les poils fortement parasités, ces spores sont très nombreuses et, dans ce cas, leur réunion en chapelet n’est plus distincte ; assez régulièrement sphériques, elles paraissent disposées comme des billes dans un sac (Gazalboü).

Ces Trichophyton sont de tous les plus visibles.

ÉTUDE SPÉCIALE

2° Cultures. — Sur les milieux d’épreuve de Sabouraud, les cultures des Trichophyton faviformes sont très lentes.

Les cultures faviformes normales se présentent sous des aspects variés. Souvent saillantes au-dessus du milieu et creuses à leur intérieur, elles peuvent ainsi pousser dans l’épaisseur de la gelose. Généralemenî jaunâtres sur pcptone glucoséq, elles sont plus foncées sur peptone maltosée ; elles sont d’habitude vermicellées. Le pourtour s'auréole, sur une partie plus ou moins complète, d’un duvet rayonné blanc, couché à la surface et quelquefois la périphérie se continue dans la gélose par une zone irrégulière, glabre et jaunâtre, visible seulement sur la culture isolée (Cazalbou).

examen microscopique montre un mycélium allongé, plus ou moins ramifié et des chlamydospores, nombreuses, terminales ou intercalaires.

3° Action pathogène naturelle. — A. Bovidés. — Les Tr. faviformes sont surtout parasites des bovidés. On a décrit les espèces et les variétés suivantes : Tr. vcrrucosum var. vituli , Tr. ochraceum, Tr. album, Tr. discoïdes. Ce sont les agents les plus communs des trichophyties du bœuf et du veau,

La plaque teigneuse se signale d’abord par un épaississement dermo-épidermique toujours sensible au toucher, qui s’accompagne d'un hérissement pilaire au niveau de la surface parasitée.

Cet épaississement initial, est bientôt suivi d une formation active de productions épidermiques, agglutinées par une exsu dation abondante, aboutissant facilement à la formation purulente. Les Tricliophyton bovins sont généralement pyogènes. Ensuite, les lésions s’arrêtent et se dessèchent peu à peu ; la croûte assez épaisse, finit par se détacher, laissant le derme à nu; après quoi, l’épiderme et le poil se reforment.

Quand on récolte des croûtes arrivées à maturité, c'est-à-dire sur le point de se détacher spontanément, on remarque qu’elles présentent souvent une coloration rappelant celle de la poudre de cacao ; mais elles peuvent aussi être de ton grisâtre.

La symptomatologie différentielle des Teignes bovines ne

TEIGNES

pourra évidemment être établie qu’après étude clinique, accompagnée de la détermination parasitaire des espèces rencontrées .

B. Cheval. — Il s'agit de Tr. verrucosum var. equi. Détermine une dermatite qui évolue sous forme de plaques de 5 à ô centim.. facilement confluentes et dessinant alors des surfaces à contours serpigineux ; dans les régions atteintes, des croûtes sèches sont observées (Bodin).

C. Ane. — Tr. verrucosum var. asini. Teigne de l’encolure et des oreilles : placards glabres, irréguliers, de surface sèche, avec d’épaisses squames grisâtres, sans suppuration sous-jacente ni poils brisés (Bodin) .

La transmission est possible entre ces diverses espèces.

La transmission à l'homme est souvent observée.

4 Action pathogène expérimentale. — Inoculable au cobaye par implantation de poil parasité, l'inoculation delà culture ne donne pas de résultat (Cazalbou).

F) — Achorion schônleini

1° Aspect du poil parasité. — Le poil est rempli de tubes mycéliens rectilignes, cloisonnés, divisés par dichotomie, ne renfermant pas de spores. On peut trouver également des filaments mycéliens flexueux, formant des touffes, sporulés par places. Le mycélium se développe autour du poil pour former le godet favique de coloration jaune soufre, de consistance argileuse.

2° Cultures. — Ensemencé en milieux d'épreuve Sabouraud. le parasite, au lieu de donner quelques jours après une culture duveteuse, comme cela se constate avec la plupart des Dermatophy tes, se présente au bout de quelque temps, sous forme d’une masse blanc-jaunâtre, de la même couleur que la cire vierge. De plus, la culture, qui constitue d’abord une calotte irrégulière, se plisse et se circonvolutionne dans sa surface ; elle ressemble alors à une éponge qui aurait été déposée sur le milieu ou encore au champignon comestible nommé morille (Sabouraud).

ÉTUDE SPÉCIALE

Les cultures ne renferment que des éléments mycéliens sans aucun élément de reproduction.

3° Action pathogène naturelle. — A. Chat. — Détermine le favus ou teigne faveuse, affection caractérisée par la présence des godets faviques de coloration jaune soufre, apparaissant généralement à la base des griffes, mais capables d’atteindre les différentes régions du corps.

B. Lapin. — La maladie se traduit généralement par les mêmes signes que chez le chat. Elle peut revêtir la forme de favus lycoperdoïde, se traduisant par des élevures circulaires, légèrement globuleuses, contenant une poussière blanchâtre formée exclusivement de spores.

La transmission à l’homme peut être facilement réalisée puisqu'il s’agit du même parasite que celui qui est la cause du favus de l’homme.

4Ü Action pathogène expérimentale. — Inoculable au cobaye , au lapin, à la souris, à la poule.

Achorion gypscum, parasite du cheval. Agent d’une affèction obseryée sur un poulain, se traduisant par des plaques dépilées, arrondies, sèches et squameuses.

G) MlCROSPORUM ÉQUINUM

1 Aspect du poil parasité. — L'examen à l’œil nu ou à la loupe montre les poils comme des tronçons portant à leur base un étui grisâtre qui les engaine sur une certaine hauteur. U examen microscopique montre la gaine sporulaire qui entoure le poil, formée de spores serrées les unes contre les autres. En faisant varier la vis micrométrique on se rend compte que les spores n’exislent pas à l’intérieur du poil, - on n’y trouve que des filaments mycéliens, mais difficiles à mettre en évidence en raison de la cuirasse sporulaire qui protège le poil.

2° Cultures. — Sur les milieux de Sabouraud (glucosé ou maltosé) les cultures offrent après plusieurs semaines l’aspect

TEIGNES

d’un gâteau légèrement surélevé au-dessus du milieu, de cou-

Fig. 370.

Microsporum Autlouini (Bodin).

A. mise au point sur le poil. — B. mise au point sur la gaine.

leur gris-jaunâtre et d’apparence cartonneuse. Ces cultures sont glabres ou ne présentent qu’un fin duvet.

Sur moût de bière la couleur du champignon tire sur le rouge, elle est franchement ocre rouge si le milieu renferme 3, 4, 5 grammes de maltose. Cette coloration est des plus caractéristiques (Bodin).

Fja 37i. L 'examen microscopique

Microsporum lanosum. permet de constater l’ab-

(D'après Bunch, Verdun). sence de formes supérieures

.de fructification. L’existence d'un appareil végétatif constitué par des hyphes septées avec des renflements piriformes, et d’une fructification coni-

ETUDE SPECIALE

dienne, soit par des petites conidies sessiles (type Acladium ), soit par de grosses conidies en forme de fuseaux pluriseptés (type Endoconidium ) .

3° Action pathogène naturelle. — Agent de la microsporie ou teigne microsporique du cheval. Le dos et les reins ne sont pas plus fréquemment atteints que les autres régions et la confluence des altérations paraît rare. Les plaques sont unies et glabres, les poils cassés au ras de la peau.

Le parasite a été trouvé chez le mulet et chez le chien.

La transmission à l’homme a été observée.

4° Action pathogène expérimentale. — Inoculable au cobaije.

H) — Microsporum caninum

Microsporum caninum , détermine la microsporie ou teigne microsporique du chien. L'affection est caractérisée au début par le hérissement des poils au niveau des plaques qui apparaissent à la tête et s'étendent ultérieurement aux autres régions du corps. Les poils malades tombent bientôt avec la croûte qui s’est formée à leur base, la peau est épaissie et douloureuse. L'affection peut se compliquer de folliculite (Sabou- RAUD, SUIS, SUFFRAN).

Le Microsporum caninum est transmissible à l’homme.

Microsporum felineum, agent de la microsporie du chat.

I) ' — Eidamella spinosa

Parasite du chien, remarquable surtout par ses caractères mycologiques. Il est capable de se reproduire par asques qui apparaissent dans les périt hèces du mycélium, la reproduction peut s’effectuer aussi par chlamydospores.

J) — • Lophophyton gallinoe

1° Aspect des squames. — Les squames de la crête de la poule montrent : 1° des filaments mycéliens tortueux, à contours

TEIGNES

irréguliers, de 2 à 5 a de largeur à paroi mince, à segments inégaux ; 2° des fragments mycéliens droits, courts, constitués par 3 ou 4 cellules à membrane épaisse et à protoplasma réfringent. On ne rencontre pas de spores (Matruchot et Dassonville).

2° Cultures. — Développement abondant et rapide, blanc de neige, d’aspect tomenteux. A 30° la culture devient rose et le milieu prend une teinte rouge groseille (Matruchot et Dassonville) ,

L'examen microscopique montre un mycélium irrégulier et des chlamydospores intercalaires.

3° Action pathogène naturelle. — Parasite de la poule, et quelquefois du dindon, agent de la teigne de la poule (favus, crête blanche). La maladie débute au niveau de la crête, des barbillons et des oreillons par des taches blanches qui se recouvrent d’une croûte épaisse, sèche, squameuse. L’affection peut gagner les régions emplumées, notamment le croupion : les plumes sèchent et tombent. Les poules malades répandent une odeur de moisi.

La transmission à l'homme est possible.

4° Action pathogène expérimentale. — Inoculable à la

poule , au lapin , à la souris.

K) — OoSPORA CANIN A

Se présente dans les lésions en longues chaînes irrégulières d’éléments arrondis ou ovalaires. S’observe chez le clnen. où il détermine le favus qui peut être dù aussi à Ac horion Schonleini.

La transmission à l’homme est possible.

Introduction a l’étude de la microbiologie 1

§ 1. Le laboratoire de bactériologie 3

§ 2. L’espèce microbienne 7

§ 3. Des principales causes d’erreur dans l’interprétation des résultats obtenus en recherchant un microbe dans un organisme infecté 14

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