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CULTURES DANS LE VIDE

à vide ordinaires. On compléterait le vide pneumatique obtenu par l’addition d’un vase contenant un milieu avide d’oxygène, l’acide pyrogallique par exemple.

Le grand inconvénient de ce dispositif tient dans la difficulté de transporter la cloche dans l’étuve et de trouver une substance d’ajutage qui maintienne la fermeture hermétique des joints à -f- 37°.

On peut utiliser l'étuve à vide de Wiesnegg, représentée page 183, figure 99.

Aussi préfère-t-on faire directement le vide dans les récipients eux-mêmes. Les récipients, destinés aux cultures qui pousseront dans le vide, doivent remplir une condition essentielle : ils auront des parois suffisamment épaisses et des ajutages assez parfaits pour pouvoir tenir le vide sans se briser.

a. Récipients à cultures anaérobies liquides. — On se servait autrefois du tube Pasteur simple ou double. On peut utiliser la 'pipette à boule* 1 (fig. 91) munie de plusieurs rétrécissements séparant deux ou trois bouchons de ouate. Ce petit appareil peut servir autant de fois qu’il possède de rétrécissements et de tampons ; il est très commode. La forme courbée de sa pointe effilée a cependant l’inconvénient de le rendre encombrant dans une étuve et par conséquent fragile. Il est bon d'avoir dans la chambre étuve une petite caisse dans laquelle sont placées (la pointe effilée en bas, pour

que la culture ne touche pas le coton) toutes

— - -- les pipettes à

boules.

Fig. 91.

Pipette à boule pour la culture des anaérobies en bouillon.

une pipette à

1 II faut nécessairement introduire les tampons de ouate successivement avant de faire les rétrécissements suivants. C’est donc le fabricant de pipettes qui doit placer le coton.

CULTURE DES ANAÉROBIES

boule (préalablement stérilisée), il faut d’abord ensemencer le liquide nutritif dans un petit ballon ordinaire comme s’il s’agissait d’une culture aérobie. On casse alors avec une pince l’extrémité du tube effilé, on flambe avec soin la surface extérieure de ce dernier sur une hauteur de plusieurs centimètres, on attend quelques secondes le refroidissement, et on plonge le tube ouvert dans le petit ballon de bouillon ensemencé. On aspire jusqu’à ce que le liquide ait rempli les deux tiers de la boule ; on applique alors le doigt sur l’orifice supérieur, on retire l’appareil, on l’incline, la pointe dirigée vers le haut, de façon à ce que l’extrémité du tube soit privée de liquide, et on ferme de nouveau à la lampe la pointe du tube effilé. On adapte alors le tube supérieur au tube de caoutchouc de la machine pneumatique ou de la trompe, et on applique sur cet ajutage une ligature bien serrée au moyen d’une petite lanière coupée dans une bande plate de caoutchouc. Un peu de vaseline facilitera l’entrée du tube de verre dans le tube de caoutchouc, lorsque les parois de ce dernier seront trop rigides. 11 va sans dire que l’orifice supérieur de la pipette à boule doit avoir des bords plutôt rentrants qu’évasés ; un léger rétrécissement facilite la ligature.

L’appareil ainsi mis en place, on fait le vide. Bientôt (s’il n’y a pas de fissures dans l’ajutage), de nombreuses bulles d’air se détachent des parois du tube et viennent éclater à la surface du bouillon. Le liquide nutritif se purge donc d’air, par cette méthode, sans qu’on ait besoin d’avoir recours à l’ébullition à + 100°. On peut activer l’opération en chauffant très légèrement le liquide ; il suffit pour cela de serrer la boule dans la main ; les bulles d’air se précipitent avec rapidité ; ce petit artifice est souvent indispensable pour dilater et chasser la bulle d’air qui se trouve presque toujours à l’extrémité effilée de la pipette à boule , le liquide prend sa place et choque le fond du tube avec un bruit perceptible qui indique le vide. Lorsque celui-ci est aussi parfait que peut le fournir l’appareil employé, on scelle à la lampe le rétrécissement le plus rapproché de la machine pneumatique et la culture est prête à être mise à l’étuve. Il faut avoir soin de fermer le robinet qui commande le récipient,

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